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« Genèse du mythe d’un peuple Palestinien »

Par Ipolit Belle-Rose

Au Moyen-Orient, il est un mythe développé par l’idéologie antisémite arabo-musulmane (auquel l’Occident chrétien à d’ailleurs fait tout l’écho nécessaire pour qu’il ait le succès qu’on lui constate), qui est celui du concept d’un « peuple » palestinien, que les Juifs seraient venus déposséder de leur « nation ».

Mais il nous faut rappeler que l’appellation de « Palestine » (du nom des « Philistins », farouches ennemis d’Israël dans l’antiquité) n’a été accolée à cette région qu’au deuxième siècle de l’ère chrétienne par les romains, dans une volonté ouvertement antisémite d’effacer jusqu’à la mémoire de la présence juive sur cette terre. Les « palestiniens » d’aujourd’hui ne sont pour la plupart que les fils, petits-fils et arrières petits-fils des irakiens, syriens , égyptiens, etc, qui ont immigré là, attirés par les créations d’emplois résultant de l’essor économique impulsé, principalement, par le retour progressif - dès 1870 - des Juifs de la diaspora(1) sur leur terre ancestrale. Les Arabes « palestiens » ne constituent donc en aucune manière un peuple. « Il n’existe aucune langue connue comme le »palestinien« . Il n’y a aucune culture distincte palestinienne »(2). Et enfin, cette région, depuis la déportation de sa population juive en l’an 70 de l’ère chrétienne, n’a toujours été qu’une province des différents empires qui ont successivement dominé sur elle(3), jamais une nation à part entière, arabe ou autre... jusqu’au retour du peuple Juif sur le sol de son antique patrie.

Sans prétendre limiter le conflit palestino-israëlien au degré d’analyse qui suit (on pourrait creuser plus profondément encore), il faut cependant comprendre qu’une cause essentielle du problème au Moyen-Orient provient du refus obstiné du monde arabo-musulman dans son ensemble (« excepté » maintenant l’Egypte et la Jordanie : bien qu’il y ait encore du travail !...) de voir les Juifs enfin libérés de la dhimmitude(4) - statut de soumission des Juifs et des chrétiens aux musulmans en « terre d’Islam » - libres et maîtres de leur destin sur la terre enfin retrouvée de leurs ancêtres. Rappelons de plus - tout de même ! - que le plan de partage proposé par les Nations Unies en 1947, qui prévoyait la création de deux Etats, l’un arabe, l’autre juif, a été accepté par les Juifs mais rejetée par les Arabes, et qu’au lendemain de la proclamation de l’indépendance de l’Etat d’Israël, en 1948, le pays fut pris d’assaut par les armées des quatres états arabes voisins avec pour mot d’ordre : « les Juifs à la mer ! ». Avec un rapport numérique d’environ 6 pour 1 en faveur des Arabes.

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Azzam Pacha, déclarait à ce propos au Caire le 15 mai 1948 - et avant même, donc, qu’il n’y eût un seul « réfugié » « palestinien » : « Cette guerre sera une guerre d’extermination et un massacre grandiose dont on parlera comme des massacres commis par les mongols et les croisés. »

Et ce n’est qu’après qu’Israël ait gagné la « guerre des 6 jours » de 1967 - se défendant de agression conjointe syro-égypto-jordanienne - que les Arabes « palestiniens » se sont soudain découvert une identité nationale. Avant cela il n’y avait pas de mouvement sérieux réclamant un pays palestien !(2) Pourquoi ?... Tout simplement parce que les dirigeants de l’OLP, réalisant que la destruction de l’Etat juif inscrite au programme de leur charte ne se ferait pas si aisément, proclamèrent qu’ils n’accepteraient un état indépendant en « Cisjordanie » que comme première étape (sur 3) à la création d’un Etat palestinien en lieu et place d’Israël(5).

De 1948 à 1967, la Judée-Samarie et Gaza étaient en effet respectivement occupées par la Jordanie et l’Egypte, mais ni les « palestiniens », ni leurs sympathisants dans le monde - qui proclament aujourd’hui que la création d’un Etat palestinien réglerait le conflit au Moyen-Orient - n’en avaient alors formulé la demande. Révélateur.

Mais la genèse même de ce mythe à succès planétaire ne s’est pas faite sans complicité occidentale.

Revenons un peu en arrière.

En 1922, reconnaissant les liens historiques du peuple juif avec la « Palestine » et la légitimité de la reconstruction de son Foyer National sur cette terre, la Société Des Nations donna mandat spécifique à la Grande-Bretagne pour réaliser les termes de la déclaration Balfour(6) de 1917, qui prévoyait « que tous les efforts devaient être employés pour facilité la création d’un Foyer National Juif en Palestine (qui comprenait l’actuelle Jordanie) ». Mais l’administration des britaniques, en violation du mandat octroyé, limita rigoureusement l’immigration juive vers la « Palestine ».

En effet, dès 1922, ils détachèrent arbitrairement de cette dernière la région située à l’Est du Jourdain, soit près des 4/5 du territoire placé par la SDN sous leur mandat, pour créer, non pas ce qu’ils étaient mandatés pour faire, mais un émirat arabe tout nouveau, la Transjordanie.(7)

Le gouvernement britanique installa à la tête de ce nouveau royaume l’émir hachémite Abdallah.

(D’un point de vue juridique, la Transjordanie est demeurée sous mandat britanique jusqu’à la partition des Nation Unies en 1947. Durant la guerre de 1948, la légion arabe d’Abdallah envahit la rive ouest du Jourdain, ainsi de la vieille ville de Jérusalem. La Transjordanie annexa cette région en 1950 et pris le nom de Jordanie.)

"Le gouvernement britannique limita donc rigoureusement l’immigration juive vers la Palestine, en 1921, 1929 et finalement en 1939 (...) et imposa de sévères restrictions à l’acquisition de terres par les Juifs, (qui leur étaient, qui plus est, généralement vendu à des prix exorbitants) alors que dans le même temps, les Arabes originaires d’Egypte et de Syrie avaient licence de pénétrer librement dans ce territoire.(8)

C’est donc en 1939 que les britanniques - cédants aux exigences arabes - annoncèrent, dans le « livre Blanc » de cette même année la création d’un Etat arabe dans les dix ans (future Jordanie), et la limitation de l’immigration juive à 75000 pour les cinq années à venir, avant de la faire cesser complétement.(9)

Une parenthèse : on voit parfois quelques Noirs sur les images des reportages télévisés assimilés par les médias à des palestiniens. Ils sont en fait les descendants des esclaves des Arabes immigrés en Palestine - religieusement islamisés, culturellement arabisés, qui, ainsi conditionnés, s’identifient eux-même généralement à la « cause » palestinienne sans malgré tout, pour certains d’entre eux, avoir perdu toute référence et identification à l’Afrique subsaharienne.(10)

Mais pourquoi cette sur-médiatisation obsessionnelle et la désinformation quasi-constante dont est victime l’Etat d’Israël ?

Les Arabo-musulmans détournent, ainsi, leur conscience - en un tabou forgé par eux - de leurs propres crimes intestins. En effet, les populations arabes sont les premières victimes des dictatures islamistes ou laïques qui les maintiennent sous leurs férules, ainsi qu’ils sont numériquement parmi les premières victimes de leurs propres terroristes - en Algérie, en Irak. Et je ne m’étendrai pas sur la politique criminelle généralisée en Judée-Samarie et à Gaza, « éducative », médiatique - culturelle et religieuse -, d’incitation au « martyr pour Allah » contre les israëliens, par le sacrifice d’enfants, de femmes et d’hommes fanatisés. Politique proprement terroriste (11).

Cette logique perverse du tabou, (refoulement de la responsabilité de ses propres crimes sur un bouc émissaire « extérieur » - en l’occurence les Juifs/Israël) est, entre autres, remarquablement illustrée par la dénonciation de la culpabilité fantasmatique israëlienne à Sabra et Chatila en place de celle, réelle, des milices phalangistes chrétiennes libanaises commandées par Elie Hobeika.

Quant aux occidentaux, donnant presque systématiquement et très complaisamment crédit à ce qui n’est ni plus ni moins que de la propagande, emboîtant le pas aux Arabo-musulmans dans cette diabolisation-accusation d’Israël, ils se dédouanent, à peu de frais, (pas en réalité, mais dans le champs de leur inconscience) de leur culpabilité collective au regard, premièrement de la Shoa, qui incarne, tout de même, rien de moins que la faillite morale de l’Occident chrétien - et deuxièmement, du colonialisme. Le « raisonnement » étant en substance celui-ci - inversant les rôles dans le rapport Etat d’Israël/ Arabes « palestiniens » et présentant l’agresseur pour l’agressé - ou, au mieux, mettant indécemment sur le même plan l’agresseur et la victime : « Regardez ce que les Juifs font aux palestiniens !... ils ne sont pas meilleurs que nous en fin de compte !... » (12)

Résultat : toujours le même bouc émissaire : le Juif - aujourd’hui incarné par l’Etat d’Israël - « Juif » des nations. Cela suffit. Je forme le vœux que chaque peuple, chaque nation prenne enfin ses responsabilités et ait le sursaut salutaire de l’humilité face à lui-même, face à Israël.


NOTES :

  • (1)
    Quelques liens bien utiles à ce propos :

- Une chaîne de télévision canadienne, TQS, fait un vrai travail d’information, avec une réelle liberté de ton. André Arthur, célèbre animateur de télévision, reçoit Sylvain Bouchard, l’une des voix les plus écoutées dans une radio québécoise. Document exceptionnel.
http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=12713

- La guerre du Hamas contre Israël :
http://paris1.mfa.gov.il/mfm/Data/135455.pdf

- Doutes sur le nombre des victimes, à Gaza : il pourrait être de 600 et non 1 300
de Lorenzo Cremonesi, du journal italien « Il Corriere della Sera »
http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=12699

  • (2)
    Cf. p.15 de « Proche-Orient - Mythes et réalités », de Jean-François STROUF et Christophe WILHELM, éd. CIDIP.
  • p. 8
    « (...) Dawood Barakat, rédacteur en chef du journal égyptien Al Ahram, écrivait : »Il est absolument nécessaire qu’une entente soit réalisée entre les sionistes et les Arabes, car la guerre des mots ne peut faire que du mal. Le pays a besoin des sionistes. L’argent qu’ils apporteront, leurs connaissances et leur intelligence, ainsi que l’ardeur au travail qui les caractérise contribueront sans aucun doute à la renaissance du pays."
  • p.12 de « Proche-Orient - Mythes et réalités » :
    « T.E. Lawrence (dit »Lawrence d’Arabie« ), le défenseur du nationalisme arabe (...) prévoyait en 1920 que le succès de l’implantation sioniste (à laquelle il était favorable) »permetrait nécessairement le développement économique immédiat de la population arabe, et pourrait avoir des conséquences primordiales pour l’avenir du monde arabe".
  • (3)
    Cf. l’article « La Palestine, c’est un mythe » du journaliste arabe américain Joseph Farah, rédacteur en chef et président de WorldNeIDaily.com, site Internet d’ information indépendant.
    Cf. également « Mythes et rélalités des conflits du Proche-Orient », p. 4 et 5
  • (4)
    Sans être exhaustif, l’endroit a été sous le contrôle successif des Romains, des Croisés islamiques et chrétiens, de l’Empire ottoman et brièvement des Britanniques, après la Première Guerre mondiale.
  • (6)
    Cf. p. 108 et 110 de « Proche-Orient - Mythes et réalités ». Les dirigeants de l’O.L.P. ont clairement proclamé qu’ils n’accepteraient un état indépendant en Cisjordanie que comme première étape à la création d’un Etat palestinien en lieu et place d’Israël.
    Farouk Kaddoumi, chef du « départemenet politique » de l’OLP explicitait en 1977 dans l’hebdomadaire Newsweek : « Il y aura deux étapes (initiales) à notre retour. La première étape nous mènera sur les lignes de 1967 ; la seconde sur celles de 1948... La 3ème étape sera celle de l’Etat démocratique de Palestine.(...). »
  • (7)
    La déclaration Balfour :
    « En 1917, la Grande-Bretagne, alors puissance mandataire, (publia et) fit ratifier la Déclaration Balfour par le conseil de la SDN : »Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement d’un Foyer National pour le Peuple juif et emploiera tous ses efforts pour facilité la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte aux droits civils et religieux des collectivités non-juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays."
    Cf. « Mythes et rélalités des conflits du Proche-Orient »p. 20
  • (8)
    Cf. p. 22 de « Mythes et rélalités des conflits du Proche-Orient ».
  • (9)
    Cf. p. 15 de « Proche-Orient - Mythes et réalités »
  • (10)
    Cf. p.23 de « Mythes et rélalités des conflits du Proche-Orient »


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