CQFD

Albert Capino

jeudi 27 novembre 2003

Dans un nouvel effort pour engager le dialogue avec les Nations unies et de tester la capacité de l’organisation internationale à avoir une approche équilibrée et neutre de la situation au Proche-Orient, Israël a présenté le 4 novembre dernier un projet de résolution à l’Assemblée générale de l’ONU.


Il s’agissait d’un texte appelant à la protection des enfants israéliens victimes du terrorisme palestinien, au même titre que celui de l’Egypte, destiné à souligner le traumatisme des enfants palestiniens affectés par plus de trois ans de conflit sanglant au Proche-Orient.

L’assemblée générale de l’ONU a entériné la résolution égyptienne, tout en reportant sa décision sur la résolution israélienne jusqu’à la aujourd’hui.

La résolution israélienne demandait notamment la condamnation des attentats suicide palestiniens à l’origine de nombreux morts parmi les enfants israéliens. Le représentant israélien à l’ONU a dénoncé la partialité de la résolution égyptienne, qui ne demandait pas la protection de tous les enfants. « tous les enfants dans le monde ont droit à la même protection » a-t-il déclaré « cela inclut les enfants israéliens et palestiniens ».

Les amendements présentés notamment par l’Egypte à son premier projet de résolution depuis sa création, ont contraint Israël à retirer sa proposition, plutôt que de la voir soumise au vote de l’assemblée générale.

Une première qui démontre - si c’était encore nécessaire - l’iniquité de la majorité automatique acquise par l’ONU pour condamner systématiquement l’Etat hébreu. C’est cette même Institution qui fut pourtant à l’origine de la création du Foyer National juif.

Une responsabilité qu’elle n’assume pas, allant jusqu’à écouter sans sourciller le projet de texte du représentant palestinien, demandant un réexamen de la présence israélienne au sein de l’ONU.


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