Attentat suicide palestinien déjoué : mais qui est donc derrière ces innombrables tentatives d’attentats ?

Hélène Keller-Lind

dimanche 1er juin 2014, par Desinfos

Le 30 mai 2014 un terroriste palestinien portant une ceinture d’explosifs était arrêté par Tsahal avant de pouvoir commettre son forfait. Chaque mois une centaine d’attaques terroristes diverses sont perpétrées par des terroristes palestiniens, notamment en Judée Samarie et à Jérusalem. Depuis la Bande de Gaza aussi. Une proportion très élevée de la population palestinienne est impliquée dans le terrorisme. Les coupables étant susceptibles d’être arrêtés, jugés et condamnés à des peines de prison. Leurs responsables les y poussent délibérément, notamment en leur versant des salaires confortables. Les donateurs étrangers qui financent l’Autorité palestinienne participent aussi de cette incitation à la violence. Un haut responsable américain vient d’en faire la démonstration.


Un terroriste arrêté à temps, des dizaines d’autres s’adonnent à la terreur

Point de passage du carrefour Tapuach près de Naplouse, 30 mai 2014  : « Un terroriste palestinien portant une ceinture d’explosifs sous son manteau a été arrêté ce matin par les forces de sécurité israéliennes près de Tapuah en Judée-Samarie. Le terroriste comptait effectuer un attentat-suicide et tuer des civils innocents ».

Un incident qui montre la nécessité de barrière de sécurité et checkpoints, pourtant si décriés par de « bonnes âmes ». Mais un incident qui est loin d’être isolé : les services de sécurité israéliens enregistrent une centaine de tentatives d’attentats ou d’attaques terroristes par mois. La lecture des rapports mensuels du Shabak est édifiante. Si ces très nombreuses attaques ne sont généralement pas rapportées par la plupart des médias c’est qu’elles sont d’un degré moindre, moins spectaculaires ou ne font ni morts ni blessés graves. Toutefois, un simple jet de pierre peut blesser, voire grièvement, voire tuer. Il terrorise toujours ceux qui en sont l’objet. Le but étant de faire des victimes mais aussi de maintenir un climat de terreur constant. Sans d’ailleurs faire avancer en quoi que ce soit de solution au conflit israélo-palestinien.

Mais qui donc est derrière ce terrorisme palestinien au quotidien ?

Il y a, d’une part, les dirigeants palestiniens, bien sûr. Qu’ils appartiennent au Hamas, qui ne fait aucun mystère sur la question, ou au Fatah, qui pratique le double langage en la matière : incitation au terrorisme en arabe et volonté de paix affichée en anglais. Ce qui suffit pour en duper plus d’un...« Vous êtes connu comme étant un homme de paix, un faiseur de paix » déclarait le Pape François à Mahmoud Abbas le 25 mai dernier à Bethléem. Le chef de l’Église catholique semblant faire une autre erreur d’appréciation en donnant le sentiment de condamner la barrière de sécurité dans un geste qui restera dans les annales des résultats de la formidable machine de désinformation anti-israélienne->http://www.desinfos.com/spip.php?ar...].

Pourtant, quasi quotidiennement, de hauts responsables du Fatah, Mahmoud Abbas en tête, glorifient le terrorisme.Ainsi, le 28 mai dernier, le gouverneur palestinien de la région de Hébron, Kamel Hamid, représentant Mahmoud Abbas lors d’une cérémonie du Fatah, encensait les terroristes « martyrs et prisonniers, phares de notre gloire magnifique », formulant l’espoir de voir se réaliser le rêve de Yasser Aaraft et du Scheik Yassine, cofondateur du Hamas mouvement terroriste palestinien pour qui la destruction d’Israël est le but affiché. Il s’exprimait sur fond de panneau géant orné de portraits de divers terroristes, thème souvent choisi pour décorer les murs des villes et villages palestiniens.


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Identité de vues Hamas, mouvement terroriste, et Fatah, parti de Mahmoud Abbas

D’ailleurs, il n’y a guère de différence entre les programmes dits éducatifs de la télévision officielle palestinienne, qui dépend directement d’Abbas ou ceux de la télévision du Hamas, comme le relevait le 24 mai dernier l’observatoire des médias palestiniens, PMW. Pour l’une comme pour l’autre, Israël, soit n’existe pas, soit occupe des terres volées et doit être détruit. Par la force, bien évidemment.

Un gouvernement d’union nationale Fatah Hamas est d’ailleurs sur le point d’être formé, preuve supplémentaire d’une identité de vues entre les deux mouvements...Selon l’agence de presse palestinienne Maan News, s’adressant à Ramallah à « des militants solidaires français » Mahmoud Abbas annonçait sa formation pour le 2 juin

Le Paradis et soixante-douze vierges renouvelables pour récompense

Le 27 mai 2014, c’est un éditorial du quotidien officiel de l’Autorité palestinienne, Al-Hayat Al-Jadida, qui glorifiait un terroriste-suicide en donnant une vision romantique de ses dernières heures « avant de rejoindre le cortège des Shahids - martyrs- » . Pour mémoire, le statut de martyr est des plus enviables dans la culture islamique. Il ouvre les portes du paradis pour celui qui aura comme récompense, notamment, soixante-douze vierges, des vierges qui le restent éternellement, mais aussi tout ce dont il peut rêver...Ses proches bénéficiant aussi de ce statut.

Sinon, un salaire à vie proportionnel à la condamnation et donc à la gravité de l’acte commis

Pour les terroristes qui n’accéderaient pas à ce statut enviable en passant par la case mort, l’Autorité palestinienne propose des récompenses terrestres appréciables. Sous forme de « salaires » versés à ceux qui ont été condamnés à la prison.Quel que soit le parti auquel ils sont affiliés, d’ailleurs. Salaires très codifiés, proportionnels à la longueur de la peine et donc à la gravité de l’acte commis ou préparé. PMW, dont les rapports sont élaborés d’après des sources officielles palestiniennes, note que plus de 100 millions de dollars ont été payés par l’Autorité palestinienne en 2013 à des terroristes prisonniers ou des terroristes ayant purgé leur peine, le budget pour ce secteur pour 2014 ayant été augmenté de 45 millions de dollars.

Responsabilité des pays donateurs dans l’incitation au terrorisme : l’Europe

Or, l’Autorité palestinienne vit des fonds qui lui sont versés par la communauté internationale. En tête du peloton des donateurs l’Union européenne. Mais avec une participation américaine non négligeable également. Récemment un responsable européen s’indignait que l’UE verse ainsi des subsides sans s’inquiéter des malversations diverses, une corruption endémique, notamment. mais ces « salaires » versés ainsi aux terroristes et qui encouragent donc le terrorisme en font, bien évidemment partie. Le Wall Street Journal y consacrait récemment un article.

La question des salaires versés à des terroristes, ce qui encourage le terrorisme, s’est posée devant plusieurs Parlements. Notamment en Grande-Bretagne, l’un des pays soutenant l’Autorité palestinienne.

Le Département d’État américain

Cette question était posée à la Secrétaire d’État adjointe pour le Proche-Orient, l’Ambassadeur Anne W. Patterson, entendue par la Congrès américain le 29 avril 2014, dans le cadre des débats sur les budgets consacrés au Proche-Orient et à l’Afrique du Nord. La réponse donnée était fausse à plus d’un égard, Anne Patterson prétendant dans un premier temps que les sommes versées le sont aux familles des terroristes emprisonnés, entrant donc, selon elle, dans le cadre d’aides sociales. Alors que ces « salaires » sont versés aux prisonniers eux-mêmes ou aux personnes qu’ils désignent. C’est ce que disent loi et pratiques palestiniennes, souligne PMW.

Dans un second temps une autre contrevérité est dite car la Secrétaire d’État adjointe affirme que l’Autorité palestinienne envisagerait de revenir sur ces pratiques. Alors que rien ne permet de l’affirmer, au contraire, le budget consacré à ces « salaires » et autres faveurs étant en croissance constante. PMW en donnant plusieurs exemples.

Dans le Bulletin consacré à cette question PMW donne quantité d’exemples montrant que l’Autorité palestinienne, non seulement reconnaît ces versements, mais les justifient, arguant que ces détenus sont « des héros ».

Quant à l’attitude de la Secrétaire d’État adjointe, ou de tous les responsables de pays donateurs qui ferment les yeux sur cet encouragement au terrorisme, utilisant pour cela l’argent du contribuable, elle revient à les rendre de fait coresponsables du phénomène.


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