Réunion d’urgence du Conseil de Sécurité de l’ONU

ONU

dimanche 2 mars 2008

Le Conseil de sécurité s’est réuni en urgence, ce soir, afin d’examiner la situation dans la bande de Gaza et dans le sud d’Israël, en proie à une escalade de la violence depuis mercredi. Le Secrétaire général, Ban Ki-moon, a condamné à la fois les attaques à la roquette lancées par des Palestiniens, demandant la « cessation immédiate de tels actes de terrorisme », et l’usage « disproportionné et excessif de la force » par les Forces de défense d’Israël.


Lors de cette réunion d’urgence, qui a été demandée par la délégation de la Jamahiriya arabe libyenne, le Secrétaire général a fait état des derniers développements, décrivant une « escalade vivement inquiétante de la violence », qui se traduit par un « nombre effroyable de victimes civiles ». Les incidents au cours desquels des civils ont été tués ou blessés doivent faire l’objet d’enquêtes et des responsabilités doivent être établies, a demandé M. Ban Ki-moon. Le Secrétaire général s’est également dit « vivement préoccupé » par une possible aggravation de la violence et a appelé toutes les parties à procéder à une « désescalade pour éviter que ne surviennent des affrontements beaucoup plus meurtriers ».

Ban Ki-moon s’est déclaré d’autre part « extrêmement préoccupé par l’impact de ces événements sur le processus de négociation ». Il a ainsi demandé à tous les membres de la communauté internationale, dont les parties prenantes importantes et le Conseil de sécurité à « exercer leur influence sur les parties pour qu’elles mettent un terme à la violence et permettent l’acheminement des secours humanitaires ». « Toutes les parties doivent réaffirmer leur engagement en faveur du processus de paix », a-t-il conclu.

L’Observateur permanent de la Palestine, M. Riyad Mansour, a jugé « totalement injustifié et inacceptable » le « silence de la communauté internationale », dû, selon lui, à la « paralysie actuelle du Conseil de sécurité ». Le Conseil et la communauté internationale doivent assumer leurs obligations juridique et morale en aidant les parties au conflit à briser ce cycle de violences et créer les conditions de véritables négociations de paix, a-t-il insisté.

Le représentant d’Israël a affirmé de son côté que, depuis mercredi, plus de 150 roquettes avaient été tirées contre son pays, dont plusieurs dizaines au cours des dernières 24 heures. « Plus de 250 000 citoyens israéliens sont à portée des armes meurtrières du Hamas », s’est-il indigné. Le représentant a mis l’accent sur la détermination d’Israël à protéger son peuple. C’est le droit d’Israël, et c’est le droit de tous les États d’agir quand ils sont en situation de légitime défense, a-t-il affirmé, rappelant les termes de l’article 51 de la Charte des Nations Unies.

Le représentant israélien a assuré que le Hamas était un « groupe terroriste », soutenu par des États Membres de l’ONU. Selon lui, la vision du Hamas, visant à faire échouer les modérés « est en effet partagée par certains États de la région, comme l’Iran et la Syrie, qui orchestrent et appuient le terrorisme contre Israël ». « Le Hamas ne se soucie nullement de ses propres civils », a-t-il dit, précisant qu’il les utilisait comme boucliers humains. « Ses actes, a-t-il ajouté, constituent des crimes de guerre, à la fois contre les Israéliens, mais aussi contre les Palestiniens. » Cette situation est inadmissible, a-t-il déclaré, soulignant qu’Israël n’accepterait pas cette situation et poursuivrait son action contre le terrorisme.

M. DANIEL CARMON (Israël) a rappelé qu’il y a deux jours, et dans son exposé d’il y a quelques minutes, le Secrétaire général avait condamné un tir de roquette du Hamas contre Israël et appelé le Hamas et d’autres groupes terroristes et activistes à cesser tous les actes de violence et de terrorisme. M. Ban Ki-moon avait aussi appelé Israël à exercer le maximum de retenue, a-t-il ajouté. Selon le représentant, Israël a exercé cette retenue pendant de nombreux mois, et ce, malgré les tirs de roquettes et de mortiers continus sur les villes et les villages du sud du pays qui se produisent chaque jour et chaque heure et, malgré la tentative du Hamas de mener des attaques terroristes partout où il peut atteindre et tuer un Israélien.

Le Hamas n’a manifesté aucune intention de cesser ses attaques, a ajouté M. Carmon. Depuis mercredi, plus de 150 roquettes ont été tirées contre Israël, dont plusieurs dizaines au cours des dernières 24 heures, a-t-il souligné. Plus de 250 000 citoyens israéliens sont à portée des armes meurtrières du Hamas, a-t-il déclaré.

Le représentant israélien a mis l’accent sur la détermination d’Israël à protéger son peuple. C’est le droit d’Israël, et c’est le droit de tous les États d’agir quand ils sont en situation de légitime défense, a-t-il affirmé, rappelant les termes de l’article 51 de la Charte des Nations Unies. Il s’agit d’un devoir et d’une obligation envers le peuple d’Israël, a-t-il encore dit.

Pour M. Carmon, il n’y a qu’une façon de décrire l’activité du Hamas contre Israël : c’est le terrorisme. Le Hamas, a-t-il estimé, est un groupe terroriste soutenu par des États Membres de cette organisation mondiale, qui nient les principes fondamentaux établis par la communauté internationale : la cessation des actes terroristes, la reconnaissance d’Israël et le respect des précédents accords existant entre Israël et les Palestiniens.

Le Hamas ne se soucie nullement des civils palestiniens, a-t-il assuré, précisant qu’il les utilisait comme boucliers humains.

Les actes commis par le Hamas constituent des crimes de guerre, à la fois contre les Israéliens et les Palestiniens, a déclaré M. Carmon. Selon lui, Palestiniens et Israéliens sont pris en otage par le Hamas.

Cette situation est inadmissible, a-t-il dit, tout en soulignant qu’Israël n’accepterait pas cette situation et poursuivrait son action contre le terrorisme. Le représentant a jugé fâcheux que l’Observateur de la Palestine ne reconnaisse pas la responsabilité du Hamas dans la violence qui a lieu à Gaza.

La vision du Hamas pour faire échouer les modérés est partagée par certains États de la région, comme l’Iran et la Syrie, qui orchestrent et appuient le terrorisme du Hamas contre Israël, a accusé le représentant. Il a affirmé qu’Israël comptait sur la communauté internationale et sur les membres du Conseil de sécurité pour le soutenir dans la protection de son peuple.


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