Abu Ala dit à Arafat : Assez c’est assez

DEBKAfile Rapport Exclusif

jeudi 1er janvier 2004

Abu Ala : une deuxième Premier ministre sur le chemin de la sortie.

Le dernier week-end, Ahmed Qureia (Abu Ala) est devenu le deuxième Premier ministre palestinien à avertir Yasser Arafat qu’il était sur le point de démissionner. Il a décidé de jeter l’éponge après la découverte que les coffres de l’Autorité Palestinienne étaient vides. Il n’y avait rien pour réunir le 1ier Janvier la somme por faire la feuille de paie pour les 80,000 fonctionnaires et personnel de sécurité. En fait l’Autorité Palestinienne n’a aucun fonds d’exploitation du tout.


Arafat, selon les sources palestiniennes du Debkafile’s’, a salué la menace dans un silence de plomb.

Si Abu Ala quitte maintenant, il aura duré un mois et demi, comparé avec les quatre mois de son prédecésseur qui a été chassé en plein travail. Abu Mazen passe maintenant la plupart de son temps à Amman et s’aventure rarement dans la Rive Occidentale.

Abu Ala a accusé Arafat d’attirer l’attention en se concentrant sur des discussions stériles d’une trêve pour en sous-main s’approprier personnellement des fonds de l’Autorité Palestinienne et en retirer la gestion financière des mains du ministre des Finances palestinien pro-américain, Salem Fayed.

Le ministre expulsé a été laissé sans rien faire, sauf de se tourner les pouces à la maison.

Les sources de Debkafile’s notent que Washington et Jérusalem préféreraient tenir ce développement sous le manteau parce que, en court-circuitant Fayed, Arafat est face aux derniers espoirs de réformes palestiniennes qui devaient présager du plan de paix au Moyen-Orient.

Ces réformes, instituées par l’Administration Bush, Abu Mazen et le Premier ministre Ariel Sharon, ont été conçues pour empêcher que les fonds de l’Autorité Palestinienne soient utilisés pour le terrorisme. Cette mesure cruciale a été mise en place au sommet tripartite d’Aqaba en juin dernier. Le Président George W. Bush avait été prodigue dans son éloge aux efforts de Fayed pour régler les finances palestiniennes et les rendre transparentes.

Avec l’approche du 1er janvier, un certain nombre de fonctionnaires palestiniens ont fait appel instamment aux Américains, aux Européens et aux Saoudiens pour fournir des fonds en urgence pour payer les salaires. Rien n’est imminent de ce côté là . Le voyage projeté du Premier ministre à Riyadh pour réclamer de l’aide n’est pas jusqu’ici programmé prochainement.

La « gêne » dans les finances de l’Autorité Palestinienne n’est pas le seul motif d’Abu Ala pour menacer de démissionner - mais aussi le contrôle d’Arafat des forces de sécurité palestiniennes et la tactique de négociation, qui devaient être de son ressort comme Premier ministre, mais qui ne sont pas non plus une sinécure.

Les sources palestiniennes et au Moyen-Orient de Debkafile’s ont appris qu’il est aussi désespéré de l’état lamentable des relations avec l’étranger de l’Autorité Palestinienne. L’agression de la semaine dernière lors de la visite du ministre des Affaires Etrangères égyptien Ahmed Maher dans la mosquée Al-Aqsa a rebondi désastreusement sur la traditionnelle proximité des liens avec Le Caire. Les officiels égyptiens se réfèrent furieusement à la mauvaise gestion palestinienne du Mont du Temple, tandis que la presse du Caire rejette les allusions que c’est Arafat lui-même qui a ordonné l’attaque humiliante de Maher.

Le bas niveau dans les relations Égypto-palestiniennes est sans précédent dans la décennie depuis les accords d’Oslo de 1993, quand les dirigeants de l’OLP ont obtenu le contrôle de la Rive Occidentale et la Bande de Gaza. La situation semble aller de mal en pis.

Le commentaire d’Amman est que les Jordaniens se préparent à ajouter leur voix au régime de Moubarak qui critique la présence et l’administration des lieux saints Musulmans sur le Mont du Temple de Jérusalem par de l’Autorité Palestinienne
.
L’ex-prince-héritier jordanien Hassan a confirmé la crise quand il dit lundi 29 décembre, à Amman : Sharon est un pragmatique, mais il n’a aucun partenaire pour parler du côté palestinien.


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