La France et les pays arabes du Golfe : Exercices de simulation militaire conjoints

Rachelle Kliger © Jerusalem Post édition française

jeudi 28 février 2008

La France, le Qatar et les Emirats arabes unis ont commencé des exercices de simulation militaire lundi 25 février sur fond de crise sur le dossier nucléaire iranien. La simulation de guerre doit se poursuivre jusqu’au 5 mars. La France et les Emirats arabes unis nient l’existence d’un lien entre ces exercices et les tensions iraniennes, déclarant que la simulation a été planifiée pour cette date depuis longtemps.


Les manoeuvres ne sont pas extraordinaires, la présence de l’armée de mer française dans le Golfe étant devenue habituelle ces dernières années. Il n’y a pas de relation directe avec la crise iranienne, a confié le professeur Géraud Poumarède, directeur du département d’histoire de l’annexe de l’université Paris-Sorbonne à Abu Dhabi. « Ce n’est pas contre l’Iran. C’est davantage un témoignage d’amitié qui atteste de la forte relation entre la France, le Qatar et les Emirats arabes unis ».

Les exercices de simulation militaire rassemblent des forces des armées de terre, de mer et de l’air. Ils se dérouleront sur le territoire des Emirats arabes unis et dans les eaux internationales proches du couloir d’Hurmuz.

« Peut-être deux tiers des ressources pétrolières passent par cette région en direction du monde entier, à l’ouest et à l’est », a expliqué Mussa Qallab, directeur du centre de défense des pays du Golfe au Centre de recherche du Golfe à Dubaï.

La France a depuis longtemps des liens de défense étroits avec les pays du Golfe. Elle a entraîné et équipé certains pays de la région.

Cette présence militaire est connectée aux menaces régionales telles que le terrorisme, les catastrophes naturelles et l’Iran, mais Qallab n’interprète pas ces exercices de simulation comme étant une préparation à une guerre imminente.

La position du golfe d’Hurmuz est stratégique et explique la présence militaire de nombreux pays dans cette zone. Les pays sunnites du Golfe sont aussi vigilants face aux vélléités nucléaires de l’Iran. Le réacteur nucléaire de Bushehr, par exemple, est plus près du Bahreïn que de Téhéran.

Des rapports récents indiquent que les six membres du Conseil de coopération du Golfe - le Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis - envisagent de créer une force militaire conjointe.


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