Chronique de Michael Bar-Zvi | Tet Be Chevat 5772 - 2 février 2012

jeudi 2 février 2012, par Desinfos

Boker amis auditeurs de Radio J, la guerre civile qui sévit actuellement en Syrie a de nombreuses raisons d’inquiéter les chancelleries occidentales. Les derničres nouvelles montrent ŕ la fois une recrudescence des combats ŕ proximité de la capitale, mais aussi une violence accrue de la répression menée par l’armée de Bachar el Assad.


Certes on fait Ă©tat de nombreuses dĂ©fections au sein des forces syriennes, mais selon les informations des dernières heures, et qui ont Ă©tĂ© confirmĂ©es par le chef d’Ă©tat-major israĂ©lien, Benny Gantz, la Russie procède depuis plusieurs semaines Ă  des livraisons massives d’armes sophistiquĂ©s.

Le porte-avions Amiral Kouznetzov faisant escale en ce moment Ă  Tarsus en Turquie doit se rendre Ă  proximitĂ© des cĂ´tes syriennes pour y dĂ©poser du matĂ©riel de combat. Alors que l’axe Iran, Syrie, et Hezbollah au Liban semble s’affaiblir de jour en jour, les russes viennent au secours de leur dernier alliĂ© dans la rĂ©gion, le rĂ©gime dictatorial alaouite de Bachar el Assad.

Pourquoi ce soutien massif Ă  un tyran sanguinaire que personne ne regrettera, mĂŞme si vraisemblablement, il risque d’ĂŞtre remplacĂ© par un rĂ©gime islamiste, comme dans les autres pays arabes de la MĂ©diterranĂ©e ? Quelle est la stratĂ©gie de Moscou qui a d’ores et dĂ©jĂ  annoncĂ© qu’il mettrait son vĂ©to au Conseil de sĂ©curitĂ©, si celui-ci adoptait la rĂ©solution proposĂ©e par la Ligue arabe d’exiger la dĂ©mission d’Assad d’ici deux mois ?

Nul n’ignore que ce dĂ©part rĂ©vĂ©lerait, entre autres, la complicitĂ© de Moscou dans les projets nuclĂ©aires syriens, annihilĂ©s par l’attaque israĂ©lienne en septembre 2007.

La Russie veut garder une influence au Proche-Orient, c’est comprĂ©hensible sur le plan gĂ©opolitique, mais est-elle en mesure de contrĂ´ler Assad qui, on le sait, a dĂ©jĂ  massacrĂ© près de 5000 de ses concitoyens et a menacĂ© d’embraser la rĂ©gion si son pouvoir Ă©tait menacĂ©.

Pour ceux qui n’auraient pas compris, cela signifie en clair que le seul moyen pour Assad acculĂ© Ă  la dĂ©mission de ne pas perdre le pouvoir est d’attaquer IsraĂ«l et d’entrainer d’autres partenaires dans cette aventure.

Les observateurs sont partagĂ©s dans leurs estimations sur la volontĂ© et la dĂ©termination de Bachar el Assad de dĂ©fendre coĂ»te que coĂ»te son rĂ©gime. Son père n’avait pas hĂ©sitĂ© Ă  massacrĂ© des dizaines de milliers de sunnites ou de kurdes pour briser l’opposition car il est Ă©vident que la perte du pouvoir entrainerait un massacre des alaouites ou au mieux un exode forcĂ© de cette minoritĂ©, qui ne reprĂ©sente que 15% de la population mais tient le pays d’une main de fer depuis plusieurs dĂ©cennies.

La mollesse et la complaisance des pays occidentaux Ă  l’Ă©gard de la Syrie sont telles que la plupart des commentateurs pensent que Bachar el Assad va tout simplement plier bagage sous les faibles pressions et nous expliquent que c’est compliquĂ© lĂ -bas, on ne peut pas intervenir comme en Lybie.

Bah oui c’est vrai il n’y a pas de pĂ©trole en Syrie. Et les savons d’Alep ce n’est pas un enjeu stratĂ©gique alors ???


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