Mohammad Javad Zarif accompagne ses vœux pour le Nouvel An juif d’une comparaison entre Shoah et sort des Palestiniens...

Hélène Keller-Lind

samedi 7 septembre 2013, par Desinfos

Drôles de vœux exprimés pour le Nouvel An juif par le ministre des Affaires étrangères de la République Islamique d’Iran qui, selon le quotidien égyptien al-Ahram, se démarque d’Ahmadinejad en condamnant la Shoah. Oui, mais...dans la même phrase Mohammad Javad Zarif, qui passe pour modéré et ouvert, met sur pied d’égalité « les massacres perpétrés contre les Juifs par les nazis et les massacres perpétrés par les Sionistes contre les Palestiniens », entre autre attaques anti-israéliennes. L’Iran soutenant par ailleurs le régime syrien et divers groupes terroristes dont le Hezbollah libanais.


C’est le ministre des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran qui est désormais en charge des négociations portant sur le nucléaire iranien et son programme mis en œuvre de longue date pour que l’Iran se dote de l’arme nucléaire. Certains voient en Mohammad Javad Zarif un homme d’ouverture, comme pour le nouveau Président.

Pourtant l’Iran continue bel et bien à soutenir le régime de Bashar al-Assad dont il paraît avéré aujourd’hui qu’il a utilisé un gaz toxique, arme chimique interdite par le droit de la guerre, contre des populations civiles, tuant plus d’un milliers de personnes, hommes, femmes, enfants confondus. Régime aidé dans une guerre civile ayant dépassé les 100.000 morts aujourd’hui, par le bras armé terroriste libanais de l’Iran, le Hezbollah. Ce qui n’est en rien justifié par le fait qu’il y a des groupes jihadistes meurtriers du côté des rebelles.

Au-delà de ces guerres musulmans internes – en gros Chiites contre Sunnites – l’Iran a toujours eu pour bouc émissaire favori Israël, vilipendé régulièrement, notamment lors de la Journée d’Al-Quods – Jérusalem – instaurée par le fondateur de la République, l’Ayatollah Khomeini, devenueun festival de haine internationale, ou lors du concours annuel à Téhéran de la caricature anti-israélienne et antisémite. Ces dix dernières années le Président Ahmadinejad, négationniste pur et dur, a été un chantre particulièrement virulent de la haine contre Israël et les Juifs.

Mais avec son départ et l’élection du Président Rohani l’Iran aurait tourné cette page peu glorieuse et serait redevenu fréquentable, entend-t-on souvent. Pour preuve, le ministre des Affaires étrangères, a adressé ses vœux de Nouvel An en postant « Happy Rosh Hasahna » sur son compte Twitter, rapporte le quotidien égyptien Al-Ahram. Chrisitine Pelosi, qui serait la fille de Nancy Pelosi, ancienne Présidente de la Chambre des Représentants américaine, lui ayant répondu que cette nouvelle année serait plus douce si l’Iran ne niait pas la Shoah, le ministre précisait que, selon lui, « l’Iran ne l’a jamais nié. L’homme dont on avait le sentiment qu’il le niait est parti. Bonne année ». Bonne nouvelle, changement véritable, ouverture ?

Pas vraiment car le ministre précise sur sa page Facebook en y postant une interview accordée à l’agence de presse Tasnim : « nous condamnons le massacre des Juifs par les nazis et nous condamnons le massacre des Palestiniens par les Sionistes ». L’ONU avait dû finir par retirer autrefois l’équivalence scélérate faite dans une résolution entre sionisme et racisme... mais ce concept est pourtant bien vivant dans une grande partie du monde musulman, même chez la plupart de ceux qui, pourtant assez peu nombreux, ne sont pas antisémites...Il est promu entre autres par une Autorité palestinienne entretenue principalement par l’Occident, épaulée dans certains domaines par Israël, dont le Président court le monde pour chercher subsides et appuis politiques à bord de son jet privé et dont la population croit et se multiplie sans entraves, se portant bien mieux que d’autres populations arabes...


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