Un sentiment étrange : Face à tant de haine j’ai presque pitié !

Judith Braunstein

dimanche 28 décembre 2003

Fin de Chabat. J’écoute avec appréhension les infos...au cas où, et, surprise...la mort a bien frappé, mais chez ceux qui nous exècrent. Hachem aurait-il entendu ma prière « Je t’en supplie Ha chem, protège ton peuple qui souffre sur la terre que tu nous a donnée. De ruisseau,le sang de tes enfants se transformera en torrent si tu ne retournes pas contre les assassins la haine qui les animent ».


Et puis je me suis souvenue de la définition du miracle, telle qu’elle m’avait été donnée en Eretz : « ...Un miracle est un évènement naturel qui arrive au bon moment ! ».

Magnifique, non ? J’en avais apprécié la subtilité et voilà qu’un tremblement de terre secoue l’Iran...qui nous menaçait de ses foudres, si nous osions tenter de détruire ses armes nucléaires. L’Iran monnayeur du terrorisme qui détruit nos enfants, l’Iran qui nous l’espérons, aura d’autres préoccupations, pendant quelque temps, encore que...et puis j’entends la suite.

L’Iran a appelé au secours l’aide internationale, a même accepté celle du « grand satan »...mais sacrifier ses enfants, son peuple, plutôt que d’accepter celle du « petit satan », pourtant à même d’intervenir très rapidement, et sauver des vies précieuses. OUI MAIS...

Alors si je me suis surprise à avoir d’abord pitié de ces êtres « humains ? » préférant le sacrifice de ..combien des leurs ? sans même la récompense suprême d’un paradis et ses vierges, très vite un sentiment d’écoeurement l’a remplacé.Comment encore espérer quelque chose de ces « gens »...comment croire qu’un jour nous obtiendrons la paix, et serons acceptés dans cette partie du monde ? COMMENT,

COMMENT
Y
CROIRE ?

si vous avez une réponse,donnez-la moi.

Alors ce soir je m’interdis la moindre compassion devant tant tant de haine...qui fait repousser la main tendue à qui se noie et qu’aucun média ne déplorera ce fait. Cela est édifiant sur ce que nous pouvons attendre des uns et des autres et je me demande quel philosophe oserait le justifier : certainement pas par un quelconque « désespoir »des iraniens envers les « occupants » israëliens.

Pour moi, cet « incident » met en exergue la réalité de la haine qu’Israël doit quotidiennement affronter.

Chavoua tov à tous. Le « gardien d’Israël » ne sommeille pas.


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