Comment le Hamas entraîne la mort d’enfants palestiniens

Palmor Yigal

dimanche 2 mars 2008

1. Une dépêche de l’agence Associated Press (1.3.08) : « (...) Le Hamas affirme que le bébé, Malak Karfaneh, une fillette de 13 mois, a été tué dans une frappe de l’aviation israélienne sur la ville de Beit Hanoun (nord), proche de la frontière depuis laquelle les miliciens tirent constamment des roquettes. Mais selon des habitants, l’enfant a été victime d’une roquette tirée trop court. » (pour référence, voir texte complet ci-bas)


2. Cette photo, prise a Gaza, montre une nouvelle fois comment les membres armés du Hamas mènent la bataille près d’attroupements d’enfants :

Palestinian Hamas militants take position next to a burning barricade during an Israeli army operation east of Jebaliya, in the northern Gaza Strip, Saturday, March 1, 2008. Twenty-one Palestinians, including at least eight civilians, were killed late Friday and early Saturday in escalating Israeli-Palestinian fighting that renewed threats of an Israeli invasion of Gaza and clouded peace efforts. A baby and two teenagers were among the dead, and dozens of people were wounded, Palestinian medical sources said.(AP Photo/Ashraf Amra)


Pour référence, voici le texte complet de la dépêche Associated Press citee en haut :
version originale anglaise : http://ap.google.com/article/ALeqM5...

Source de la version francaise :

http://www.jminforme.ca/internation...;;international

Violents combats israélo-palestiniens dans la Bande de Gaza : 33 morts

à 12h50 le 01 mars 2008

Par Ibrahim Barzak, ASSOCIATED PRESS

GAZA, Bande de Gaza - Au moins 33 Palestiniens, dont des civils, ont été tués vendredi soir et samedi matin dans des combats israélo-palestiniens, portant à 63 le nombre provisoire de morts depuis le début mercredi de cette nouvelle vague de violence. La menace d’incursion israélienne à Gaza grandit, à quelques jours de la visite dans la région de Condoleezza Rice pour relancer le processus de paix.

Au moins 33 des 67 tués en trois jours étaient des civils, âgé pour le plus jeune de six mois. Côté israélien, un homme a été tué mercredi par une roquette palestinienne.

Les combats de samedi entre les miliciens du Hamas et l’armée comptent parmi les plus violents depuis que les islamistes ont pris le pouvoir de la Bande de Gaza en juin. Deux enfants, dont un bébé, figurent au nombre des victimes et des dizaines de personnes sont blessées.

Le Hamas affirme que le bébé, Malak Karfaneh, une fillette de 13 mois, a été tué dans une frappe de l’aviation israélienne sur la ville de Beit Hanoun (nord), proche de la frontière depuis laquelle les miliciens tirent constamment des roquettes. Mais selon des habitants, l’enfant a été victime d’une roquette tirée trop court.

L’armée israélienne, qui a envoyé vendredi des chars et conduit des raids aériens dans le nord du territoire palestinien, a affirmé que ses opérations visaient uniquement les zones d’où étaient tirées les roquettes.

Samedi matin, les affrontements ont opposé, à l’est de la ville de Jebaliya, des soldats israéliens soutenus par des chars d’assaut et des avions, à des activistes palestiniens tirant des roquettes et des mortiers.

Parmi les morts figurent au moins 11 activistes mais aussi au moins 16 civils, dont un enfant non identifié et des adolescents, d’après des responsables hospitaliers qui faisaient état de victimes dans des habitations touchées par des tirs d’obus. L’armée israélienne a déclaré ne pas en avoir connaissance. Par ailleurs, un militant du Hamas blessé vendredi a succombé à ses blessures.

Un habitant de la zone de Jebaliya, Tarek Dardouna, joint au téléphone par l’Associated Press, a déclaré qu’un parent à lui avait été tué dans un tir croisé devant chez lui. « Son corps est toujours à terre. Les ambulances ont essayé de venir mais elles ont essuyé des tirs (...) On est vraiment dans la guerre », a-t-il témoigné.

Les Nations unies ont fermé les 37 écoles qu’elles dirigent dans le nord de la Bande de Gaza et qui accueillent quelque 40.000 élèves, selon un responsable onusien, Christopher Gunness.

Tsahal a déclaré de son côté que cinq soldats israéliens avaient été blessés dans les combats. Une vingtaine de roquettes ont été tirées samedi en direction du sud d’Israël, notamment sur le secteur d’Ashkelon, une ville de 120.000 habitants située à 17km au nord de la Bande de Gaza. Deux enfants et une femme ont été légèrement blessés, selon l’armée.

« Les forces sionistes ont échoué à Gaza par le passé. Nous répondrons à toute agression (...) par tous les moyens disponibles », a menacé Abou Obeïda, un porte-parole de la branche militaire du Hamas.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qui ne contrôle plus que la Cisjordanie, a condamné les morts civiles, prenant le monde à témoin. « Regardez et (...) jugez qui se livre au terrorisme international », a-t-il lancé.

Mais le porte-parole du gouvernement israélien David Baker a argué de son côté que l’Etat hébreu était « obligé de prendre ces mesures défensives » pour protéger les 200.000 et quelque Israéliens menacés par les tirs de roquettes palestiniens. Il a accusé les islamistes armés d’« utiliser leurs propres civils comme boucliers humains ».

Les tirs de roquettes directs sur Ashkelon, peu visée auparavant, accroissent la pression sur le Premier ministre Ehoud Olmert, engagé dans des négociations avec Mahmoud Abbas pour tenter de relancer le processus de paix israélo-palestinien.

Le climat ne facilitera pas non plus les efforts en faveur de la paix de la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice. Israéliens et Palestiniens se sont engagés en novembre dernier à parvenir à un accord définitif d’ici la fin de l’année, avant le départ début 2009 de George W. Bush de la Maison Blanche. Le représentant de la diplomatie de l’Union européenne, Javier Solana, doit quant à lui arriver dimanche pour faire pression dans le même sens.


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