Zakariya Zbeidi et Tarek Barghu, fonctionnaires palestiniens, « terroristes en costume trois pièces », ont été arrêtés avant de commettre un nouvel attentat

Hélène Keller-Lind

lundi 20 mai 2019, par Desinfos

Ces deux quadragénaires, dont l’un avait été relâché dans le cadre d’un accord, l’autre est porteur d’une carte d’identité israélienne, avocat, inscrit au Barreau israélien, étaient employés par le ministère des Prisonniers de l’Autorité palestinienne. Disposant d’une voiture officielle de fonction, ils ont perpétré plusieurs attentats, l’un en novembre 2016, un autre, fin 2018, puis ont commis une nouvelle attaque, début 2019, armés notamment de M-16, avant d’être arrêtés fin février 2019, juste avant un nouvel attentat. Deux exemples type de « terroristes en costume trois pièces ».


« Terroristes en costume trois pièces », criminels toujours actifs mais occupant apparemment des positions respectables

Début février 2019 nous faisions état d’un rapport israélien qui venait d’être publié sous le nom de « terroristes en costumes trois pièces » , démontrant que des terroristes, ayant renoncé au terrorisme en apparence, passant pour être devenus respectables et occupant des fonctions telles que journalistes, auteurs, fonctionnaires dans diverses administrations palestiniennes, poursuivaient de fait leurs activités terroristes, notamment en soutenant la campagne BDS, se prétendant lutter pour les droits humains des Palestiniens mais dont le but réel est de rayer Israël de la carte . Nous avions donné plusieurs exemples de ces personnages doubles. À ces exemples ont peut ajouter Salah Hammouri, coqueluche d’une certaine gauche, française notamment, ancien terroriste libéré en 2011 dans le cadre de l’accord passé pour libérer Gilad Shalit, kidnappé et détenu par le Hamas. Devenu avocat aujourd’hui sans avoir renoncé à son passé, il travaille pour l’association Addamer, - il pose devant Notre-Dame de Paris sur le site de l’association - … Une association dont le but affiché est de venir en aide aux Palestiniens en prison – terroristes- et à ce titre reçoit des dons importants de la part d’organismes caritatifs , mais qui, de fait, a de solides liens avec l’organisation terroriste du FPLP, ce que montre ONG Monitor .

Des parcours parfaitement résumés dans cette vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=IoPVVOkcOmw

Zakariya Zbeidi et Tarek Barghu, l’un terroriste relâché, l’autre avocat au Barreau israélien, fonctionnaires de l’Autorité palestinienne

Zbeidi, 43 ans, de Jénine, terroriste notoire en Judée Samarie, en prison, avait relâché en 2017 en s’engageant à renoncer à ses activités terroristes – rompre ses engagements lui vaudra une sentence plus sévère- et avait un poste important au ministère des Prisonniers palestiniens, lui donnant droit à une voiture officielle. Barghut, résidant à Ramallah mais détenteur d’une carte d’identité israélienne, avocat inscrit au Barreau israélien, employé à ce titre par le ministère des Prisonniers de l’Autorité palestinienne, représentait des accusés d’actions terroristes en Israël et en Samarie. Ils ont été arrêtés en février 2019, grâce à l’action menée à la fois par le Shabak, Tsahal et les forces de police israéliennes ces derniers mois pour résoudre une série d’attentats menés dans la région de Ramallah, alors qu’ils s’apprêtaient à commettre une nouvelle attaque. Leur arrestation a été annoncée ce 20 mai 2019 . Le 7 novembre 2018 et le 5 janvier 2019 ils avaient tiré sur des bus se déplaçant près de Bet El, non loin de Jérusalem ou de Ramallah. Bargut ayant également tiré sur une voiture de police qu’il avait endommagé, le 19 novembre 2016 près du passage de Zeitim, proche de Jérusalem. La voiture officielle de Zbeidi leur permettant de se déplacer sans encombre pour les repérages avant les attentats. Ce qui aggrave leur cas .
Une M- 16 et des munitions ont été récupérés lors des enquêtes.

À ce propos, je rappelle que deux chauffeurs du Consulat de France à Jérusalem, dont un Français, ont été arrêtés et jugés pour avoir transporté des armes depuis Gaza en Judée Samarie. Armes fournies par un employé de l’institut culturel français


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