« LE TRAITEMENT DE L’INFORMATION DANS LES MEDIAS EN FRANCE » FIN JUIN 2006

jeudi 29 juin 2006

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Si de simples internautes ont accés à des informations plus complètes, que dire des journaliste dont c’est théoriquement la profession. Et que penser de leurs choix ?

B.C.

Texte dépêches :

« Le corps d’un Israélien, retrouvé dans la nuit de mercredi à jeudi à Ramallah (Cisjordanie) par l’armée israélienne, est celui du colon qui avait été enlevé dimanche, a-t-on appris de sources militaires israéliennes. »
« Un groupe militant palestinien a annoncé tôt jeudi avoir exécuté un jeune colon juif de 18 ans qu’il avait enlevé en Cisjordanie. »

La première dépêche de l’AFP déforme volontairement la réalité.

Un très jeune homme a été enlevé et assassiné alors qu’il rentrait chez lui. Enlevé parce que juif, les meutriers ont choisi leur victime.
Depuis dimanche nous connaissons tous son nom. Comme son visage et ce sourire d’enfant.
C’est un crime délibéré.

Le premier communiqué n’est pas neutre. Il a choisi de nous rendre abstrait cet adolescent. Un mot a suffit : colon. Il n’a plus d’âge, de nom. De jeune étudiant quittant l’école pour retrouver sa famille il est devenu, par la force d’un mensonge, un adulte conquérant. Lui qui était désarmé.
Un mot pour le désigner. Un mot qui est jugement et désaprouve jusqu’à sa présence : colon. Suspect. Coupable ?
_ Un mot pour justifier ses assassins, soigneusement laissés dans l’ombre ?

Les voicis ’militants’, dans une seconde dépêche . Elle précise simplement la première. Elle interprète discrétement les faits ? Depuis quand militer signifie-t-il enlever ? Depuis quand signifie-t-il ôter sauvagement la vie ? Simplement parce qu’on en a décidé ainsi. Le mot excécution résonne comme l’application d’une sentence. Décidée par qui, au nom de quelles lois ? Pour quelle culpablité ? Celle d’exister ?

Quelques lignes faussement distantes et laconiques. Deux dépêches masquent la réalité comme les criminels masquent leur visage.
Qui sont ceux décident de nous informer avec ces mots ? Pourquoi leurs formulations sont-elles si souvent reprises, sans même une interrogation ?


Réaction du Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme (BNVCA) aux critiques faites à la presse, par des requérants choqués par le traitement médiatique de l’assassinat d’un adolescent juif israélien ravi par des terroristes islamo-palestinieins

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme est requis par de nombreux correspondants choqués de la façon dont les médias traitent de l’assassinat d’un jeune homme juif israélien,pris d’abord en otage par des terroristes islamo palestiniens qui se réclament du Hamas,et abattu d’une balle dans la tête.

Selon les requérants mécontents, les journalistes de la presse écrite, parlée, et télévisuelle, utilisent le terme péjoratif de « COLON » pour désigner un juif israélien de 18 ans tué par ses ravisseurs, alors que les criminels, terroristes islamistes avérés, sont élevés au rang de combattants ou activistes.

Nous considérons que certains médias devraient exposer les faits sans les états d’âme et les interprétations de leurs journalistes,perçus comme partisans.par les lecteurs,auditeurs ou téléspectateurs.

Le quotidien LE MONDE ,la station de radio FRANCE INFO ,sont souvent cités.

Comme tout être humain,le jeune adolescent Elie ASHERI a certainement une mère, un père, des frères et soeurs, des amis,qui l’aimaient et souffrent de sa disparition, et méritent autant de compassion que tout autre victime civile de ce malheureux conflit.

Nous considérons qu’il est inadmissible qu’aujourd’hui encore,un juif soit en danger de mort,voire condamné à mort ,parce qu’il désire vivre dans un pays à majorité arabe ou musulmane, et que cela paraisse justifié par des commentaires dénués d’objectivité.

Compte tenu de l’émotion légitime suscitée et à titre préventif, nous demandons aux rédactions et agences de presse de faire preuve de plus de prudence, de neutralité, pour ne pas aggraver l’antisémitisme qui sévit depuis 6 ans dans notre pays, provoqué par l’importation sur notre sol du conflit israélo-palestinien et qui a conduit à l’assassinat du jeune juif français, Ilan HALIMI, lui aussi pris en otage, torturé et tué parce que juif.

Le Président
Sammy GHOZLAN


Message au Directeur de la rédaction de France Inter

Message de colère qui se voudrait aussi un appel au sursaut moral !

Monsieur le Directeur de la Rédaction,

Vous avez une conscience. Alors il est temps de remettre en question le traitement de l’information auquel sont soumis vos auditeurs.

Assez de déshumanisation !

Assez de compassion sélective !

Les gros titres étaient consacrés ce matin à l’opération de l’armée israélienne à la recherche de son soldat enlevé sur son territoire et à l’arrestation, crime de lèse-majesté, de ministres et députés du Hamas « démocratiquement élus ». Mention a été faite en passant de l’assassinat d’un « colon ».

Pour en savoir plus j’ai dû me pencher sur des dépêches et naviguer sur des sites.

Et j’ai appris ce que vos auditeurs ne sauront guère. Que le « colon » avait 18 ans. Il avait même un nom et il se livrait à une activité pacifique : l’autostop. Il a été enlevé à Jérusalem. J’ai vu sa photo : jeune homme en tee-shirt, au visage enfantin, au large sourire et à la coupe au bol.

Certes il habitait avec ses parents dans l’implantation d’Itamar en Cisjordanie. Ce fait ne lui enlève en aucun cas sa qualité de civil et son identité de gamin (cf le Rapport d’Amnesty International Juillet 2002 très clair sur ce point)

Son assassinat me répugne et me bouleverse presque autant que celui des petites filles belges suppliciées et dans les deux cas l’impunité des assasssins serait intolérable.

Pourtant les kidnappeurs du jeune Eliahou, dont les papiers d’identité étaient brandis sur une vidéo par un jeune homme arborant une tenue censée indiquer sa piété musulmane, sont considérés comme des « activistes » et des « résistants »,

Ce ne sont pourtant que de criminels terroristes, des fascistes islamistes. Oui cela existe, demandez aux victimes algériennes de leurs exactions !

Alors qu’on cesse de nous manipuler, qu’on nous informe tout simplement.
Le sort des civils, de toutes les victimes du terrorisme, voilà ce qu’une radio de service public ne doit pas occulter.

Veuillez croire, Monsieur le Directeur de la Rédaction, à mes sentiments démocratiques et à mon attachement à la défense des droits humains universels.

H Chomski Magnis
Présidente du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme


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