Chronique de Michael Bar-Zvi | Vav Behechvan 5772 , 3 novembre 2011

jeudi 3 novembre 2011, par Desinfos

Boker amis auditeurs de Radio J, hier matin les habitants de la région de Tel Aviv ont été surpris en apercevant dans leur ciel la longue trainée d’un missile balistique, que l’on ne connaissait pas. Dans un premier temps, on a cru qu’il s’agissait de la fameuse batterie de défense électronique « Kipat Barzel » contre les Kassams et les Grads du Hamas, mais en fait le ministère de la défense a rapidement annoncé que l’armée de l’air avait procédé à un essai expérimental réussi, d’un missile d’une portée de 7000km pouvant véhiculer des ogives nucléaires.


Hier également, on apprenait que des pilotes israéliens avaient procédé à des entraînements sur des avions de l’OTAN en Italie, et il semble que cette information ait été délibérément transmise à la presse, puisqu’un des officiers supérieurs israéliens l’a évoqué dans une interview et que des images ont été livrées aux journalistes.

Le même jour, on apprenait que le ministre de la défense Ehud Barak se rendait à Londres chez son homologue britannique pour une visite urgente, alors que le chef d’état-major britannique Sir David Richards venait d’achever une visite discrète en Israël. Toutes ces nouvelles ont été volontairement distillées au lendemain de débats à la Knesset, lors de la reprise des travaux du parlement, sur l’éventualité d’une attaque des installations nucléaires en Iran.

Aujourd’hui, la question de l’éventualité d’une attaque ne se pose plus, mais la seule interrogation porte sur la date, la nature et l’ampleur de cette opération. Israël préférait, au début de cette affaire, éviter une intervention militaire aérienne directe et a œuvré dans l’ombre pour retarder l’échéance, en espérant un sursaut des nations.

Un réveil est encore possible avant le mois de novembre 2012, date des élections américaines, mais aussi période à laquelle les iraniens seront en mesure, selon les spécialistes de l’agence internationale pour l’énergie atomique, de transférer les centrales nucléaires et les ogives dans des sites souterrains.

Si les puissances occidentales décidaient d’intervenir, Israël ne prendrait pas part à l’attaque, et pourrait se concentrer sur la défense de son territoire et de ses ressortissants, car il ne fait guère de doute que contrairement aux Irakiens et aux Syriens, les Iraniens ont prévu de riposter soit directement, soit par l’entremise du Hezbollah ou d’autres mouvement terroristes, ou encore avec l’aide de Bachar el Assad.

Israël devrait également de servir de base de repli et de soutien logistique pour les forces impliquées dans une telle opération.

Dans les huit derniers mois, les forces aériennes de l’OTAN ont effectué 26.000 attaques en Libye. Elles ont acquis une expérience opérationnelle importante et testé la coordination entre les armées des principaux partenaires. Il est urgent aujourd’hui de neutraliser les deux pôles de danger pour la planète que représentent les régimes de Bachar el Assad et Ahmadinedjad, pourtant même si l’OTAN en a la capacité, il n’est pas certain que les dirigeants occidentaux en aient le courage politique.

Si tel était le cas, dans les semaines à venir, Israël se trouvera seul pour prendre sa décision.

Michael Bar-Zvi 


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