ZAKHOR ! C’était un 12 octobre

Charles Etienne Nephtali

lundi 15 octobre 2007

Oui, c’était un 12 octobre, il y a 7 ans déjà. Chaque année depuis, il m’est impossible d’oublier que Vadim Norzich (Z’’L) et Asi Avrahami (Z’’L), deux jeunes réservistes israéliens, nouvellement mariés et pères de famille, entrèrent involontairement dans Ramallah. Ils furent aussitôt arrêtés par l’« Autorité palestinienne », émanation des criminels « accords » d’Oslo, dirigée par le non moins criminel Arafat, le plus grand tueur de Juifs depuis la seconde guerre mondiale (1).


Au lieu d’être reconduits à la frontière, comme le stipulaient lesdits « accords » d’Oslo, ils furent menottés et emmenés au poste de police. La foule, la populace devrais-je même écrire, défonça la porte du bâtiment, y entra et, aidée par certains policiers, oui, vous avez bien lu, certains policiers, s’acharna sur les deux Israéliens avant de les défenestrer et de traîner leur corps dans les rues.

La scène de la tuerie fut filmée par un caméraman italien (2) et il nous fut donné de voir à la télévision l’horreur dans l’horreur, la sauvagerie dans la sauvagerie. Mais, volontairement, il ne nous fut pas tout montré tellement l’acharnement de ces sauvages était insoutenable.

En effet, avant d’être lynchés, les malheureux Israéliens auraient été violés puis frappés à la tête à coups de poings, de pieds, de crosses de fusils. Le crâne de l’un d’eux éclata et, horreur dans l’horreur, le cerveau fut sorti à mains nues et montré à la foule hurlant de haine et applaudissant.

J’ai toujours en mémoire l’image de ce jeune Arabe fier de lui, à la fenêtre du commissariat, montrant ses mains rouges du sang des malheureux Israéliens qui venaient d’être battus à mort et défenestrés.

J’ai toujours en mémoire les corps informes, disloqués et horriblement mutilés des deux Israéliens que ces sauvages continuaient à piétiner et à traîner dans les rues de Ramallah attachés au pare-chocs d’une voiture à la grande joie des enfants arabes amenés sur place pour assister au « spectacle » et de toutes ces femmes distribuant des gâteaux et poussant des « you-you » hystériques, stridents, joyeux et triomphants.

Que fit Israël face à cet acte de barbarie d’un autre âge ? Monsieur Barak, Premier Ministre à l’époque depuis un peu plus d’un an, décida de réagir énergiquement : en guise de représailles, il fit bombarder le soir même le commissariat où les atrocités furent commises quelques heures auparavant, attendant cependant que....... le bâtiment fut vide !

L’indignation face à cet acte de barbarie fut de courte durée. Sans vergogne, certains, faisant l’impasse sur le déchaînement de sauvagerie sans nom qui transforma des corps humains en charpie sanglante, avancèrent le fait que c’était la réponse « palestinienne » à la « mort » d’un gamin arabe au carrefour de Netzarim, à Gaza, deux semaines auparavant, le 30 septembre 2000, affaire dont nous sommes ces jours-ci témoins des rebondissements grâce au courage de M. Karsenty. Quelle responsabilité et quelle honte pour France 2 s’il s’avérait que tout cela était faux, que tout cela ne fut qu’une sinistre mise en scène destinée à incriminer Israël !

Jusque là, pour moi qui ai beaucoup vécu en Amérique Latine, le 12 octobre était une date marquante : la découverte de ce continent par Christophe Colomb et le début d’un grand massacre des populations locales. C’était également, plus joyeusement, la date de l’anniversaire d’une connaissance.

Dramatiquement, le 12 octobre est également l’anniversaire d’un épouvantable massacre perpétré par les Allemands en Ukraine qui, en 1941, fusillèrent plus de 10.000 Juifs, quel sadisme ! « à l’occasion du nouvel an juif ».

Mes chers Vadim et Asi, à tout jamais, le 12 octobre sera gravée dans ma mémoire comme étant la date de votre martyre. Vous êtes, tout comme Shalevet, Revital, Noam, Matam, Daniéla, Aviva, Oriah, Lirane, Chiraz, Tamara et des milliers d’autres Israéliens, des « victimes de la paix » comme disent les partisans des criminels « accords » d’Oslo. A quoi auront donc servi ces « accords » si ce n’est qu’à armer des criminels qui ne rêvent que de tuer des Juifs, qui ne rêvent que d’éradiquer Israël ?

Espérons que ce mois d’Octobre 2007 ne verra pas l’aboutissement de ces prétendues « négociations » entre M. Olmert et M. Abbas/Mazen, curieuses « négociations » dans lesquelles seul Israël fait des concessions, et des « concessions » de taille, voire des reculades dangereuses.

ZAKHOR ! N’oublions pas Vadim et Asi. Prions pour le repos de leur âme. AMEN !


En rédigeant ce texte de souvenir, j’apprenais que nos deux otages, Ehoud Goldwasser et Eldad Réguev, seraient morts. Espérons que ce ne soit qu’une horrible fausse nouvelle mais avec ces terroristes du Hezbollah, ces gens sans foi ni loi, on peut s’attendre au pire jusque et y compris à un ignoble chantage.


(1) Et malgré cela, le 11 novembre 2004, à Villacoublay, d’indécents honneurs furent rendus à Arafat, le plus grand ennemi de l’Etat d’Israël depuis son Indépendance. Ces honneurs constituèrent une véritable insulte faite à notre armée, à notre drapeau mis en berne, à notre hymne national joué par la Garde Républicaine en tenue d’apparat en son honneur et ce, en présence des plus hautes autorités de notre pays.

(2) Par la suite, l’agence de presse dont dépendait le caméraman dû « présenter des excuses » à Arafat.


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