Lakhdar Brahimi récidiviste : face aux crimes israéliens (sic), il reproche aux Européens leur silence ...

samedi 25 décembre 2004

Lakhdar Brahimi, conseiller du secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, a vivement critiqué hier la politique du Premier ministre israélien Ariel Sharon vis-à-vis des Palestiniens, contraire selon lui aux droits de l’homme, ainsi que le manque de réaction de la communauté internationale.


« Vous devez condamner M. Sharon quand il assassine des gens. Or vous vous taisez, comme vous vous taisez lorsqu’il déracine plus d’un million d’arbres fruitiers en Palestine », a dit sur la radio belge RTBF le conseiller algérien de Kofi Annan.

Ce n’est pas la première fois que ce haut fonctionnaire des Nations Unies, conseiller spécial du Secrétaire général, se fait remarque (lire : Où est le devoir de réserve ?
14 décembre 2004 - par le Professeur David Ruzié)

« Le retour à la paix ne se fera pas tout seul, il se fera avec une attitude européenne entièrement différente », a estimé Brahimi. Invité jeudi par le Sénat belge, Brahimi avait estimé « un peu dommage » que la conférence internationale sur le Proche-Orient, que Londres veut organiser l’an prochain, se fasse en l’absence de délégation israélienne.

Devant les sénateurs, il avait également lié le phénomène du terrorisme international à la persistance du conflit israélo-arabe. « Que fait-on pour résoudre ce problème ? Pas suffisamment. La communauté internationale s’est le plus souvent trop aisément accommodée du point de vue cynique et ridicule du Premier ministre d’Israël, qui faisait de feu le président Arafat le seul et unique responsable de l’insécurité en Israël autant que du malheur de son propre peuple », avait-il déclaré.

« De fait, les Etats arabes ont, pour l’essentiel, abandonné les Palestiniens à leur sort ces dernières années et l’Europe (...) n’a pas encore fait usage de l’influence politique considérable dont elle dispose en faveur de la paix ».

« Les Etats européens et l’opinion publique en général n’élèvent même pas la voix suffisamment haut pour condamner les atteintes graves aux droits de l’homme les plus élémentaires en Palestine », avait-il conclu


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