Radio-Damas critique vivement aujourd’hui le document non officiel de Genève concernant la solution définitive du conflit palestino-israélien.

Damas-27-11-Sana

vendredi 28 novembre 2003

« Le droit au retour est marginalisé au document de Genève », s’indigne le commentateur de la Radio, se demandant comment est-ce qu’on peut trouver une solution juste au conflit palestino-israélien avec l’absence du droit au retour aux réfugiés et de la question d’al-Qods et de la souveraineté palestinienne.


RLa Radio affirme que ce document est susceptible de contourner la feuille de route élaboré par le comité quadripartite internationale et de marginaliser le rôle des Nations unies dans le règlement du conflit arabo-israélien ainsi que de brouiller les cartes pour sortir de la crise israélienne interne accrue.

Selon elle, « trois ans après l’intifada, le terrorisme israélien n’a pas pu briser la volonté palestinienne. Les Israéliens cherchent donc une échappatoire à leur crise (...) en usant des manœuvres ».

La Radio insiste en conclusion que toute proposition de paix hors des résolutions de la légalité internationale ne conduira pas à l’instauration de la paix dans la région, « elle ne fait que compliquer de plus en plus la situation au Moyen-Orient ».

L’Initiative de Genève, qui sera lancée formellement lundi à Genève, a été élaborée par des personnalités israéliennes d’opposition, essentiellement de gauche, et par des responsables palestiniens affirmant agir à titre personnel.

Dans le plan Ayalon-Nusseibeh, il est écrit noir sur blanc que les Palestiniens renoncent au droit au retour des réfugiés. L’initiative de Genève, quant à elle, emploie une formule alambiquée pour traiter de ce problème majeur. Elle laisse entendre ainsi que le retour des réfugiés dépendra du bon vouloir de l’État d’Israël, mais en fait il est question en sous-main du retour de 80 000 à 400 000 réfugiés.


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