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George Mitchell, envoyé spécial américain de retour au Proche-Orient : Israël a donné des gages

Hélène Keller-Lind

Un départ rapide

Lors de son point de presse du 22 avril, le sous-secrétaire d’Etat du Département d’État Philip Crowley reconnaît que « le départ du Sénateur Mitchell a été décidé la veille au soir...parce qu’il y a eu des indications montrant que les deux parties veulent s’engager sérieusement sur les questions qui sont sur le tapis. »

Il est à noter que le Secrétaire d’État Clinton a appelé personnellement Mahmoud Abbas pour lui demander « s’il avait le sentiment que les rencontres pourraient avoir lieu et il a répondu qu’il était prêt à rencontrer George Mitchell. » Hillary Clinton tente par ailleurs d’établir « des relations plus équilibrées avec la Syrie comme d’autres de ses voisins allant de l’Égypte à l’Arabie Saoudite. »

Benyamin Netanyahou a refusé clairement de geler les construction à Jérusalem-Est

L’un des points de désaccord entre l’Administration Obama et Israël porte sur les constructions à Jérusalem-Est, ce que rappelle un journaliste lors de ce point de presse. Or, précise-t-il, Benyamin Netanyahou vient de redire très clairement, y compris à la télévision israélienne, qu’il « n’y aurait aucun gel sur ces constructions » et l’a fait savoir à l’Administration américaine. Ce que reconnaît Philip Crowley qui ajoute que si le Sénateur Mitchell s’est déplacé c’est que, en fonction des discussions en cours, il semblait que sa visite serait fructueuse.

Quelles ont été les concessions israéliennes ?

Le sous-secrétaire d’Etat, citant Hillary Clinton lors de son récent discours devant l’AIPAC, réaffirme que « le statu quo n’est pas tenable, » ajoutant que « les Israéliens n’ont pas fait tout ce que nous aimerions les voir faire. » Il mentionne par ailleurs les questions qui sont « au cœur du processus » telles que « les logements, les réfugiés, la sécurité, Jérusalem. » Questions qui doivent être abordées dans des négociations directes. Estimant que rien de ceci ne peut faire l’objet de débats publics il ne répond pas à la question d’un journaliste sur les mesures qu’Israël serait prêt à prendre pour que les Palestiniens acceptent de négocier. A savoir, entre autres, « relâcher des prisonniers, aménager le blocus de Gaza. » Il « est important, »dit-il toutefois, « que les deux parties prennent des mesures pour établir des conditions permettant d’aborder le fondement du conflit. » Le fait que le Sénateur Mitchell soit parti si rapidement et qu’il prolonge sa visite après avoir rencontré Ehoud Barak et Benyamin Netanyahou indique que le gouvernement israélien a accepté le principe de concessions tangibles.

Les Israéliens ont été de mauvais élèves jusqu’ici

Il apparaît clairement dans la teneur de ce point de presse que la charge des concessions revient surtout à Israël. Israël qui, depuis des mois, appelle de ses vœux la reprises de négociations, même indirectes, auxquelles s’est refusé Mahmoud Abbas jusqu’ici, conforté qu’il l’est dans son intransigeance et ses exigences par le soutien que lui apportent États-Unis et Europe. Les Palestiniens ne sont mentionnés ici que lorsqu’il s’agit de savoir de quelle manière ils ont réagi aux conversations en cours ou ils ne le sont qu’en termes flous, alors que ce qui est exigé d’Israël est détaillé. Israël qui, par ailleurs, est décrit comme ayant été un mauvais élève jusque là.

George Mitchell rassure Israël

Lors d’une déclaration commune avec Benyamin Netanyahou à Jérusalem faite juste avant leur réunion du 23 avril George Mitchell répète les récentes déclaration de Barack Obama faisant état « des liens d’amitié forts et indestructibles entre nos deux nations. » Israël étant « notre partenaire important et allié stratégique primordial au Moyen-Orient. » Les « États-Unis sont engagés durablement pour la sécurité d’Israël. »

Sondage : les Américains veulent soutenir Israël

Un récent sondage d’une université américaine vient corroborer d’autres estimations similaires et montre qu’une majorité des Américains – 44% contre 33 % - « n’approuvent pas la manière dont Barack Obama gère la situation entre Israël et les Palestiniens. » 57% sur 33 % des personne sondées disent être solidaires d’Israël et 66 % contre 19 % estiment que « le Président des Etats-Unis doit soutenir fermement Israël. »



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