Chronique de Michaël Bar-Zvi | Yod Het be Av 5773 25 juillet 2013

mercredi 24 juillet 2013, par Desinfos

Boker tov amis auditeurs de Radio J, les développements de la situation en Egypte, notamment dans le Sinaï, et en Syrie montrent, sans l’ombre d’un doute, que la nébuleuse terroriste Al Qaida se renforce jour après jour dans la région. Des terroristes entraînés en Afghanistan et au Pakistan arrivent chaque semaine en Syrie et rejoignent les rangs des rebelles. Dans le Sinaï, l’armée égyptienne est confrontée quotidiennement à des terroristes d’Al Qaida, et c’est une des raisons du renversement de Morsi par le général El Sissi, mécontent du laxisme évident dont celui-ci faisait preuve à l’égard des membres de la nébuleuse terroriste.


Le chef des renseignements militaires de Tsahal, le général Cokhavi a révélé il y a deux jours que pour la première fois, des terroristes musulmans afghans et pakistanais combattaient le régime de Bachar el Assad en Syrie, et que le projet d’Al Qaida était l’établissement d’un Etat fondé sur la Charia sur une partie de la Syrie contrôlée par les rebelles. L’instauration d’un tel régime, espèrent les dirigeants d’Al Qaida, pourrait avoir une influence sur d’autres Etats de la région, comme la Jordanie ou le Yemen. Il semble aussi que la partie syrienne du carrefour entre Israël, la Jordanie et la Syrie soient déjà sous la coupe des membres d’Al Qaida.

Certains observateurs estiment, par ailleurs, que si l’Egypte perd le contrôle du Sinaï, cette zone pourrait tomber sous la main d’un commandement installé à Gaza. Le dirigeant d’Al Qaida dans le Sinaï n’est pas un second couteau, mais le docteur Ramzi Mofaï, ex médecin personnel de Ben Laden.

Le scénario d’une alliance objective entre la nébuleuse Al Qaida et les Frères musulmans n’est pas impossible puisque déjà certains dirigeants des Frères musulmans ont trouvé refuge à Gaza. Ils y ont réquisitionné le Beach Hotel et s’apprêtent à combattre le gouvernement égyptien actuel, à partir de cette base. Israël craint une attaque à partir du Sinaï et a décidé d’installer à Eilat une batterie anti-missile « dôme d’acier » pour parer à une telle éventualité.

Le problème de Tsahal est simple et compliqué à la fois. Le nombre de groupes armés se multiplient avec le risque toujours plus grand d’une attaque de missiles non conventionnels. Une riposte de l’armée israélienne pourrait réunir ces forces, aujourd’hui opposées dans une lutte fratricide.

Entre le Hamas, le Hezbollah, les Frères musulmans, Al Qaida, le Djihad islamique, Bachar el Assad, les ayatollahs iraniens, et d’autres groupuscules salafistes encore plus extrémistes, Israël n’a que l’embarras du choix, mais perd aussi petit à petit sa capacité à empêcher une course effrénée à l’armement. Et plus ces mouvements se développent et introduisent des armes sur le terrain, plus les risques d’une attaque contre Israël s’accroissent.

Autrement dit, le pouvoir de dissuasion de Tsahal diminue chaque semaine face à la multiplication des sources de danger. C’est la seule conséquence logique de la folie suicidaire qui anime le monde arabo-musulman à laquelle Israël se doit de trouver la réponse stratégique adéquate.


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