Tsahal essaye de définir exactement la cause des morts de la plage de la Bande de Gaza

Amos Harel - Haaretz

lundi 12 juin 2006

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Plus de 48 heures depuis l’explosion sur la plage de la Bande de Gaza qui a tué sept civils palestiniens, le mystère entourant la détonation est toujours loin d’être résolu. L’équipe de Tsahal examinant l’incident, sous la direction du Général Meir Klimt, a continué son travail dimanche, mais l’armée a toujours une difficulté pour offrir une réponse définitive sur ce qui a causé l’explosion. À ce moment, il y a trois explications possibles :


1. Un obus de Tsahal : cela a semblé être le scénario le plus probable pendant les étapes initiales de l’enquête, cependant, plus elle progresse, plus le scepticisme s’installe. Le chef du Commandement du Sud, le Général Yoav Galant, a dit dimanche : « il y a plus qu’un simple morceau de preuve qui résiste à la possibilité qu’un bombardement de l’artillerie soit impliqué dans [l’incident]. Notre bombardement s’est terminé à 16h51 [vendredi]. Nos sources d’observation ont parcouru la plage avant 16h58 et ils n’ont pas été témoins d’une activité anormale. Cela pose des questions sérieuses. »

En plus de la discordance entre le moment du bombardement et le moment où des témoins Palestiniens de l’explosion croient que le dernier se situait entre 17h00 et 17h15 il y a non-conformité entre la programmation de la cible des obus et le site réel de l’incident.

Dimanche, les Palestiniens ont été d’accord avec la demande israélienne et ont diffusé les détails de l’emplacement précis de l’incident. De six obus tirés, cinq avaient visé un secteur approximativement à 250 mètres au nord du site de la détonation réelle. Le premier obus, qui n’a pas été programmé pour frapper une cible spécifique, a été tiré à 16h32 et a atterri dans la partie la plus au nord du secteur en question c’est-à-dire loin du site de l’incident.

2. Un obus d’artillerie de Tsahal inexplosée : dans les passés mois Tsahal a tiré des centaines d’obus dans le secteur de l’incident de vendredi. Dans quelques cas, les civils palestiniens ont été tués quand ils ont touché les obus inexplosés y compris des jeunes qui ont cherché à démonter les obus pour vendre le métal. Israël n’a aucun moyen de définir exactement l’emplacement des obus inexplosés d’opérations précédentes.

3. Explosion d’une bombe palestinienne : il y a moins de deux semaines des commandos navals israéliens ont opéré dans le nord de la Bande de Gaza et ont pris en embuscade une équipe de lanceurs de Qassam. Les Palestiniens ont annoncé que des groupes divers étaient arrivés par mer et les forces armées Palestiniennes ont annoncé qu’elles trouveraient des façons d’empêcher toutes opérations semblables dans l’avenir... La possibilité existe que les secteurs près de la plage aient été minés et que les membres de famille ont accidentellement fait partir un dispositif explosif qui était destiné à détruire les troupes des forces spéciales israéliennes.

La preuve possible de cette hypothèse est que des témoins oculaires palestiniens ont dit que des membres du Hamas se sont précipités sur le site de la détonation vendredi soir pour rassembler les restes des explosifs.

En attendant, des sources de Tsahal ont annoncé hier dans la nuit qu’il n’y a toujours aucune percée dans l’enquête. Le ministre de la Défense Nationale Amir Peretz a chargé Tsahal samedi de présenter leurs conclusions finales de l’incident mardi soir au plus tard.

La clef de la résolution du mystère sera dans l’analyse des restes de l’obus ou de la bombe qui a tué et blessé des civils. Trois des blessés sont hospitalisés en Israël. S’ils ont été blessés par un éclat d’obus, ses origines peuvent être déterminées.


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