Objectif n°1 du terrorisme palestinien : réaliser des enlèvements !

Alexandre Yudkewicz | Arouts 7

lundi 19 février 2007

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L’officier commandant la division Binyamin de Tsahal met en garde le public : de nombreuses tentatives d’enlèvement sont en préparation. Les terroristes palestiniens souhaitent en effet constituer des otages à échanger contre des prisonniers détenus dans les geôles israéliennes.


Selon le colonel Amir Aboulafia, commandant la division militaire de Binyamin, la motivation des groupes terroristes palestiniens en ce sens est très grande, particulièrement en ce moment. Si l’armée dispose de nombreux renseignements sur plusieurs cellules terroristes qui préparent des enlèvements, « le plus grave », avoue le colonel Aboulafia, c’est qu’« il y a probablement des groupuscules terroristes dont nous ne savons rien ».

Interviewé par nos confrères d’Aroutz 7 en hébreu, le colonel Aboulafia rappelle la tentative d’enlèvement avortée opérée il y a peu devant la localité d’Eli, à 35 kilomètres au nord de Jérusalem. Un groupe de terroristes armés avait alors tenté à deux reprises de proposer de l’auto-stop à des israéliens, au carrefour Alon et à Tsomet Tapouah, avant de décider de faire entrer de force dans leur véhicule un auto-stoppeur qui se trouvait au bord de la route, à la sortie d’Eli. Ce dernier, Yaïr Rosenfeld, un habitant de la petite localité de Kida, avait pu s’échapper et donner l’alerte. Le véhicule, une auto israélienne volée, avait alors été stoppé par un barrage militaire non loin de Bir Zeit, à proximité de Ramallah.

« Le problème des auto-stoppeurs est un des plus cruciaux que nous rencontrons dans la région », a déclaré Aboulafia, précisant : « nous avons des informations sur des risques de tirs, d’attentats au couteau, de jets de pierre, mais le plus grave danger est celui de l’enlèvement. Car alors, l’attentat n’est que le début de l’affaire. Les terroristes sont très motivés à enlever des israéliens, afin de pouvoir mener des négociations par la suite. »

Un des moyens, selon l’officier, de réduire le danger est de contracter la présence des gens sur les axes routiers. Aboulafia conseille aux jeunes auto-stoppeurs de rester à proximité des barrières d’entrée des localités, voire même de ne faire du stop qu’à l’intérieur des villages et pas à l’extérieur, sur les routes. « Je vois sur la route des garçons et des filles, à toute heure du jour et de la nuit, parfois seuls, parfois même à des endroits où il n’existe pas de stations d’auto-stop. Il faut que les gens prennent conscience de ce danger. »

Un film a été réalisé en ce sens. Aboulafia incite les parents et les éducateurs à encourager la diffusion de ce film afin de faciliter la prise de conscience. Refuser de monter dans un bus, parce que le voyage en auto-stop est ‘moins cher et plus confortable’ peut avoir des conséquences graves, or pour l’instant, la culture dominante dans la région dont il assure la sécurité est de bouder les transports en commun, ce qu’il juge imprudent.


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