Le grand mufti de Jérusalem Ikrema Sabri a approuvé l’exécution de cinq Palestiniens, sur les 51 qui ont été condamnés à la peine de mort, dont la moitié sont accusés d’avoir transmis des renseignements à Israël...

samedi 5 mars 2005


Ces exécutions devraient être organisées prochainement, précise-t-on de mêmes sources. Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avait demandé au grand mufti, plus haut responsable musulman de la ville sainte, d’examiner la situation des détenus condamnés. Il devrait suivre ses recommandations.

Les 51 prisonniers palestiniens ont été condamnés à mort ces six dernières années, mais l’ordre d’exécution avait été suspendu. Le grand mufti avait été chargé d’examiner quinze dossiers.

« Le report des ordres d’exécution a encouragé le phénomène de vengeance au sein de la communauté palestinienne », a observé Ikrema Sabri. « La vengeance est formellement interdite par la religion, et l’Autorité palestinienne devrait exercer son rôle et les gens ne devraient pas faire la loi eux-mêmes ».

Environ la moitié des 51 condamnés à mort sont accusés d’avoir transmis des renseignements à Israël. Les autres ont été condamnés pour meurtre ou d’autres crimes violents.


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