Le rapport Winograd en une phrase

par Paul Giniewsk | Arouts 7

dimanche 10 février 2008

L’ essentiel des longs mois d’ enquête et des centaines de pages du rapport, tient dans une seule de ses phrases... D’ innombrables compte-rendus, résumés et commentaires ont été publiés en Israël et dans le monde sur le « rapport Winograd » qui a disséqué la guerre Israël-Hezbollah de l’ été 2006.


Voir en ligne : Lire l’article sur : http://www.a7fr.com/

On a analysé les responsabilités des divers échelons civils et militaires, des ministres et des généraux, la conduite des autorités et de l’ armée. Mais, chose curieuse, ces exégèses ont été consacrées aux détails. Aucune, à notre connaissance, n’est allée à l’ essentiel.

Or, l’ essentiel des longs mois d’ enquête et des centaines de pages du rapport, tient dans une seule de ses phrases : « Israël ne peut survivre dans cette région et ne peut vivre en paix, que si le peuple, en Israël même, et si ses voisins sont persuadés qu’ il possède une direction politique et militaire, une capacité militaire et une solidité sociale qui lui permettent de dissuader ceux de ses voisins qui lui veulent du mal et de les empêcher - si nécessaire par la force des armes - d’ atteindre leurs objectifs ».

Tout le reste découle de cette sévère mise en garda. Ceux qui se sont préoccupés - et se préoccupent encore - de la survie politique d’ Ehud Olmert ou d’ Ehud Barak, oublient que c’ est de la survie physique d’ Israël qu’ il s’ agit. Au lieu de scruter l’ arithmétique des voix qui font ou défont les majorités à la Knesseth, ils feraient mieux de scruter à l’ infini la phrase capitale et historique du rapport Winograd.

Et pour la simplifier encore davantage, nous la résumerons à notre tour par une mise en garde encore plus condensée, qui n’ est autre qu’ un proverbe russe : « Si tu veux attirer les loups, conduis-toi comme un mouton ».

C’ est pour n’ avoir pas tenu compte de cette évidence qu’ Israël a subi les agressions du Hezbollah à partir du Sud-Liban.

Il les a laissées impunies pendant des années. Au lieu de dissuader il a encouragé. Et quand il a finalement réagi, il l ’a fait d’ une main molle, de crainte de léser des « civils ».

C’ est pour n’ avoir pas tenu compte des mises en garde qu’ Israël subit depuis des années les bombardements d’ une violence croissante de Shdéroth et d’ autres localités du Néguev par les terroristes du Hamas. Au lieu de les écraser, Israël s’ est retiré de Gaza. II a encouragé au lieu de dissuader.

Et au lieu de se doter d’ une direction politique qui fasse trembler ses ennemis, il se donne pour dirigeants des tigres de papier qui font rire ces ennemis, puisqu’ ils leur annoncent en guise de riposte aux menaces de voisins qui proclament leur intention de les détruire, être prêts à des sacrifices douloureux - en terre et en sang juifs - pour gagner la clémence des bourreaux !

Rire ?

On pleure de honte, d’ impuissance, de désespoir et de rage devant une telle impéritie.


Les textes

Mots-clés

Accueil