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Ingérence iranienne en Irak

Par Dr Nimrod Raphaeli * - MEMRI

Dans un sermon du vendredi daté du 8 avril, prononcé à l’université de Téhéran au milieu de cris scandant « Mort à l’Amérique ! Mort à Israël ! », Hashemi Rafsandjani, président du Conseil pour les intérêts supérieurs du régime , a déclaré : « La situation actuelle en Irak représente une menace aussi bien qu’une occasion (…) C’est une menace parce que la bête américaine blessée peut prendre de furieuses mesures, mais ce peut aussi être l’occasion de donner à la bête une leçon qui la dissuadera d’attaquer un autre pays. » (1)

Frontières ouvertes : une invitation à la subversion

Il est communément admis que les forces de la coalition n’ont pas été capables d’assurer un contrôle total des frontières de l’Irak avec ses voisins, notamment avec les adversaires que sont l’Iran et la Syrie. Sur les fronts irakiens Est et Sud, des agents de renseignements iraniens ainsi que des terroristes financés par l’Iran ont pu pénétrer en Irak comme bon leur semblait. Plusieurs d’entre eux se sont déguisés en pèlerins qui, pour la première fois depuis des années, avaient la possibilité de visiter librement les deux villes saintes de Nadjaf et Karbala. Pour les musulmans chiites, ces pèlerinages relèvent presque de la même importance religieuse que le pèlerinage à la Mecque.

Se trouvant en terrain ami au Sud de l’Irak, peuplé principalement de musulmans chiites, les officiers des renseignements iraniens ont eu recours à la motivation comme à la force pour agrandir le nombre de collaborateurs. Selon le quotidien irakien Al-Nahdha , la police irakienne a arrêté un grand nombre d’Iraniens se présentant comme des pèlerins mais étant en fait des agents des renseignements. Le journal estime le nombre d’agents iraniens en Irak à 14000. Ils pénètrent les forces de sécurité naissantes du pays et profitent de la libre distribution des ouvrages et écrits en tous genres. Evaluant le succès des dogmes révolutionnaires auprès des Irakiens, le reporter du journal a découvert que, pour la première fois de toute l’histoire de l’Irak, un grand nombre de policiers se laissaient pousser la barbe en signe d’identification à l’Iran révolutionnaire. Les « pèlerins » sont aussi connus pour avoir fait entrer en Irak des centaines de commandes permettant de faire détoner des explosifs à distance. (2)

Visite d’Al-Sadr en Iran

Le jeune ouléma chiite irakien révolutionnaire Moqtada Al-Sadr s’est rendu en Iran en 2004 en tant qu’invité de la Garde révolutionnaire. Au cours de sa visite, Al-Sadr a rencontré Hashemi Rafsandjani, président du Conseil pour les intérêts supérieurs du régime, ainsi que Murtadha Radhai, chef des Renseignements de la Garde révolutionnaire, et le général de brigade Qassim Suleimani, commandant de l’armée Al-Qods et responsable des affaires irakiennes, ainsi que d’autres responsables gouvernementaux et religieux. (3)

Camps d’entraînement des partisans d’Al-Sadr

Une source de l’armée Al-Qods de la Garde révolutionnaire iranienne a révélé au quotidien londonien Al-Sharq Al-Awsat des informations sur la construction de trois camps et centres d’entraînement à la frontière Iran -Irak, destinés à l’entraînement d’éléments de « l’armée de Mehdi », fondée par Moqtada Al-Sadr. La source estime qu’entre 800 et 1200 jeunes partisans d’Al-Sadr ont reçu un entraînement militaire incluant un entraînement à la guérilla, à la production de bombes et d’explosifs, à l’utilisation d’armes à main, à la reconnaissance et à l’espionnage. Ces trois camps se trouvaient à Qasr Chirine, Ilam et Hamid, au sud de l’Irak, essentiellement peuplé de musulmans chiites.

Le journal rapporte en outre que l’ambassade d’Iran à Bagdad a distribué 400 téléphones satellite à des partisans d’Al-Sadr, à des oulémas et des étudiants du district Athamiyya de Bagdad, d’Al-Sadr City et de Nadjaf, à dominance chiite.

La source iranienne, connue en Irak sous le nom d’Abou Hayder, a confirmé que les services de renseignements des Gardiens de la Révolution avaient introduit dans les villes chiites un équipement radio et télévisé, utilisé par Al-Sadr et ses partisans. (4)

La source estime que le soutien financier dont a bénéficié Al-Sadr ces derniers mois a dépassé les 80 millions de dollars, sans compter le coût de l’entraînement, de l’équipement et de l’habillement de ses partisans.

La source a indiqué que des éléments de l’armée Al-Qods et des Renseignements de la Garde révolutionnaire commanditent plusieurs des opérations dirigées contre les forces de la coalition. Ces éléments mènent en outre une campagne contre les grands oulémas chiites tels que le grand ayatollah Ali Al-Sistani, Hussein Al-Sadr (oncle de Moqtada), l’ayatollah Ishaq Al-Fayyadh et d’autres encore, en raison de leur opposition au concept d’« autorité du juriste » (Wilayat Al-Faqih), qui correspond au mode de gouvernement de Khomeyni. (5)

Les services iraniens de renseignements en Irak

Un responsable iranien connu sous le nom d’Al-Hadj Saidi, autrefois responsable du bureau irakien des services iraniens de renseignements, a évoqué une importante présence iranienne du point le plus au nord de l’Irak jusqu’au point le plus au sud. Les Iraniens disposent d’un important réservoir d’agents potentiels parmi les chiites irakiens, mais plus encore parmi les ressortissants irako-iraniens, expulsés par Saddam Hussein vers l’Iran, qui reviennent actuellement en Irak. Ces derniers n’agissent pas uniquement comme des agents ; ils constituent aussi un important réservoir de voix chiites qui pourraient faire pencher la balance en faveur d’Al-Sadr lors de futures élections en Irak. Ces agents sont soupçonnés de l’assassinat de l’ayatollah libéral Mohammed Baqir Al-Haqim, ancien guide du Conseil suprême de la Révolution islamique en Irak et ancien membre du Conseil gouvernemental irakien ; ils comptaient également assassiner le grand ayatollah Ali Al-Sistani, également modéré, mais leur dessein a été découvert. (6)

Des fonds iraniens pour financer des groupes laïcs

Le quotidien irakien Al-Zaman a rapporté une enquête secrète menée par l’APC et le Conseil gouvernemental irakien sur le flux de fonds



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