Pour solde de tout compte

Albert Capino

samedi 31 janvier 2004

A peine l’échange de prisonniers s’est-il achevé que le Hamas, emboîtant le pas au Hezbollah, menace à présent de commettre des enlèvements.


La formule semble payer, puisqu’elle a conduit Israël, d’habitude inflexible, à céder - en apparence - aux maîtres chanteurs et échanger 436 détenus contre les dépouilles de trois soldats enlevés et un homme d’affaires, colonel de réserve au parcours encore trouble.

Les médias se contentaient pour la plupart de commenter largement la « joie des retrouvailles » due au retour des « résistants » [sauf deux d’entre eux qui - recherchés pour crimes et délits dans leur pays - ont préféré rester en Allemagne et en Israël NDLR].

Les brigades Al-Aqsa, sans doute pour ne pas être en reste, ont « fêté » l’événement à leur manière en envoyant l’un des leurs prendre 10 vies innocentes dans un autobus à Jérusalem et en gâcher des centaines d’autres parmi les familles des victimes et des blessés.

Eh bien je ne me réjouirais pas à la place de Nasrallah, de Yassine, du Jihad ou du Fatah.

En effet, derrière les apparences Israël n’a pas cédé. Au contraire, en procédant à ce sinistre troc, les ’seigneurs de la guérilla et de la mort’ se sont dessaisis de leur seule monnaie d’échange. Après avoir pratiqué la torture physique et morale pendant des années, refusant de donner des informations sur le sort de leurs prisonniers, interdisant les visites aux représentants de la Croix Rouge, piétinant toutes les conventions et les traités sur les prisonniers de guerre, nos rois de la prise d’otage sont maintenant nus.

Je ne donne pas cher de la peau de Nasrallah, pas plus que du chef « spirituel » du Hamas dont la réunion avec les « esprits » et les vierges qui leur sont si chères devrait être singulièrement hâtée.

Oops… Ils n’y avaient pas pensé ? Pas de chance. Il ne leur reste plus qu’à organiser des enlèvements fissa, ou à disparaître… avant que leur passé ne les rattrape. Vite.


La revue des infos

Mots-clés

Accueil