Onu : clichés haineux et contre vérités palestiniens contre raison et vérités israéliennes

Hélène Keller-Lind

samedi 24 septembre 2011, par Desinfos

Les différences entre les deux discours qui se sont suivis aux Nations unies le 23 septembre 2011 étaient flagrantes. D’une part l’accumulation de clichés anti-israéliens et d’accusations caricaturales. De l’autre un langage de raison et de vérité. Et une réelle main tendue de Benyamin Netanyahou


Comme on pouvait s’y attendre Mahmoud Abbas a aligné les vieux clichés d’occupation, colonisation, apartheid, nettoyage ethnique, racisme, démolitions systématiques de maisons, champs, colons lâchant des chiens contre des fermiers, tragédie continuelle depuis 63 ans et même fouilles archéologiques contestées, bref, la ritournelle éternelle de la réécriture palestinienne de l’histoire et de la réalité. S’y sont ajoutés la négation des liens d’Israël avec sa terre, l’exigence d’élargissement des terroristes jugés et emprisonnés pour leurs méfaits, des mensonges sur le renoncement à la violence, alors même que des Palestiniens caillassent des soldats ou des civils israéliens....Et le Président palestinien poussait le culot jusqu’à prétendre qu’il veut la paix. On se demande d’ailleurs comment il peut sérieusement le dire alors qu’il vient de dire pis que pendre d’Israël...

Un discours de haine très applaudi par une grande partie des membres de l’Assemblée générale....

Une Assemblée générale dont Benyamin Netanyahou dénonçait le parti pris anti-israélien, avant de souligner la vérité de la situation, avec des retraits successifs israéliens qui n’ont pas débouché sur la paix, au contraire. Il dénonçait les dangers de l’islamisme radical qui a pris le contrôle du Liban et de Gaza, avec la menace d’un terrorisme nucléaire si l’Iran n’est pas stoppé. Et replaçait la sécurité d’Israël au cœur de son discours, avec des réalités géographiques telles que l’étroitesse d’Israël s’il y avait un retrait total de Judée Samarie, ou le fait qu’Israël ne peut pas réduire son espace aérien alors qu’il faut 3 minutes pour traverser le pays en avion. D’où la nécessité d’avoir comme voisin un État palestinien démilitarisé. Il rappelait que ceux qui avaient poussé au retrait de Gaza et s’en étaient félicité n’avaient pas à subir les conséquences, c’est-à- dire des milliers de roquettes tirées sur des villes israéliennes. Ce que suggèrent pourtant aujourd’hui d’autres conseillers... Et soulignait l’incapacité d’organismes tels que l’UNIFIL à assurer la sécurité d’Israël après son retrait du Liban. Présenter les implantations comme cause du conflit, est une contre-vérité historique, dit-il, celui-ci ayant précédé leur construction de décennies.
Et si racisme il y a, dit-il, c’est celui des Palestiniens qui disent clairement qu’il ne pourra y avoir de Juifs dans le futur État palestinien, un État Judenrein donc. Alors qu’en Israël vivent un million et demie d’Arabes israéliens. Il redisait l’évidence des liens entre l’Israël d’aujourd’hui et du passé, Israël, État juif. Concluant son discours par un appel à Mahmoud Abbas à qui il demandait de reprendre des négociations, seule manière de parvenir à la paix, rappelant que ces deux peuples descendent d’Abraham.

Un discours prononcé devant une Assemblée à demi vide, mais fréquemment applaudi.


Desinfos

Les textes

Mots-clés

Accueil