« Notre amitié est solide » a déclaré M. Gul à l’issue d’un entretien à Jérusalem avec son homologue israélien Sylvan Shalom, avant une rencontre mercredi avec des responsables palestiniens.

mardi 4 janvier 2005


M. Gul est le plus haut responsable turc à se rendre en Israël depuis l’arrivée au pouvoir du Parti de la justice et du développement (AKP), issu du mouvement islamiste, dont beaucoup de sympathisants sont hostiles à l’Etat hébreu.

« Il est désormais temps de contribuer à la paix », a affirmé M. Gul après son arrivée. « Aussi bien Israël que les Palestiniens font confiance à la Turquie qui peut apporter une contribution au processus de paix », a-t-il ajouté.

« Il règne un nouveau climat dans la région (...) Il y a une chance qui doit être saisie » pour relancer le processus de paix, a poursuivi le chef de la diplomatie turque, se déclarant en outre convaincu de la volonté de paix de la Syrie.

« Nous nous sommes mis d’accord pour intensifier notre coopération et hisser encore à un plus haut niveau nos relations bilatérales » a déclaré pour sa part M. Shalom.

M. Gul a aussi souligné que les efforts diplomatiques dans la région « doivent également concerner la Syrie et le Liban ».

Concernant la Syrie, il a exprimé son scepticisme quant à la volonté de paix de ce pays, qui partage des frontières avec Israël et de la Turquie.

« Nous devons voir en premier lieu un effort de la Syrie et des Arabes pour stopper le terrorisme et l’incitation à la haine provenant de leurs pays », a-t-il averti.

Il a appelé une fois de plus Damas à remettre à Israël la dépouille de son espion, Eli Cohen, pendu en Syrie en 1965, estimant qu’un tel geste serait « un signal très positif ».

Il a proposé en outre à la Turquie « d’user de son influence sur l’Autorité palestinienne pour lui faire comprendre que le seul moyen de faire des progrès dans la voie de la paix est de stopper le terrorisme et la violence ».

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Le partenariat stratégique entre la Turquie et Israël, concrétisé en 1996 par un accord bilatéral de coopération militaire, a été mis à l’épreuve avec les déclarations du premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan en mai dernier, qualifiant le raid israélien contre le camp de réfugiés de Rafah (bande de Gaza) de « terrorisme d’Etat », et le rappel par Ankara de son ambassadeur.

Deux mois plus tôt, M. Erdogan avait qualifié l’assassinat du chef spirituel du Hamas Cheikh Ahmed Yassine d’« acte terroriste », et en novembre 2003 il avait prétexté un calendrier chargé pour décliner une proposition du Premier ministre israélien de faire escale à Ankara, au retour d’une visite en Russie.

Le maintien de relations cordiales avec la Turquie, un pays musulman strictement laïque, est très important pour Israël, soucieux d’alléger son isolement dans la région.

La signature de l’accord de coopération militaire entre les deux pays, qui avait provoqué la colère des nations arabes et de l’Iran, avait été suivie par un net développement de leurs échanges économiques et culturels.

Tsahal a annoncé dimanche qu’Israël, les Etats-Unis et la Turquie effectueraient à la mi-janvier des manoeuvres aéronavales conjointes, les septièmes du genre, dans les eaux internationales au large des côtes israéliennes.

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