Tour d’horizon du Premier ministre d’Israël au 31 janvier 2016

Hélène Keller-Lind

dimanche 31 janvier 2016, par Desinfos

Cinq thèmes principaux ont été abordés par Benyamin Netanyahu en ouverture du Conseil des Ministres du 31 janvier 2016 : départ et nouvelle nomination de grands serviteurs de l’État, la question épineuse des Femmes au Mur et une nécessaire solution, une amélioration dans le traitement des paiements du gouvernement à ses fournisseurs et surtout les cinq années de rapports fructueux entre Israël et l’OCDE, « composé des économies principales dans le monde ». Des progrès restant à faire. Rapports très positifs aussi avec son patron, Angel Gurria, « un grand professionnel ». Une brève mention était faite du diktat contreproductif que « certains milieux en France » veulent imposer à Israël qui ne pourrait que radicaliser les Palestiniens.


Comme chaque dimanche, le 31 janvier 2016, Benyamin Netanyahu a évoqué les grands thèmes concernant Israël dans ses remarques préliminaires en préambule du Conseil des Ministres hebdomadaire israélien.


Le Premier ministre commençait par le départ du Procureur Général Yehuda Weinstein qui termine sa mission le 1er février 2016 et son remplacement par Yehuda Mandelblit, actuellement Secrétaire du Cabinet. Deux grands serviteurs de l’État, rappelait-il. Ce dernier devant présenter son rapport sur la solution qu’il a envisagée avec Natan Sharansky, à la demande du Premier ministre, pour trouver une solution créative au problème épineux des Femmes du Mur, dans un lieu « censé unir le peuple juif ».

Autre thème abordé, qui chagrinait le Premier ministre de longue date : les délais mis par le gouvernement et les autorités locales pour payer leur dû à leurs fournisseurs. Délai qui sera ramené à trente jours pour l’État et quarante-cinq pour les collectivités locales. Résultat obtenu avec la participation d’Aryeh Deri, ministre de l’Économie.

Des relations très fructueuses avec l’OCDE et son patron, Angel Gurria

La plus grande partie des remarques a été consacrée aux rapports positifs depuis cinq ans entre Israël et l’OCDE « composé des économies principales dans le monde ». Un rapport louant la force de l’économie israélienne mais notant aussi les progrès à accomplir vient de sortir. Progrès que détaillait le Premier ministre et auxquels le gouvernement doit mettre en place pour corriger « les inégalités entre la population ultra-orthodoxe, notamment masculine, et la population arabe, notamment féminine, et le reste de la population israélienne et qui doivent être intégrés dans le marché du travail. Il y a aussi des améliorations à faire en matière de productivité, de réglementations et de bureaucratie excessives. »

Hommage était rendu au patron de l’OCDE, Angel Gurria, « un ami fidèle d’Israël et des économies de pointe....un professionnel accompli sans préjugés qui peut nous apprendre beaucoup, à la tête d’une organisation qui peut nous apprendre beaucoup ». Benyamin Netanyahu se félicitait que l’OCDE soit en faveur de l’accord gazier qui vient de faire l’objet d’une rencontre particulièrement fructueuse tripartite entre Israël, la Grèce et Chypre.

Le seul point de désaccord portant sur le taux d’imposition israélien jugé trop bas par le patron de l’OCDE. Que Benyamin Netanyahu invitait d’ailleurs à prendre la parole dans le cadre de ce Conseil des Ministres. *

L’éternel mantra fabiusien anti-israélien et ses potentielles conséquences négatives en matière de paix

Dans son tour d’horizon Benyamin Netanyahu faisait allusion aux déclarations du 29 janvier 2016 du ministre français des Affaires étrangères qui adressait ses vœux au corps diplomatiques et ne manquait pas de reprendre son mantra favori concernant la question israélo-palestinienne en ces termes : « vous avez certainement entendu parler de la proposition évoquée dans certains milieux en France, de convoquer une conférence internationale, se terminant par la menace que si elle échoue, alors la France - dans une large mesure - adoptera la position palestinienne. Ce sera une incitation pour les Palestiniens à y participer et ne pas accepter de compromis. Ce qui fait la substance de négociations, c’est le compromis et l’initiative française, comme elle a été rapportée, donne en fait d’avance aux Palestiniens des raisos de ne pas en accepter. Je pense que nous allons voir un dégrisement sur cette question. En tout cas, nous travaillons pour y parvenir et notre position est très claire : nous sommes prêts à engager des négociations directes sans conditions préalables et sans conditions imposées. »

On comprendra ici que cette position mainte fois réitérée de la France, qui semble vouloir passer à la vitesse supérieure dans une fuite en avant, n’a fait l’objet d’aucune conversation avec Israël, l’un des deux principaux intéressés...Ce qui rend invraisemblable une quelconque velléité pourtant omniprésente de médiation française dans cette affaire, comme cela est apparu.

On sait que la France de François Hollande et Laurent Fabius multiplient les gestes envers une Autorité palestinienne pourtant corrompue, comme en septembre dernier avec un « séminaire franco-palestinien » grotesque..., nouveau gaspillage des deniers du contribuable français. Ou plus récemment, le 5 janvier dernier quand on voyait le ministre des Affaires étrangères de la France pendu au bras de son homologue palestinien, qui appartient à un gouvernement fantoche incitant à la haine et la violence.

On se demande quelle mouche a bien pu piquer la France pour susciter au sein du gouvernement actuel une telle obsession anti-israélienne et pro-Autorité palestinienne corrompue et qui viole les droits de l’homme...Racolage « pêche aux voix » ?



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