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Benyamin Netanyhaou de retour de Washington continue à tenir un discours de Chef d’État

Hélène Keller-Lind

Le 5 septembre 2010 le Premier ministre israélien faisait un point de l’état des négociations et de leurs suites probables en adressant les remarques ci-dessous au début de la réunion hebdomadaire du cabinet. Il y mêlait à nouveau les mots paix, prononcé quinze fois, et sécurité, prononcé cinq fois, et le sort des deux peuples, israélien et palestinien. L’Égypte annonce d’ores et déjà qu’elle accueillera une seconde rencontre du Premier ministre israélien et du Président palestinien, avec cette fois la participation du Secrétaire d’État Hillary Clinton ; quinze jours après celle de Washington, selon le calendrier souhaité par Benyamin Netanyhaou. Qui reste bien conscient des difficultés à venir mais préconise une réflexion novatrice basée sur les leçons de l’histoire.

Pourtant le ministre des Affaires étrangères égyptien a déclaré, selon la presse égyptienne, ne pas accepter le principe d’une présence de l’armée israélienne dans la Vallée du Jourdain qui serait une frontière entre un État palestinien et la Jordanie. Présence que refusent également les négociateurs palestiniens qui se sont exprimés sur le sujet.

Dans un journal égyptien, Mohamed Dahlan, membre important du Fatah, qualifie pour sa part Benyamin Netanyahou «  d’escroc  » que la paix n’intéresse pas et qui la détruira.

Quant à Mahmoud Abbas, que Benyamin Netanyahou appelle dans ses remarques de son nom de guerre, ce qui n’est pas anodin puisque cela lui confère stature et légitimité, accompagné de membres du Comité central du Fatah, il se rend actuellement dans des capitales arabes pour rendre compte des conversations de Washington. Tripoli, d’abord, puis Tunis

Remarques du Premier ministre israélien du 5 septembre 2010 à Jérusalem.

"Tout d’abord, bonne et heureuse année à tous. Nous sommes ici avec des pommes et du miel, et j’espère que cela reflète également notre capacité à apporter une bonne année, bénie et – on peut le dire - douce pour le peuple juif . Certes, les missions importantes sont devant nous, avec, tout d’abord, notre capacité à aller de l’avant et mettre en œuvre un véritable processus de paix et de sécurité.

Vendredi, je suis rentré de Washington, de la première série de pourparlers de paix directes avec le président de l’Autorité palestinienne Abou Mazen. Je tiens à remercier le président américain Barack Obama, le Secrétaire d’État Hillary Clinton, le [ancien] sénateur George Mitchell et l’équipe entière de l’Administration des États-Unis, à la fois pour leur sincère hospitalité mais surtout pour le rôle important qu’ils ont joué, et jouent, pour faire avancer le processus. Je voudrais également remercier le président égyptien Moubarak et le roi de Jordanie Abdallah II, à la fois pour avoir participé à l’événement et aussi pour leur volonté constante de faire avancer le processus de paix entre nous et les Palestiniens et - je dirais - entre nous et le monde arabe tout entier. Même s’il y a des pays importants dans le monde arabe qui ne se sont pas encore alignés derrière le processus de paix, mon impression est que la volonté du Président Moubarak et du roi Abdallah d’être présents, malgré les attaques, reflète le fait qu ’il existe dans le monde arabe une bonne volonté , que c’est le moment d’essayer de parvenir à un règlement de paix entre nous et les Palestiniens et de l’étendre pour en faire un cycle plus grand de paix . À mon avis, ce sentiment tient à la fois du fait qu ’ils comprennent ce que sont les alternatives et du fait qu’ils reconnaissent qu’ils doivent tout simplement faire la paix avec Israël .

Après que pendant un an et demi, j’ai appelé à des négociations directes sans conditions préalables, j’ai eu, à Washington, la possibilité d’avoir une longue conversation privée avec Abou Mazen . J’espère très sincèrement que cette conversation et celles qui suivront nous permettront de créer un lien direct, permanent et fiable , ce qui est essentiel pour que nous puissions formuler un règlement de paix entre nos deux peuples. J’ai proposé que nous nous réunissons pour ce type de conversation privée tous les quinze jours, pour examiner les principales questions à l’ordre du jour pour un accord de paix, parce que je crois que ce qui est nécessaire actuellement pour faire avancer le processus, ce n’est pas un pléthore d’équipes, mais les décisions prises par les dirigeants . Je crois que le début des entretiens de Washington a été une étape importante vers un accord-cadre entre nous et les Palestiniens. Nous sommes conscients des difficultés . Elles sont encore devant nous, à la fois à court et à moyen terme, mais nous allons continuer nos efforts pour parvenir à un accord.

Comme je l’ai dit dans mon discours [du 14 juin 2009 ] à l’Université de Bar-Ilan, l’ancrage de la paix est la reconnaissance de l’État d’Israël comme l’État national du peuple juif, la reconnaissance de notre lien historique avec notre patrie, une fin du conflit avec nous et des revendications, et des mesures pratiques de sécurité sur le terrain conformes avec la nouvelle réalité qui a été créé ici au cours de la dernière décennie et à celle à laquelle nous devrons faire face également dans la décennie à venir. Ces procédures de sécurité feront qu’il n’y aura pas de répétition de ce qui s’est passé après que nous ayons quitté le Liban et Gaza.

J’ai clairement fait savoir à Washington, comme je l’ai dit le jour où ce gouvernement a été établi qu’ Israël est totalement attaché à la paix. Je pense que nous avons déjà prouvé que nous sommes prêts à aller loin pour parvenir à la paix. Mais cette fois, pour réussir, nous devrons examiner ce que sont les leçons à tirer de l’effort fait pendant dix-sept ans de négociations et adopter une pensée originale, pour sortir des sentiers battus en quelque sorte. Nous devrons faire preuve de créativité , et imaginer de nouveaux moyens pour résoudre des problèmes complexes. Afin de parvenir à des solutions pratiques, nous devons réfléchir à de nouvelles solutions pour de vieux problèmes. Je crois que cela est possible. Je suis disposé à parvenir à un compromis historique avec nos voisins palestiniens dès lors que celui-ci assurera les intérêts nationaux de l’État d’Israël, avec avant tout, sa sécurité . Je veux également dire mon espoir de voir le président de l’ Autorité palestinienne, Abu Mazen, continuer dans cette voie avec moi, face aux épreuves et aux défis qui nous attendent aujourd’hui même. Nous continuerons à travailler afin qu’ensemble , nous pussions atteindre cet objectif commun de paix, de sécurité et de prospérité pour les Israéliens et les Palestiniens.  »

Le Premier ministre notait ensuite que le Cabinet devait voter pour la nomination par le gouvernement du Major-Genéral. Yoav Galant au poste de prochain chef d’état-major de Tsahal. Le Premier ministre a salué l’expérience de celui-ci et a ajouté qu’il « continuerait la tradition d’excellence que l’actuel chef d’état-major de Tsahal le lieutenant-général. Gaby Ashkenazi a encouragé dans l’armée israélienne. Je tiens à les remercier tous les deux."

Il concluait ses remarques par ces mots  : «  Je souhaite au Gouvernement et au peuple d’Israël une bonne et douce, année dans la sécurité et la paix, une année de paix et sécurité.  »



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