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Le refus de la Suède de condamner ’le bidonnage de prélèvement d’organe criminel’

Par Alan M. Dershowitz - Jerusalem Post | Adaptation française de Sentinelle 5769

Pourtant, un journal suédois à large diffusion s’est trouvé prêt à publier cette accusation non documentée et hautement explosive sans demander à son auteur de présenter la moindre preuve crédible.

Cette accusation rappelle celle de crime rituel du Moyen Age accusant faussement les Juifs de tuer des enfants chrétiens pour utiliser leur sang pour des rituels religieux.

Le ministre des affaires étrangères Bildt a non seulement refusé d’émettre une condamnation de cette accusation de « crime pour prélèvement d’organe », mais son ministère a désavoué explicitement la dénonciation émise par l’ambassadrice de Suède en Israël, qui a qualifié l’article de « choquant et épouvantable ».

Dans une déclaration autos-satisfaite, M. Bildt a proclamé que la condamnation d’un article serait inappropriée parce que la liberté d’expression est inscrite dans la constitution suédoise.

C’est un argument mensonger et spécieux, comme tout ceux qui comprennent la liberté d’expression peuvent en attester. J’ai consacré la majeure partie de ma vie à défendre la liberté d’expression, et me considère comme une sorte d’expert en la matière. Personne ne parle de censurer la presse suédoise ou d’emprisonner l’auteur de cet article absurde.

Ce dont nous parlons, c’est d’agrandir le marché des idées pour y inclure une condamnation assurée d’un journalisme laxiste et d’accusations scandaleuses qui suscitent l’antisémitisme en Suède, où il est déjà en augmentation. La liberté d’expression est fondée sur un marché des idées ouvert et plein de vie. Aucun journaliste n’est à l’abri de la critique pour dogmatisme et diffamation, même de la part d’officiels gouvernementaux de haut rang.

Rappelons que pratiquement chaque officiel en Europe a fait de son mieux pour condamner les caricatures parfaitement innocentes qui ont offensé certains musulmans en portraiturant Mahomet. (Plus récemment, la presse de l’université Yale a retiré ces caricatures et d’autres tableaux classiques dépeignant Mahomet de crainte d’une réaction violente).

Sans tenter de comparer des offenses, aucune personne raisonnable ne peut avancer que dépeindre une personnalité religieuse décédée depuis longtemps ne peut se rapprocher de fausses accusations de nos jours de Juifs assassinant d’innocents Palestiniens pour voler leurs organes.

La réalité est que le gouvernement suédois, connu de longue date pour sa lâcheté, ne veut tout simplement pas entrer en conflit avec le monde musulman, de la même façon qu’il ne voulut pas entrer en conflit avec les nazis pendant la seconde guerre mondiale.

La Suède consent parfaitement à liquider les Juifs au nom de la neutralité, ou dans ce cas précis, au nom d’une liberté d’expression falsifiée. Son silence se situe au-delà du mépris.

Je suis offensé par la lâche complicité avec le mal non seulement en tant que Juif, mais aussi en tant que puissant défenseur de la liberté d’expression. La liberté d’expression comporte certaines obligations, dont l’une est de condamner les faux discours. La meilleure réponse aux faux discours n’est pas la censure, mais la vérité.

En demeurant silencieux face aux mensonges dogmatiques contenus dans l’article de l’Aftonbladet, le ministre des affaires étrangères suédois crée inévitablement l’impression qu’il sympathise avec l’auteur, et peut-être même avec ses conclusions.

M. Bildt a lui aussi la liberté de parole, qu’il a exercée en de nombreuses occasions.

En choisissant de ne pas l’exercer cette fois – ou pire encore, en l’exerçant pour critiquer l’ambassadrice de suède en Israël pour sa condamnation de cet article – Bildt devient un facilitateur de doctrines intolérantes. Il doit avoir honte de lui. Son pays doit avoir honte de lui

Et si son pays n’a pas honte de lui, alors toute personne de bien dans le monde doit avoir honte de la Suède.

Le silence face au mal n’est pas une option. Comme Edmund Burke nous l’a rappelé il y a de nombreuses années : « Pour que le mal triomphe, la seule chose nécessaire est que les hommes de bien ne fassent rien ». Je peux y ajouter : « ou ne disent rien ».


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