Conflit entre le Fatah et le Hamas : causes et rťpercussions

Par : Menahem Milson | MEMRI

jeudi 26 juillet 2007

Les ťvťnements de Gaza
Le prise de contrŰle par le Hamas de la bande de Gaza a ťtť le point culminant de deux phťnomŤnes distincts qui ont vu le jour il y a quelques annťes. Le premier est la rťsurgence de l’islam comme principal fondement de l’identitť individuelle et collective au Moyen-Orient. Je dťvelopperai le sujet plus bas, mais il convient pour l’instant de souligner qu’ŗ Gaza, oý les FrŤres musulmans sont bien implantťs depuis des annťes, l’islamisation a eu une portťe particuliŤrement importante.


Elle s’est faite non seulement par l’endoctrinement dans les mosqu√©es, mais aussi par l’octroi de services sociaux en tous genres : jardins d’enfants, cliniques, organisations caritatives - services pourvus sous la banni√®re de la charit√© islamique.

e deuxi√®me ph√©nom√®ne est le d√©clin du pouvoir et du prestige de l’Autorit√© palestinienne et de son principal composant : le Fatah. Ce processus de d√©clin a √©t√© entam√© d√®s la cr√©ation par Yasser Arafat de l’Autorit√© palestinienne √† Gaza et en Cisjordanie. L’OLP, et le Fatah en particulier - l’organisation d’Arafat et la principale composante de l’OLP, manqu√®rent le passage de la « lutte contre l’ennemi sioniste » √† la cr√©ation d’une institution de gouvernance. La corruption et une direction inefficace dans les territoires de l’Autorit√© palestinienne ont cr√©√© un vide qui a √©t√© combl√© par le Hamas. Bien que le Hamas, comme tous les groupes islamistes, rejette la d√©mocratie par principe, il a su tirer profit de l’opportunit√© des √©lections du Parlement palestinien (en janvier 2006), obtenant la majorit√© des si√®ges. Le Hamas a alors form√© un gouvernement avec Isma√Įl Haniyeh comme Premier ministre. Le Fatah, vaincu aux √©lections, a refus√© de c√©der le pouvoir (notamment les fonds publics et le contr√īle des forces arm√©es) au Hamas. Les Saoudiens ont fait une tentative pour r√©soudre le diff√©rend en n√©gociant un arrangement entre les mouvements rivaux (l’Accord de la Mecque de f√©vrier dernier) - accord qui n’a de toute √©vidence pas tenu.

Les deux parties diff√®rent profond√©ment dans leur perception de la crise : le Hamas est convaincu que le Fatah a tent√© de lui d√©rober son mandat justement acquis par les √©lections, tandis que le Fatah a toujours consid√©r√© le Hamas comme un dangereux rival qui remet en cause sa l√©gitimit√©. Le Hamas s’est oppos√© et demeure oppos√© aux Accords d’Oslo, ainsi qu’√† tout autre trait√© de paix avec Isra√ęl, n’√©tant dispos√© √† envisager que des cessez-le-feu temporaires. Le paradoxe r√©side dans le fait que le Hamas est pr√™t √† prendre part √† l’Autorit√© palestinienne tout en refusant de l√©gitimer les Accords d’Oslo, qui en sont les fondements. Cela peut s’expliquer par l’espoir que nourrit le Hamas de prendre le contr√īle, en temps voulu, de toute l’Autorit√© palestinienne, et d’en modifier la nature.

Les violents affrontements de ces derniers mois ont conduit √† l’effondrement total de l’Autorit√© palestinienne √† Gaza. Les forces de s√©curit√© de l’Autorit√© palestinienne, fortes de 40 000 hommes, ont √©t√© ais√©ment vaincues par les unit√©s arm√©es du Hamas, fortes de seulement 5 000 hommes. Les unit√©s de l’Autorit√© palestinienne se sont rendues et n’ont plus fait parler d’elles. Les dirigeants du Fatah se sont enfuis √† Ramallah. M√™me si le nombre de victimes, s’√©levant √† 125 personnes, dont 25 passants anonymes, n’est pas des plus √©lev√©s, compar√© √† ce qui se passe ailleurs au Moyen-Orient, la brutalit√© des meurtres, retransmis sur les cha√ģnes t√©l√©vis√©es arabes, a √©t√© un grand choc : un activiste du Fatah a notamment √©t√© pouss√© du sommet du plus haut immeuble de Gaza ; un officier du Fatah du nom de Samih Al-Madhun a √©t√© abattu en public alors qu’il √©tait d√©j√† bless√©, et son corps a ensuite √©t√© mutil√©. D’autres membres du Fatah, faits prisonniers, ont re√ßu des coups de feu dans les rotules, etc.

En r√©action, Abou Mazen a dissout le gouvernement dirig√© par Isma√Įl Haniyeh, ainsi que le Parlement contr√īl√© par le Hamas, et a nomm√© un cabinet d’urgence ayant Salam Fayad, qui a travaill√© √† la Banque mondiale, comme Premier ministre.

La nature du Hamas, son mode de fonctionnement, ses tactiques, ses objectifs strat√©giques et ses alliances sont apparus au grand jour. Notons qu’avant ces √©v√©nements (√† l’√©poque o√Ļ le Hamas faisait officiellement partie d’un gouvernement de coalition avec le Fatah), Abou Mazen avait pr√©f√©r√© occulter les diff√©rences insolubles distinguant son mouvement politique, le Fatah, du Hamas - dans l’espoir de parvenir √† une coexistence pacifique avec ce dernier. Mais aujourd’hui, il est devenu douloureusement clair pour la direction du Fatah qu’une telle coexistence est impossible. Les deux parties ont √©t√© incapables de partager le pouvoir parce que leurs visions du monde sont diam√©tralement oppos√©es. Telle est la le√ßon que les pays arabes voisins - l’Egypte, la Jordanie et l’Arabie Saoudite - ont aussi apprise.

Le Hamas dans la bande de Gaza se trouve dans le m√™me camp que le Hezbollah au Liban et que divers groupuscules affili√©s √† Al-Qa√Įda qui fonctionnent comme des √©missaires de l’Iran et de la Syrie. Nous voyons se former des alliances qui, dans une optique purement religieuse, semblent des plus improbables : le Hamas, mouvement fondamentaliste sunnite, est alli√© au Hezbollah chiite, et agit comme un √©missaire de l’Iran chiite et du r√©gime baasiste syrien, lequel opprime durement les Fr√®res musulmans en Syrie. Comme le dit le dicton « Politics makes strange bedfellows », la politique donne lieu √† de bien √©tranges liaisons.

L’Iran chiite, qui s’efforce de devenir une puissance r√©gionale, ne n√©glige aucun alli√© susceptible d’√™tre utilis√© comme √©missaire pour combattre, menacer et d√©stabiliser ses ennemis et les rivaux, c’est-√†-dire les r√©gimes alli√©s √† l’ennemi n°1, les Etats-Unis, √† son concurrent r√©gional l’Arabie Saoudite et, bien s√Ľr, √† Isra√ęl. C’est ainsi que l’on voit assiste √† un alignement de l’Iran chiite avec la Syrie la√Įque, avec le Hezbollah chiite, avec les terroristes d’Al-Qa√Įda, sunnites, et avec le Hamas.

Ainsi, il est √©vident que le conflit entre le Fatah et le Hamas ne d√©coule pas d’un simple rapport de forces entre factions palestiniennes. Je vais tenter d’en expliquer les implications r√©gionales et les r√©percussions mondiales.

Contexte général

L’islam comme facteur politique

Vous pourriez trouver dans les quotidiens de presse de ces derni√®res semaines la plupart des faits que je viens d’√©noncer. Mais afin de bien comprendre la signification et les implications de cette nouvelle situation, il nous faut situer le lieu de faille dans la r√©gion, identifier les alli√©s r√©gionaux des deux c√īt√©s, d√©finir les causes qu’ils d√©fendre, et surtout nous pencher sur le r√īle de l’islam comme facteur politique.

L’islam est, en principe, √† la fois une confession religieuse et une communaut√© politique. Bien entendu, √† l’√©poque moderne, la r√©alit√© v√©cue par la plupart des musulmans ne correspond pas tout √† fait √† cette vision des choses, qui demeure toutefois un id√©al dans une optique islamiste : l’id√©al d’une nation (oumma) islamique r√©gie par la loi d’Allah. La confluence de l’islam et de la politique n’est pas une caract√©ristique islamiste : m√™me parmi les r√©gimes non islamistes, le rapport √©troit entre islam et politique est omnipr√©sent, chaque mesure politique ayant une connotation islamique.

S’il est vrai que l’id√©al de l’unit√© islamique est au cŇďur de la foi musulmane, l’islam se divise, depuis ses d√©buts, en deux branches antagonistes : les sunnites et les chiites. La grande majorit√© des musulmans dans le monde (pr√®s de 90%) est sunnite. Au Moyen-Orient toutefois, la majorit√© sunnite n’est pas si √©crasante ; la pr√©sence chiite est importante, non seulement en Iran (principalement chiite), mais aussi dans un grand nombre de pays arabes : au Liban, o√Ļ les chiites forment probablement la communaut√© la plus importante, en Arabie saoudite, o√Ļ leur pourcentage r√©el est un secret d’Etat, dans les Etats du golfe Persique, et en Irak, o√Ļ ils sont majoritaires.

Ainsi, la rivalit√© qui existe entre deux puissances d√©terminantes de la r√©gion, l’Iran et l’Arabie saoudite, a une dimension religieuse distincte. Cet aspect de la confrontation rev√™tait une moins grande importance avant la R√©volution islamique de 1979 en Iran, vu que le Shah n’√©tait absolument pas religieux, et vu que ces deux pays se trouvaient dans l’orbite des Etats-Unis. Mais avec la R√©volution islamique, la situation a √©volu√© de fa√ßon spectaculaire.

La prise de contr√īle de l’ambassade des Etats-Unis et la prise d’otages am√©ricains par des √©tudiants iraniens le 4 novembre 1979 ont √©t√© salu√©es de part en part du monde musulman comme une victoire de l’islam sur les infid√®les. Ce groupe d’√©tudiants iraniens (dont Ahmadinejad aurait fait partie) avait r√©ussi √† humilier la superpuissance am√©ricaine. Voil√† qui confirmait la croyance islamiste selon laquelle en agissant sans peur au nom de l’islam, les musulmans pourraient vaincre les infid√®les. Le fait que c’√©tait une victoire des chiites, minoritaires dans le monde musulman, n’a pas affaibli le sentiment de r√©ussite chez les musulmans de fa√ßon g√©n√©rale. Dans un monde divis√© en deux camps - entre croyants et infid√®les -, la solidarit√© des musulmans √† l’√©gard de l’Iran de Khomeiny fut quasi universelle.

Pour le r√©gime saoudien toutefois, le prestige de la R√©volution islamique posait un probl√®me. Aux yeux de ce dernier, c’est la Maison des Saoud, protectrice des deux lieux saints - la Mecque et M√©dine - qui est la gardienne l√©gitime de l’islam v√©ritable, c’est-√†-dire de l’islam sunnite, conform√©ment √† la doctrine wahhabite. A yeux des dirigeants saoudiens, c’√©tait donc √† eux de diriger le R√©veil islamique, et non √† l’ayatollah Khomeiny, cet h√©r√©tique chiite, consid√©r√© comme √† peine mieux qu’un infid√®le. L’aura religieuse de la Maison des Saoud avait toujours repr√©sent√© un atout politique dans l’ar√®ne panarabe internationale, et encore plus au sein du Royaume. Afin de pr√©server son statut religieux, il lui fallait gagner la bataille pour le statut de champions de l’islam dans le monde - pour le cŇďur et l’esprit de tous les musulmans.

Pour relever le d√©fi pos√© par la R√©volution iranienne, les Saoudiens ont donc opt√© pour une double action : ils ont lanc√© le djihad contre l’invasion sovi√©tique de l’Afghanistan en 1979 et ont lanc√© une op√©ration √† grande √©chelle de propagation de l’islam. A cette fin, ils ont investi des milliards de dollars, par le biais d’organisations caritatives islamiques, dans la construction de mosqu√©es et de centres religieux (madrassas) dans le monde entier. De toute √©vidence, ces madrassas et mosqu√©es √©taient le lieu de la propagation de l’islam djihadiste. Bien que le ph√©nom√®ne soit difficilement quantifiable, son influence est palpable jusque dans les communaut√©s musulmanes les plus recul√©es, de Manchester √† San Diego, de Durban √† Copenhague. L’un des b√©n√©ficiaires de ces largesses saoudiennes fut le Hamas, rejeton palestinien des Fr√®res musulmans √©gyptiens, fond√© en 1987.

La d√©b√Ęcle sovi√©tique de 1989 en Afghanistan a repr√©sent√© une grande victoire pour l’islamisme. Dix ans apr√®s la r√©volution islamique chiite de Khomeiny en Iran, l’islam sunnite triomphait de la puissance communiste infid√®le. Les Etats-Unis pensaient alors avoir efficacement manipul√© l’islam pour assener un coup aux Sovi√©tiques. Mais pour les islamistes, il ne s’agissait l√† que de l’un des actes d’une pi√®ce qui se jouerait √† √©chelle internationale jusqu’√† la victoire ultime de l’islam, qui impliquerait la d√©faite des Etats-Unis.

Le tournant du 11 septembre

La grande victoire islamique qui a suivi fut le 11 septembre - un tournant historique pour le monde entier, mais plus encore pour le Moyen-Orient. Le 11 septembre a rendu √©vident le fait que l’islam est un facteur politique essentiel de la politique r√©gionale du XXI√®me si√®cle. C’est un fait que les Occidentaux ont du mal √† int√©grer, les Isra√©liens tout comme les Am√©ricains, tout comme les personnes ordinaires qui suivent les nouvelles ou lisent les sp√©cialistes du Moyen-Orient : √† n’en pas douter, nous avons tous appris depuis le 11 septembre l’existence du terrorisme islamiste et compris que les int√©gristes islamistes sont pr√™ts √† commettre les pires atrocit√©s pour Allah. Toutefois, l’id√©e que des concepts et des inimiti√©s religieuses datant du VII√®me si√®cle constituent une composante majeure de la politique actuelle est difficile √† avaler pour les Occidentaux. C’est pourtant un fait. Le Hamas croit v√©ritablement qu’Allah lui accordera la victoire sur un Fatah sans Dieu et l’aidera √† supprimer Isra√ęl de la surface de la terre. Et le pr√©sident iranien Ahmadinejad pense vraiment que c’est son destin de pr√©parer la venue du Mahdi (messie islamique) qui doit avoir lieu, selon Ahmadinejad, dans approximativement deux ans.


Le d√©doublement de personnalit√© de l’Arabie Saoudite

Le 11 septembre fut un tournant pour les Saoudiens pour une raison pr√©cise : ils ont compris qu’ils avaient perdu le contr√īle de leur campagne pour le r√©veil de l’islam, entam√©e vingt ans plus t√īt, et que celle-ci s’√©tait retourn√©e contre eux. La r√©v√©lation est arriv√©e avec une s√©rie d’attaques terroristes en Arabie saoudite m√™me. Le djihad, principe fondamental de la doctrine wahhabite que les Saoudiens avaient tant fait pour promouvoir dans d’autres pays, √©tait √† pr√©sent dirig√© contre eux. Les Saoudiens se sont trouv√©s contraints de revoir leur propre discours et leurs programmes √©ducatifs et de r√©interpr√©ter leur wahhabisme officiel afin qu’il ne devienne pas une menace pour leur survie et leurs alliances internationales vitales.

Cette r√©√©valuation est encore en cours, et il est trop t√īt pour rendre un verdict final √† son sujet. Sur le front int√©rieur, les Saoudiens combattent avec beaucoup de pers√©v√©rance et d’intransigeance le terrorisme islamiste au sein du Royaume. Ils ont en outre pris position en faveur d’Abou Mazen contre le Hamas √† Gaza. Toutefois, ils soutiennent en parall√®le les terroristes sunnites qui attaquent les chiites en Irak. On assiste √† un paradoxe similaire avec le financement par la famille royale saoudienne des principaux m√©dias √©lectroniques progressistes, alors que c’est aussi l’Arabie Saoudite qui les bloque dans le Royaume. Les exemples de ce type ne manquent pas.

Le combat pour la conqu√™te de l’√Ęme arabe est symptomatique du combat pour l’√Ęme du Moyen-Orient dans son ensemble ; c’est un combat latent depuis des dizaines d’ann√©es, qui est pass√© sur le devant de la sc√®ne depuis le 11 septembre. Ce combat oppose les mouvements islamistes alli√©s √† l’Iran et √† la Syrie aux gouvernements qui, bien que pas v√©ritablement la√Įques et d√©mocratiques, ont le m√©rite d’√™tre moins fanatiques et plus tourn√©s vers l’Occident. Ce combat se joue sur des terrains nombreux et vari√©s, dont le Liban, Gaza, l’Irak, mais partout le conflit sous-jacent est le m√™me.

Comme vous pouvez le constater, j’√©vite soigneusement de qualifier les parties adverses de « bons » ou de « mauvais », parce que tout ce que je peux honn√™tement dire, c’est que d’un c√īt√© on a des fanatiques, et de l’autre des √©l√©ments moins fanatiques et plus ouvertes √† l’Occident, repr√©sentant donc un moindre mal.

La complexit√© de la situation est illustr√©e de fa√ßon frappante par le cas du Qatar. Ce petit √©mirat du Golfe, de pr√®s d’un million de citoyens, h√©berge la plus grande base militaire am√©ricaine de la r√©gion, et entretient des relations √©conomiques et dans une moindre mesure, diplomatiques, avec l’Etat d’Isra√ęl. Parall√®lement, c’est l’√©mir du Qatar qui a fond√© et continue de contr√īler Al-Jazeera, la t√©l√©vision arabe jouissant de la plus grande influence, qui prend clairement parti pour l’axe islamiste « Al-Qa√Įda, le Hamas, le Hezbollah, les Fr√®res musulmans et l’Iran ».

On explique g√©n√©ralement ce parti pris, qui semble d√©mentir l’image d’un Qatar alli√© des Am√©ricains, par la volont√© d’Al-Jazeera de maintenir un taux d’audience √©lev√© en caressant dans le sens du poil la l√©gendaire « rue arabe ». Cette explication est juste, et en dit long, mais elle n’est que partielle. L’explication compl√®te est que ce parti pris d’Al-Jazeera refl√®te la v√©rit√© paradoxale selon laquelle le Qatar, tout alli√© des Etats-Unis qu’il est, poursuit une politique ouvertement pro-Hezbollah, pro-Syrie, pro-Iran et pro-Hamas dans ses relations internationales. Ainsi, c’est l’opposition du Qatar qui a fait avorter la proposition du Conseil de s√©curit√© sponsoris√©e par les Etats-Unis d’exprimer son soutien pour le gouvernement d’urgence d’Abou Mazen et de condamner la violence du Hamas. Le Qatar a en outre essay√© - sans succ√®s - de contrecarrer la R√©solution du Conseil de s√©curit√© pour la cr√©ation d’un tribunal international devant juger les assassins du Premier ministre libanais Rafik Hariri. Dans ces deux cas, le Qatar se trouvait dans le camp oppos√© aux Etats-Unis et dans le m√™me camp que la Russie.

Contexte international

Et j’en arrive ainsi au contexte international (et √† la fin de ma pr√©sentation) : la Russie, en cherchant √† redevenir l’un des principaux acteurs au Moyen-Orient, a adopt√© une position de soutien √† l’Iran et √† l’ensemble de l’axe islamiste. Telle est la raison de la curieuse entente entre la Russie et le Qatar.

Les Etats-Unis, malgr√© tout ce que l’on peut penser de la politique exerc√©e dans tel ou tel domaine, sont clairement dans le droit chemin sur un point : ils soutiennent les forces du moindre mal contre la vague du mill√©narisme.



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