Affaire Mohammed al-Doura : l’avocat général demande la confirmation de la peine

AP

jeudi 28 février 2008

Voir en ligne : lire l’article sur : http://tempsreel.nouvelobs.com/

L’avocat général de la cour d’appel de Paris a requis mercredi soir la confirmation de la peine prononcée contre Philippe Karsenty, directeur de l’agence Media Rating, condamné à 1.000 euros d’amende en octobre 2006 pour diffamation contre le correspondant de France-2 à Jérusalem Charles Enderlin. La décision a été mise en délibéré au 21 mai.


Comme beaucoup d’entre nous le craignions, la Cour d’Appel de Paris n’a pas été convaincue par la démonstration, pourtant remarquable, qu’a faite Philippe Karsenty, du caractère fallacieux du reportage sur la mort présumée Mohammed Al-Dura. Il est symptomatique que la presse française ne sorte de son silence que pour relayer l’échec de la thèse de Karsenty, alors qu’elle n’a jamais fait état des éléments qui semblent la corroborer. Triste. Mais si c’est incontestablement la fin de l’épisode judiciaire, ce n’est certainement pas la fin de l’affaire ; peut-être même est-ce le début d’un nouveau round, en direction du grand public, cette fois. C’est ce que, personnellement, je préconise depuis que je me suis convaincu que ce genre d’affaire n’a aucune chance d’être gagnée devant une cour de Justice, si elle ne bénéficie pas d’abord d’un large consensus populaire. La bataille juridique est perdue. Il faut maintenant tenter de gagner celle de l’opinion publique. Ce sera long et difficile. Pour y parvenir, il ne faudra pas s’en prendre aux professionnels des médias, mais à la dérive idéologique partisane qui pervertit le beau métier de l’information pour en faire une arme de propagande au service d’une cause, si immorale et nuisible qu’elle soit. C’est en documentant soigneusement les abus, en les exposant au grand public par tous les moyens de communication disponibles, dont surtout Internet, et en diffusant sans relâche une information digne de ce nom, que cette « guerre pour les cœurs et les esprits » a des chances d’être gagnée, ou au moins de parvenir à conscientiser celles et ceux pour qui la vérité est une composante indispensable et même une condition de la survie des sociétés libres et démocratiques. Comme le dit l’aphorisme célèbre : « nous avons perdu une bataille, mais nous n’avons pas perdu la guerre ». Au travail ! (Menahem Macina).


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