Quelques rappels historiques...

Judith Braunstein - extrait de « SABA »

mercredi 24 décembre 2003

Preuves de la continuité de la présence du Peuple juif sur sa terre - Y compris les 2000 ans de dispersion


origine des noms de Palestine et peuple d’Israël



En 1220 avant J.C
, des tribus nomades sont appelées « peuple d’Israël » et à Médinet Habu, en Egypte, un bas-relief décrit une bataille navale contre des « peuples de la mer », sans doute originaires de Crète ou des Balkans et nommés « PURASTU » ou « PULASTU ». En hébreu « PELICTIM », en arabe « FILISTIN », en français « PHILISTIN » Repoussés dans le delta du Nil, ils partirent jusqu’à l’actuelle région de Gaza et s’y sédentarisèrent. Elle s’appela PELECHET, PHILISTEA, PALESTINE.

En 132-135, après J.C, les Romains utilisèrent le nom de PALESTINA en remplacement de celui de JUDEA.
Sous l’empire byzantin, la contrée est divisée en 3 parties :
- PALAESTINA PRIMA : Judée, Samarie et la partie méridionale de la vallée orientale du Jourdain.
- PALAESTINA SECUNDA : Vallée de Jezréel, la Galilée orientale et centrale, le Golan et la partie septentrionale de la vallée orientale du Jourdain.
- PALAESTINA TERTIA : la partie sud de la Transjordanie, le Néguev et le désert du Sinaï.

Cette division fût conservée par le régime musulman arabe :

L’utilisation du nom de PALESTINIEN ne remonte qu’à 1921. Il n’y a pas de peuple palestinien. Ce nom représentait les habitants de la « Palestine », les Juifs comme les Arabes.
Les « Juifs palestiniens » d’hier, sont devenus les Israéliens, d’aujourd’hui et les « Arabes palestiniens » d’hier, deviendront les « Palestiniens » de demain, tout en demeurant arabes, de ême que les Israéliens demeurent Juifs.
Palestiniens parce que citoyens de la Palestine, (partie qui leur sera sans doute attribuée sur la Judée-Samarie, en prenant le nom de Palestine, nouvel état arabe)

La plus vieille représentation du Chandelier
datant de l’époque du temple et trouvé
lors des fouilles dans la vieille ville de Jérusalem (1)


Des temps bibliques aux temps modernes


Le « lien » a traversé les millénaires les persécutions diasporiques, résisté à l’assimilation des pays « d’accueil . »

Il est resté intact entre les Hébreux des temps bibliques et les Juifs d’aujourd’hui. La continuité de cette chaîne intemporelle se retrouve, identique, dans l’espace, par la marque continue de la présence juive sur sa terre.

Elle se confirme à chaque découverte archéologique, par les « mézouzot » incrustées dans la pierre aux portes de très vieilles demeures (occupées pour certaines par des familles arabes), par la langue ..l’hébreu, contemporaine des langues mortes « mais que l’on retrouve sur le clavier des ordinateurs et parlée par les enfants d’Israël ».
LA JUDEE-SAMARIE - en hébreu YEHOUDA VE SHOMRON , est le nom historiquement exact de ce que d’aucuns appellent les « territoires », et qui provient des anciens royaumes de JUDA et SAMARIE (ancien royaume d’Israël berceau du peuple juif dont le nom découle : JUIF, YEHOUD

Quand le droit des conquérants fait force de « loi » :

Depuis 1967, toutes les religions ont enfin accès à leurs lieux saints, restaurés ou reconstruits.
LAS ! Après la guerre de 1967, le « droit des conquérants » est revisité en novembre par l’ONU qui s’avise soudain de « l’inadmissibilité de l’acquisition de territoires par la guerre… » et, le « soulignant » par la résolution 242, dépossède une nouvelle fois aux yeux des nations, Israël de ses droits élémentaires !
Ainsi, de quelle que manière que ce soit, le peuple juif n’aurait jamais aucun droit sur sa terre ancestrale, plus commodément surnommée « territoires » et qui, sans nom, peut ainsi à loisir être attribuée aux uns et aux autres, par une logique particulière et mouvante, de « droits », de conquêtes, (sauf israéliens) ou de résolutions !

le sionisme



TSION ou SION est le nom d’une des collines de Jérusalem. Le mot « sionisme » en découle.

Progressivement, le nom de Sion a remplacé celui de Jérusalem ou d’Eretz Israël (terre d’Israël), pour évoquer l’intense nostalgie de tout un peuple déraciné, chassé de sa terre, déporté sous toutes les latitudes, continuellement persécuté, son « ASPIRATION NATIONALE » au « retour », dans sa patrie ancestrale ; aspiration aussi ancienne que ses déportations.

Sa souffrance, en diaspora, et en raison de LA DESTRUCTION PAR DEUX FOIS, DE SON SEUL LIEU SAINT : LE TEMPLE DE SALOMON, a provoqué la naissance de nombreux faux « messies », tant le désespoir des hébreux était grand, ainsi que plusieurs tentatives, au cours de ces millénaires, de « retour à Sion » Aussi, dire ou laisser croire que le sionisme est un fait récent, qu’il s’agit d’un mouvement politique conquérant ou est la conséquence directe de la Shoah, c’est faire l’impasse sur toute l’histoire d’UN PEUPLE, DE SA TERRE, DE SA RELIGION, d’où sont pourtant issues deux autres religions.
Si la conception du « sionisme moderne » a été donnée par Théodore HERZl, juif pourtant « assimilé », mais fortement ébranlé par l’affaire DREYFUS, en France, si la SHOAH en a été le coup d’envoi, si ces deux évènements ont été le « coup de pouce » décisif, qui a enfin permis le retour des Juifs dans leur patrie, l’amour et la fidélité à SION ne se sont jamais démentis et sont aussi anciens que les différents exils des Juifs. En témoignent le jeûne du 9 AV (Ticha be Av), jour de deuil des deux destructions du Temple, leur rappel dans les fêtes et prières quotidiennes, ainsi que dans de magnifiques poèmes, les « sionides », etc.

Tiré de l’Anthologie de la Poésie juive du monde entier de Pierre Haïat, voici le texte du poème de Naftali Hirz Imber :

HATIKVA

Aussi longtemps qu’au fond de nos cœurs
Vibrera l’âme juive,
Et que vers le lointain Orient
Notre regard sur Sion s’est fixé,

Il ne mourra pas notre espoir,
Notre antique espérance,
De retourner au pays de nos pères
A la cité où séjourna David.

Tant que sera présente à nos yeux
Ton antique muraille,
Que nous aurons des pleurs
A verser sur les ruines du Temple,

Il ne mourra pas notre espoir,
Notre antique espérance,
De séjourner au pays de nos pères,
A la cité où séjourna David.

Aussi longtemps que des larmes pures
Couleront des yeux de la Fille du Peuple,
Et que, pour pleurer sur Sion désolée,
Elle se lèvera encore au milieu de la nuit,

Il ne mourra pas notre espoir,
Notre antique espérance,
De retourner au pays de nos pères
A la cité où séjourna David.

Tant que résonnera l’amour
Dans le sein d’Israël,
Et la pitié qui vit
Au cœur de l’Eternel,

Il ne mourra pas notre espoir,
Notre antique espérance,
De retourner au pays de nos pères
A la cité où séjourna David.

Ecoutez, frères des pays de l’exil,
La voix d’un de nos Prophètes :
Seulement du dernier Juif
Mourra le dernier espoir.

Il ne mourra pas notre espoir,
Notre antique espérance,
De retourner au pays de nos pères
A la cité où séjourna David.

HEBRON

DAVID, originaire de Bethléem, s’oppose à SAUL, avant de lui succéder. Durant cette période, LES PHILISTINS le nomment commandant de la place de Ziglag, au nord de la région de JUDA. À la mort de Saül, DAVID se rend à Hébron et s’y fait proclamer roi de la maison de Juda, mais le fils de Saül s’étant lui aussi fait proclamer roi, par les tribus du Nord, deux royaumes vont s’opposer. À la mort du fils de Saül, DAVID EST NOMME ROI DE TOUTES LES TRIBUS ET REGNE DURANT SEPT ANS DEPUIS HEBRON.

Il décide ensuite de créer sa propre capitale et CONQUIERT JERUSALEM SANS PILLAGE, SANS LA REDUIRE EN CENDRES.

À HEBRON SE TROUVE EGALEMENT LE CAVEAU DES PATRIARCHES (LA MARKHPELA) QU’ABRAHAM ACHETA A SON PROPRIETAIRE HITTITE, afin d’y inhumer son épouse SARAH.

Par cet achat, Abraham devenait également propriétaire des environs d’Hébron.
- Ce caveau a été appelé, inconsidérément, mosquée par des journalistes ! celle-ci se trouve plus loin. En part régulièrement des appels à la Djihad lors des prêches du vendredi.


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