Infiltration par le livre

Par Cal Thomas - Jewish World Review - Adaptation française de Simon Pilczer, volontaire de l’IHC

lundi 23 janvier 2006

Commençant avec la guerre Révolutionnaire quand des agents britanniques et des sympathisants tentèrent de faire dérailler l’indépendance, il y a eu des gens qui ont essayé d’infiltrer les Etats-Unis dans l’objectif de les saper et de les détruire. Dans les temps modernes, le communisme et le fascisme ont envoyé des agents parmi nous, mais nous avons découvert leurs plans et nous les avons vaincus ici et à l’étranger.


Maintenant survient ce qui pourrait être la plus grande menace : l’islam radical, dont les « agents » peuvent avoir établi une base plus solide et plus dangereuse que tout ce que nous avons pu rencontrer auparavant. La bonne nouvelle est qu’ils parlent ouvertement de leurs intentions. La mauvaise nouvelle est que beaucoup d’entre nous ne les prennent pas au sérieux.

La semaine dernière au début du procès de l’imam radical Abu Hamza al Masri à Londres, des preuves ont été présentées, détaillant sa façon d’encourager ses fidèles à la mosquée de Finsbury Park à tuer des non musulmans.

Dans des conférences, des enregistrements et des écrits, l’imam déclarait que Adolf Hitler avait été envoyé dans le monde pour punir les Juifs. De façon répétée, dit le procureur, Abu Hamza déclara à ses fidèles qu’ils devaient combattre dans la voie d’Allah et qu’un tel combat implique un mandat religieux pour tuer des Juifs, des ’Kuffars’ (non croyants à l’Islam) et des « apostats », comme les chefs des nations arabes telle l’Egypte. Abu Hamza a plaidé innocent pour toutes les 15 charges d’accusation, dont neuf charges d’incitation au meurtre, quatre charges d’utilisation de menaces, de mots injurieux ou insultants ou de comportement destiné à inciter à la haine raciale, et deux charges liées à la possession d’enregistrements sonores offensifs, et possession d’une copie de l’encyclopédie du jihad afghan.

Les matériels sonores et écrits ne concernent pas seulement la guerre. Abu Hamza émet aussi des diatribes sur les lois britanniques de la licence, l’utilisation d’additifs alimentaires, le rôle des femmes, et les « maux » de la démocratie.

Abu Hamza définit de façon répétée le « jihad » comme une avenue pour l’établissement du califat, ou Etat islamique, qui serait gouverné par l’interprétation la plus radicale de la loi religieuse ou sharia.

Les procureurs ont montré comme preuves 10 volumes de « projets pour le terrorisme » découverts selon leurs dires dans la maison d’Abu Hamza. Parmi les cibles pour « provoquer des troubles mais sans perte de vie », il y a Big Ben, la tour Eiffel et la Statue de la Liberté. Un titre de chapitre inclut « La nécessité d’étudier les principes de la guerre », et « Le devoir d’assassiner et de kidnapper ».

D’autres sous-chapitres offrent des conseils sur la reconnaissance, l’infiltration, l’embuscade et la façon de fabriquer des engins explosifs, d’ouvrir des serrures et de former des assassins. Une section détaille des plans pour frapper des immeubles contenant une population nombreuse, dont des musées, des ports et des sites archéologiques, et d’attaquer des grands de ce monde. David Perry, conseiller du procureur, a déclaré à la cour : « C’est un manuel, un projet pour le terrorisme ».

Perry dit que la « section exécution » du document recommande que des agents isl amiques soient envoyés dans tout pays projeté comme future cible au moins 10 ans avant que le jihad ne commence. C’était le profil des terroristes dépeints dans les séries « 24 » de la dernière saison sur la Fox. Dans cette histoire fictive, des cellules terroristes étaient établies dans le voisinage de la classe moyenne américaine, où elles demeuraient dormantes et apparaissaient paisibles jusqu’à ce qu’un signal soit donné pour semer le désordre.

Sur un enregistrement, Abu Hamza discute du meurtre de touristes en Egypte en novembre 1997, les décrivant comme sataniques. Il dit que l’industrie touristique devrait être « islamisée » et ajouta que, alors que les enfants ne devraient pas être tués délibérément, leur meurtre est permis s’ils sont dans la zone cible. Les attentats suicides appartiennent au « martyr », affirme-t-il. Ils sont permis « si la seule manière de faire mal aux ennemis est de prendre sa propre vie ».

Parmi les nombreux problèmes avec cette religiosité tordue, il demeure le fait que l’Occident ne sait pas combien la partagent. Au lieu de cela, les dirigeants politiques nous ressassent le bromure sur l’Islam « religion de paix » et les radicaux essaient de le détourner. Sommes-nous infiltrés par des gens qui, à l’extérieur, prétendent être paisibles et tolérants, mais à l’intérieur souhaitent saper et renverser notre gouvernement ?

Une clé pourrait être trouvée sur la page Web des Musulmans canadiens (http://muslim-canada.org/muslimstat...). Dans une discussion sur les statistiques de la population musulmane, il y a une courbe projetant que la population du monde musulman dépassera en nombre la population chrétienne d’ici 2025 : on note que le taux de croissance de l’Islam est de près de 3 % par an, plus rapide que la croissance totale dans la population mondiale. Alors que le rapport des gens plus âgés aux plus jeunes est en faveur des plus âgés en Occident, l’inverse est vrai parmi les Musulmans. Dans ce que certains pourrait considérer comme une conclusion menaçante, la page Web des Musulmans canadiens constate : « Une population âgée tend à être introspective et léthargique, alors qu’une population jeune est plus encline à être vibrante et pleine d’énergie. Cela peut être de bon ou de mauvais augure pour de nombreux pays et cela dépendra, selon que leur structure politique est fragile ou non ».

Nous avons été prévenus.


http://jewishworldreview.com/0106/t...


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