Il y a 65 ans, la rafle du Vel d’hiv

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lundi 16 juillet 2007

12.884 juifs français ont été arrêtés au matin du 16 juillet 1942 pour être ensuite envoyés vers les camps de la mort. Les autobus utilisés à Paris lors de la rafle du 16 et 17 juillet 1942.


Il y a soixante-cinq ans avait lieu la rafle du Vélodrome d’hiver. Le 16 juillet 1942, à quatre heures du matin, 12.884 juifs sont arrêtés. Parmi eux figurent 4.051 enfants et 5.802 femmes. Une grande partie d’entre eux est envoyée au Vélodrome d’hiver, situé dans le XVème arrondissement de Paris. Les autres sont directement emmenés en autobus vers le camp de Drancy. La police française du régime de Vichy joue le premier rôle dans les arrestations.

Le Vel d’hiv sert alors de prison provisoire. Pendant cinq jours, 7.000 personnes vont tenter de survivre sans nourriture et avec un seul point d’eau. Ceux qui tentent de s’enfuir sont immédiatement abattus. Une centaine de prisonniers se suicidra.

Responsabilité française

La rafle du Vel d’hiv représente à elle seule plus du quart des 42.000 Français juifs envoyés à Auschwitz en 1942. Seules 811 personnes en reviendront. Le 16 juillet 1995, le président de la République Jacques Chirac a reconnu la responsabilité de la France dans la rafle et dans la Shoah. Il a notamment déclaré : « Ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’Etat français. Il y a cinquante-trois ans, le 16 juillet 1942, 450 policiers et gendarmes français, sous l’autorité de leurs chefs, répondaient aux exigences des nazis. (...) La France, patrie des Lumières et des Droits de l’Homme, terre d’accueil et d’asile, la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux ».


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