L’envers du dťcor

Victor Perez

mardi 24 juillet 2007

Les droits de l’homme sont la motrice de nos modes de pensťes occidentales, et loin de tout vťritable dťmocrate l’idťe d’en supprimer la moindre once de sa contenance. Mais l’utilisation de ces droits qui en est faite parfois, laisse, trŤs souvent, pantois leurs dťfenseurs.


Voir en ligne : source : http://victor-perez.blogspot.com

Lors de la conf√©rence de presse quotidienne du 23 juillet 2007 du minist√®re fran√ßais des Affaires √©trang√®res et europ√©ennes, la r√©ponse du porte-parole √† la question d’un intervenant donne en filigrane le la, voire la musique de ce que doit √™tre, et non autre, les lois de ce petit pays que des millions de tar√©s d’Allah s’acharnent √† vouloir d√©truire. A savoir, l’Etat des Juifs, Isra√ęl.

Question du journaliste : « Quelle est la r√©action de la France au projet de loi vot√©e par la Knesset isra√©lienne interdisant la location de ’’terres d’Etat’’ √† une partie des citoyens isra√©liens : stipulant ’’que les terres d’Etat ne peuvent pas √™tre lou√©es ou vendues √† des non-juifs’’ ?  »

R√©ponse du porte-parole : « Je n’ai aucun commentaire √† ce sujet. Les organismes comp√©tents des Nations unies auront l’occasion d’y revenir »

Ne doutons pas que « les organismes comp√©tents » (sic) de l’Onu interviendront tr√®s prochainement au nom des droits de l’homme pour... √©videmment condamner cet √©tat ‚Äė’raciste’’.

Il faut savoir, avant de continuer la r√©flexion, que la presque totalit√© des terres de l’√©tat sont propri√©t√©s d’Isra√ęl et que le citoyen propri√©taire -quel qu’il soit- d’un immeuble ne dispose que d’un bail de jouissance pluriannuel de la surface o√Ļ sied le dit bien. Il est, par contre, √©vident que toute personne peut √©videmment acheter le bien d√©j√† construit, mais nul ne pourra, en revanche, disposer d’une parcelle libre de toute construction sans, auparavant, d√©tenir les droits requis sur celle-ci. Ce qui pr√©serve, sans aucun doute, l’objectif premier des p√®res fondateurs de l’Etat d’Isra√ęl, √† savoir : poss√©der les droits de propri√©taires pour installer librement dans le pays de nos anc√™tres tous les Juifs menac√©s de par le monde, ou tout simplement ceux qui le souhaitent.

Imaginons maintenant, qu’un √©tat musulman ou plusieurs, forts de leurs p√©trodollars, initient -sous un quelconque camouflage- un mouvement d’acquisition de terres de grande ampleur, cela afin de privil√©gier la seule minorit√© arabo-isra√©lienne qui se r√©v√®le √™tre, au fil des jours, une quasi cinqui√®me colonne ? L’exclusion des citoyens juifs de ce pays, la majorit√© donc, seraient exclus de toutes possibilit√©s de g√©rer et d√©velopper leur propre pays comme bon leur semble.

C’est donc pour √©viter cette possibilit√©, tr√®s r√©aliste, que le parlement isra√©lien a d√©cid√© de voter cette loi de ‚Äė’pr√©f√©rence culturelle’’. Loi qui choque nos droits de l’hommistes, toujours prompts √† juger et condamner Isra√ęl sans consid√©rer auparavant l’environnement et la r√©alit√© de la situation. Des droits de l’homme qui servent de paravent √† des mobiles nettement moins nobles et font, en fin de compte, passer un pays, exemple de d√©mocratie, en paria des nations dans l’unique dessein de le voir dispara√ģtre au plus t√īt.

La question qui s’impose naturellement √† tout observateur objectif √† la lueur de ce constat, est donc celle de savoir √† quel point ces droits doivent √™tre ralentis quelque peu afin que tous, Juifs et Isra√©liens compris, en b√©n√©ficient au maximum.

Les droits de l’homme sont une avanc√©e incroyable de l’humanit√©. Il ne faut pas, en cons√©quences, que l’envers du d√©cor, qui est hideux, ne devienne la r√®gle et servent les totalitarismes qui se succ√®dent.

Malheureusement, ne comptons pas sur « les organismes comp√©tents de l’Onu » pour √™tre √† la t√™te de ce combat.


Les textes

Mots-clés

Accueil