Selon un ministre du cabinet Hamas, Israël est une « tumeur » au Proche-Orient

Presse Canadienne

samedi 21 octobre 2006

Le ministre palestinien des Affaires étrangères, Mahmoud Zahar, a qualifié vendredi Israël de « tumeur », affirmant que son mouvement, le Hamas, ne reconnaîtrait jamais cet État appelé selon lui à disparaître.


« Israël est une tumeur qui a été implantée sur notre terre. Israël n’a aucune légitimité historique, religieuse ou culturelle.

Nous ne pouvons pas avoir de relations avec cette tumeur », a-t-il lancé devant des milliers de partisans du mouvement islamiste Hamas au cours d’un rassemblement à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.??« L’Histoire nous apprend que toute occupation est appelée à disparaître. Les croisés sont venus et sont partis. Les Britanniques sont venus et sont partis. Les sionistes sont venus et partiront aussi », a-t-il ajouté.

« Pas de reconnaissance d’Israël, à aucun prix. C’est une décision définitive et non négociable », a répété Mahmoud Zahar.??Il a affirmé que le Hamas, qui contrôle le gouvernement palestinien, entendait établir, à terme, un État sur toute la « Palestine historique ».

« Nous voulons toute la Palestine, de Naqoura (à la frontière libano-israélienne) jusqu’à Rafah (dans le sud de la bande de Gaza). De la mer (Méditerranée) jusqu’au fleuve (Jourdain) », a-t-il martelé.

« Si nous pouvons établir un État sur chaque centimètre de terre, sur les frontières de 1967, nous le ferons. Mais cela ne veut pas dire que nous abandonnons nos droits sur toute la terre de Palestine », a ajouté ce chef du Hamas, proche du chef du bureau politique du mouvement en exil, Khaled Mechaal.

« Nous voulons toute notre liberté, même si nous devons pour cela avoir faim. Nous voulons l’indépendance, même au prix de martyrs et de blessés. Nous ne voulons pas d’une Autorité (palestinienne) mais d’un État libre sans colonisation américaine ou sioniste sur la terre de Palestine », a encore proclamé le ministre.

Zahar s’est également dit favorable à l’enlèvement de soldats israéliens pour les échanger contre des Palestiniens emprisonnés en Israël : « Nous ne laisserons aucun (prisonnier) dans les prisons de l’occupation. Nous utiliserons tous les moyens, même l’enlèvement de soldats ».


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