Leila Shahid ou l’obscurité de la raison

Victor Perez

mardi 7 décembre 2004

La déléguée générale de l’Autorité palestinienne Leila Shahid s’est prononcée contre une interdiction de la chaîne satellitaire du Hezbollah libanais Al-Manar, jugée cependant par les autorités publiques comme incompatible avec les valeurs de la France.


« Je ne perçois pas de haine dans les émissions de cette chaîne » a t-elle déclaré sur France 2. « Je suis pour la liberté de toutes les chaînes » et pour l’autorisation de l’expression critique « dans le respect de ceux qu’on critique » (sic).

Tout observateur sérieux de la vie diplomatique sera stupéfait de cette prise de position qui s’oppose à son devoir de réserve de diplomate et s’inscrit, de surcroît, dans l’opposition à une décision de politique intérieure française.

Mais, nonobstant ce petit « détail", quel crédit peut être accordé aux paroles de celle qui soupçonna Israël d’avoir empoisonner le Raïs -sans en apporter la moindre preuve- quand on feuillette quelques compte-rendus de certains débats, journaux d’informations ou encore jeux de cette chaîne qui se prénomme Le Phare ( sic ) ???

Aucune confiance, cela va de soi. Qu’on en juge !

Etc., etc., etc.,

Que penserait Mme Shahid, si ces mêmes propos - après quelques petites modifications - étaient tenus sur une quelconque longueur d’onde à l’encontre de la communauté arabo-musulmane et/ou du peuple ’’palestinien" par le tenant de l’extrême droite française, Jean-Marie Le Pen ? Ou étaient diffusés sur la fréquence juive par un porte-parole du CRIF ou du Consistoire Israélite ? Ou, encore, par une télévision israélienne ??? D’autant plus, si cette dernière affirme -à l’instar du Secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah- que « la caméra est une arme » !!!

Gageons sans crainte, dans ces hypothèses, que secondée à juste titre par quelques médias nationaux français, elle dénoncerait cette «  haine  » du Front National, exigerait l’arrêt de toute diffusion sur la fréquence juive et/ou assurerait Israël de tout son mépris et justifierait ainsi la poursuite de son combat qui s’appuierait, alors, sur les valeurs universelles de la République Française. Ce qui n’est pas, on en conviendra, tout à fait le cas.

En conséquence, on est consterné de s’apercevoir que Leila Shahid -par toutes ses déclarations contraires au respect des valeurs françaises et à l’entente entre communautés- ne soit pas rappeler à l’ordre par le gouvernement français et se sente, ainsi, en terrain conquis.

Ce qui nous mène à croire, finalement, que la compréhension française est embrumée par le pouvoir de nuisance de Mme Leila Shahid. Littéralement de l’arabe : « Nuit (du) Martyr ». Ce qui suggère, facilement on l’admettra, une promesse de nébulosité à tous ces opposants.


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