L’Égypte arrête 2.000 Palestiniens et tance le Hamas

Reuters

mercredi 6 février 2008

La police égyptienne a interpellé quelque 2000 Palestiniens dans le Sinaï, au lendemain d’une fusillade sanglante entre activistes palestiniens et forces de l’ordre égyptiennes au poste-frontière de Rafah, selon un responsable de la sécurité désireux de conserver l’anonymat.


Cette fusillade, qui a fait un mort et une soixantaine de blessés, a ravivé la tension à la frontière entre la bande de Gaza et l’Égypte, défoncée à l’explosif le 23 janvier par des activistes du Hamas pour contourner le bouclage de l’étroite bande côtière par Israël.

L’Égypte a également appelé le Hamas à permettre aux forces de sécurité de l’Autorité palestinienne de surveiller la frontière avec Gaza et prévenu les dirigeants du mouvement au pouvoir dans le territoire côtier de ne pas abuser de sa patience.

Dimanche, les Égyptiens ont refermé le passage en concertation avec le Mouvement de la résistance islamique.

D’après le responsable de la sécurité, 1.500 Palestiniens ont été parqués dans un camp de jeunesse à El Arich, sur la côte méditerranéenne.

Tous sont en possession d’un permis de résidence à l’étranger mais ont besoin d’un visa d’entrée en Égypte. Ils ne seront autorisés à sortir qu’une fois ces problèmes de papiers réglés, a précisé le responsable.

Les policiers ont aussi arrêté un demi-millier d’autres Palestiniens dans la ville-frontière de Rafah après les troubles de lundi. Ils seront tous renvoyés dans la bande de Gaza.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a souhaité que la raison l’emporte chez les dirigeants du Hamas.

« Nous appelons les autorités gouvernant la bande de Gaza à autoriser les observateurs et les membres de l’Autorité palestinienne à revenir à nouveau au point de passage (de Rafah), afin de superviser l’application de l’accord (de 2005 sur la frontière) », a-t-il déclaré.

« L’Égypte est généreuse et l’Égypte est patiente. L’Égypte a de la patience, mais cette patience, n’en doutons pas, a ses limites », a ajouté Aboul Gheit.

« Nos frères palestiniens doivent comprendre que leur combat n’est pas dirigé contre l’Égypte mais contre Israël. Ils ne doivent pas tomber dans un piège tendu par Israël. »


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