Mahmoud Abbas refuse d’ajourner les pourparlers sur Jérusalem

israelinfos.net

mardi 19 février 2008

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Le président de l’Autorité palestinienne a démenti les propos du Premier ministre israélien, selon lesquels les deux parties seraient tombées d’accord sur un renvoi des négociations concernant le statut définitif de la ville sainte. Dans un entretien accordé au journal jordanien Al Doustour, publié lundi matin, Mahmoud Abbas a affirmé qu’il n’accepterait « aucun report des débats portant sur la question de Jérusalem ».


Cette déclaration contredit les paroles prononcées la veille par Ehud Olmert, devant la commission des Présidents de communautés juives du Nord des Etats-Unis, d’après lesquelles Israéliens et Palestiniens s’accorderaient à ne traiter du dossier de Jérusalem que « lors du dernier stade des négociations ».

Plus tard dans la journée de lundi, Nimer Hamad, un des plus proches conseillers du leader palestinien, a qualifié de « totalement fausses » les assertions du chef du gouvernement israélien, avant d’ajouter : « Jérusalem constitue une question de base, et nous ne permettrons pas qu’elle soit repoussée ».

Mahmoud Abbas, qui a par ailleurs précisé que les discussions avec l’Etat hébreu évoluaient « très lentement », et Ehud Olmert, qui n’a pas réagi publiquement à l’interview publiée dans Al Doustour, ont malgré tout décidé de maintenir leur rencontre prévue ce mardi, à Jérusalem.

Pour député d’opposition Guidon Saar (Likoud), les « rectifications » apportées par le président Abbas indiquent clairement qu’un « processus dangereux » est en cours, et menace « la souveraineté juive sur la cité du roi David ».

Jeudi après-midi, à l’issue d’un entretien avec le rabbin Ovadia Yossef et le ministre Eli Yishaï (Shass), Saar a d’ailleurs appelé le parti orthodoxe sépharade à quitter la coalition afin de « préserver Israël des périls » qu’impliqueraient les pourparlers actuels.

Sécurité

Selon les quelques extraits du texte cités lundi par l’agence de presse de Téhéran Sepah, le général Jaafari estime que « dans un futur proche », le monde entier sera témoin de « l’éradication de l’entité cancéreuse d’Israël ». Il considère par ailleurs que la mort de Moughnieh ne fera qu’affermir la volonté de tous les « musulmans révolutionnaires dans leur lutte contre le régime sioniste usurpateur ».

Dans l’entourage immédiat du leader du Hezbollah, on affirme d’ailleurs que suite à la liquidation d’Imad Moughnieh, la guerre contre l’Etat hébreu est entrée dans une nouvelle phase. Dans son éditorial de lundi matin, Ibrahim al-Amin, rédacteur en chef du journal libanais Al Akhbar, écrit notamment : « Le combat qui s’ouvre à présent sous l’intitulé Destruction d’Israël, exige d’autres moyens que ceux utilisés habituellement pour libérer une terre ».

Connu pour être proche du Hezbollah et de son chef, Al Amin assure également que « le coup qu’Israël va bientôt recevoir surprendra tous les sionistes », ajoutant que même si ses agents n’avaient pas directement pris part à l’opération, l’Etat juif est « à n’en pas douter, le principal responsable de l’attentat contre Moughnieh ».

S’appuyant pour sa part sur des sources chiites libanaises, le journal koweitien A-Raï révélait dans son édition de lundi que le terroriste tué avait lui-même établi une « banque de cibles » israéliennes à frapper, si l’un des responsables du Hezbollah devait être éliminé. Cette liste d’« objectifs sionistes » a été dressée durant la seconde guerre du Liban, lorsque la formation intégriste craignait pour la vie de son chef. A-Raï affirme également que Nassrallah attendra qu’Israël « baisse sa garde » avant de prendre « l’initiative de la riposte ».

Peu avant minuit, une kassam a atteint la cour d’une maison de Sdérot, blessant légèrement une femme qui était à la recherche d’un abri. Ces attaques ont été revendiquées par le Djihad islamique.

Justice

Le quotidien Ha’aretz annonçait lundi qu’Israël refuserait de remettre aux autorités libanaises, Nassim Naassar, condamné à six ans de détention pour « trahison et espionnage », après avoir tenté de transmettre des renseignements au Hezbollah.
Naassar, dont la peine prendra fin dans deux mois, a entamé des démarches par le biais de son avocat, Soha Moundar, afin de renoncer à sa nationalité israélienne. Né dans un village chiite proche de Tyr, d’une mère juive et d’un père musulman, il s’était installé en Israël, dans le cadre de la Loi du Retour, en 1992.

Dans un communiqué publié lundi, le ministère de l’Intérieur a estimé qu’il n’entrait pas dans ses compétences d’octroyer à « un homme qui n’est plus citoyen israélien une autorisation spéciale pour se rendre ou s’établir dans un pays ennemi ».
Plus tard dans la journée, la Commission des libérations du service pénitentiaire a également repoussé la demande de remise de peine déposée par le détenu, en raison d’un rapport émanant de la Sécurité intérieure (Shabak) selon lequel ce dernier n’a jamais cessé, en dépit de son incarcération, d’entretenir des relations avec le Hezbollah, par le biais notamment de conversations téléphoniques auxquelles son statut de prisonnier lui donne droit.

Lundi soir, dans une lettre adressée au « public israélien », Miki Goldwasser, la mère d’un des deux soldats israéliens capturés en juillet 2006 par l’organisation fondamentaliste, s’est prononcée contre la libération de Naassar. Selon elle, « l’insistance avec laquelle les milices chiites le réclament » témoigne de sa fidélité à leur cause. « Le relâcher serait une erreur que le Hezbollah interpréterait comme un nouveau succès », a-t-elle estimé, avant d’ajouter que les informations transmises par Naassar « ont pu contribuer à l’enlèvement » des militaires israéliens et « à empêcher Tsahal d’emporter une victoire claire et définitive », lors de la seconde guerre du Liban.

Economie

Judaïsme

La commission chargée de la nomination des juges rabbiniques a décidé de ne pas invalider la candidature du grand rabbin ashkénaze d’Israel, Yona Metzger, au poste de chef du Haut tribunal rabbinique, malgré les recommandations du conseiller juridique du gouvernement Meny Mazouz, qui l’avait appelé à démissionner, suite à des avantages en nature que l’intéressé aurait illégalement reçus d’un hôtel de Jérusalem.

Sport

La première israélienne à jouer au Qatar, la championne Shahar Peer, a remporté son premier match dans l’émirat, en battant Andreja Klepac (Slovénie) en deux sets, sur le score de 6-3, 6-4, dans le cadre du Qatar Total Open 2008, tournoi doté de prix d’un montant total de 2,5 millions de dollars.

Divers

Selon un rapport publié lundi par le Bureau pour la défense de l’environnement, la qualité de l’air s’est nettement améliorée, durant l’année 2007, dans la plupart des centres urbains d’Israël, à commencer par les régions de Tel-Aviv et de Haïfa. La pollution atmosphérique a en revanche augmenté dans la capitale et ses environs, en raison des nombreux travaux de voirie en cours, parmi lesquels la de construction d’un réseau de tramway à Jérusalem.


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