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Netanyahou et la tournée américaine

Par Guy Senbel pour Guysen International News

Elles ne manqueront pas d’alimenter la pression continuelle que subissent Netanyahou et son gouvernement. Pour maintenir le cap de ’’la paix à tout prix’’, tous les dossiers sont permis.

Indéfectibles alliés d’Israël depuis 1948, les Etats-Unis de Barack Obama font de la ’’paix globale’’ une condition nécessaire à la sécurité régionale. Bouleversement géopolitique oblige, déplacements et courtes déclarations ont été analysés dans les moindres détails. Forcément, on s’interroge : jusqu’où ira la nouvelle politique étrangère américaine ?

Les chemins empruntés par George Mitchell, Robert Gates ou James Jones ont tous mené à Jérusalem, où la question du gel des constructions à l’est de la ville et en Judée-Samarie aura été une nouvelle fois centrale. Des informations ont même circulé sur la décision de Netanyahou de cesser les constructions de logements dans la ville de Pizgat Zeev, qui renoncerait ainsi à la rhétorique de l’accroissement naturel dans les implantations… L’annonce de la chaine 10 israélienne mercredi 29 juillet, reprise le lendemain dans la presse, n’a même pas fait l’objet d’un démenti des services d’information du Premier ministre.

A Washington, où lobbyistes et journalistes commencent à s’interroger ouvertement sur le bien fondé de la stratégie américaine au Moyen-Orient, Benyamin Netanyahou continue de faire figure de résistant. Désigné par certains comme le ’’Khrouchtchev d’Obama’’, outre un même tempérament indépendant et un style plutôt directif, Netanyahou est représentant d’une démocratie, entourée de voisins souvent hostiles.

Ses plaidoiries sur l’Iran, le terrorisme, les dangers de l’intégrisme, fondent aussi la légitimité de sa résistance à la politique étrangère édictée à la Maison Blanche. Netanyahou connait bien l’Amérique. Il y a vécu de longues années et sait l’impatience des Américains pour les affaires terroristes, leur aversion authentique pour les dictatures islamiques.

Le secrétaire d’Etat à la Défense, Robert Gates, a défendu cette semaine la vision du président démocrate sur l’Iran. Il est difficile pour les Israéliens de se contenter d’une politique de dissuasion, obligeant au dialogue, jusqu’à l’automne. Après la rentrée onusienne au mois de septembre, l’Iran sera censé céder à la pression, voire renoncer à ses ambitions. Robert Gates s’est employé à expliquer que le calendrier du président Obama ’’n’accroîtra pas les risques, pour qui que ce soit’’… Sauf pour le président américain lui-même. En effet, si l’Iran poursuit sa politique énergétique, Obama devra reconnaître que ’’la politique de la main tendue’’ s’avère un échec. Il faudra durcir le ton, augmenter les sanctions, fixer de nouveaux délais. Ou changer de ligne.

Car cette escalade-là dure depuis dix ans. En 1999, le président iranien Khatami en visite à Paris, avait pris l’initiative de déposer une gerbe sur les tombes de Pierre et Marie Curie, au Panthéon. Ce 26 octobre 1999, aucun observateur ne s’était demandé pourquoi le président iranien avait tenu à honorer les pionniers français de l’atome, sauf peut-être Lionel Jospin, alors Premier ministre, qui avait refusé de le recevoir.

Obama oublie sans doute un peu vite que l’Iran n’inquiète pas seulement parce que le régime des Mollahs représente une menace pour la sécurité Israël, une menace qui grandit à mesure que Téhéran se rapproche de ses objectifs nucléaires. Obama sait bien que l’Iran en voie de nucléarisation constitue un danger grave pour la planète. Lorsqu’Ahmadinejad, qui donne une piètre image de dictateur malhabile, possèdera la bombe, il pourra l’utiliser, et la vendre à d’autres dictatures. Les erreurs commises par le président Clinton dans sa gestion du dossier nucléaire Nord Coréen se payent encore très cher. Et l’histoire se répèterait avec l’Iran.

Washington continue d’estimer qu’une attaque sur l’Iran déstabiliserait la région, et serait préjudiciable à la sécurité d’Israël, négligeant sans doute le poids des satellites de Téhéran que sont le Hamas et le Hezbollah. A l’instar d’Ahmadinejad, Hanyeh et Nasrallah prônent la destruction d’Israël.

Les deux dernières guerres d’Israël ont frappé des alliés de Téhéran. Et les missiles que Nasrallah menace désormais de tirer sur Tel-Aviv sont ’’made in Iran’’. Israël respectera sans doute l’agenda américain, jusqu’à l’automne. Mais les accusations d’offensive disproportionnée qui siffleront bientôt dans les couloirs de l’ONU n’intimideront sans doute pas les Israéliens.
Cette fois, Jérusalem n’attendra pas que les rampes de lancement du Hezbollah dirigent leurs missiles sur Haïfa ou Tel-Aviv.

Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit, soldat de Tsahal et citoyen français, otage du Hamas depuis 1133 jours. Cette semaine, Salam Al-Hoziel, un bédouin de la région de Harat, dans le Néguev, a lancé une pétition, en faveur de sa libération.



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