Le « plan de convergence » pour déterminer les frontières d’Israël du futur Premier ministre israélien, Ehoud Olmert

jeudi 6 avril 2006

Le « plan de convergence » prévoit l’évacuation des implantations isolées de la Rive Occidentale et le plan pour Jérusalem.


Olmert s’est donné jusqu’en 2010 pour tracer les nouveaux contours d’Israël. « Ce sera un pays différent, a-t-il expliqué dans des interviews accordées aux quatre principaux quotidiens israéliens, avec des frontières différentes. Il sera séparé de la vaste majorité des Palestiniens ». Les contours du pays épouseront peu ou prou le tracé de la « clôture de sécurité », érigée pour protéger Israël contre les infiltrations de terroristes-suicide palestiniens. « Nous modifierons le tracé en certains endroits, pour déplacer la ligne vers l’ouest ou plus à l’est, explique Olmert. Ce sera une étape cruciale, pour préserver le caractère juif d’Israël, où il y aura une solide majorité juive vivant en sécurité ».

Selon ce plan, « aucun Juif ne vivra au-delà de la nouvelle ligne ». Les habitants évacués « convergeront » derrière cette frontière et devront renforcer les grands blocs d’implantations, le Gush Etzion, Ariel et Maale Adoumim, qu’Olmert entend conserver. Maale Adoumim sera rattaché à Jérusalem. « Il est très clair que la contiguïté entre Jérusalem et Maale Adoumim sera établie », déclare Olmert. Il compte aussi conserver le contrôle de la vallée du Jourdain, le fleuve devant servir de « frontière sécuritaire » à Israël le long de la Jordanie.

S’agissant de Jérusalem, Olmert se dit prêt à céder certains quartiers. Mais les zones les plus sensibles resteront sous souveraineté israélienne. Il veut conserver « le Mont du Temple, la Vieille Ville, le Mont des Oliviers et d’autres zones situées à l’Est de Jérusalem ».

Olmert se dit prêt à laisser un laps de temps au Hamas pour reconnaître l’existence d’Israël et engager un éventuel dialogue, tout en prévenant qu’il n’attendra pas « éternellement ». Après quoi il engagera un dialogue inter-israélien, notamment avec les habitants des implantations, pour déterminer le tracé exact de la frontière.

Olmert juge que le retrait israélien de Gaza et la victoire du Hamas aux législatives palestiniennes ont ouvert une « fenêtre d’opportunité », pour tracer les frontières d’Israël sans soulever les protestations de la communauté internationale.


La revue des infos

Mots-clés

Accueil