Embourbée dans une crise budgétaire due à corruption, mauvaise gestion de centaines de milliers de millions et lâchage des pays arabes, l’Autorité Palestinienne accuse Israël....

Hélène Keller-Lind

samedi 6 août 2011, par Desinfos

L’Autorité palestinienne admet être gangrénée par une méga corruption, gère mal des centaines de millions d’assistanat, est lâchée par les pays arabes qui ne lui verseraient pas les sommes promises. Elle obtient des rallonges occidentales et, bien que recevant les taxes prélevées par Israël, par la bouche de son ministre de l’économie, dont on peut douter de la compétence, accuse, sans surprise, « l’occupation... »


Une incroyable manne financière et une incroyable gabegie

L’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas reçoit tellement d’argent, de tant de façons, qu’il faudrait une armada d’experts comptables pour démêler l’écheveau de dollars et d’euros qu’elle reçoit à profusion ou dont bénéficient divers projets palestiniens financés par divers gouvernements ou agences, comme l’UNRWA, par exemple, qui a budget supérieur pour les seuls Palestiniens à celui de la Commission pour les Réfugiés de par le monde.

Pour se faire une idée du nombre de donateurs il suffit de lire ce qu’en dit fin octobre 2010 Dov Zerah, Directeur général de l’Agence Française du Développement, : il s’agit « d’une zone où interviennent 84 bailleurs et 23 agences des Nations unies. » Il y a, bien sûr, également, les États-Unis qui y vont de leur obole. Or, des restrictions budgétaires inévitables s’annoncent aujourd’hui...

Concernant la France, s’ajoutent aux versements directs de quelque 67 millions annuels les versements dans le cadre de l’UE, soit quelque 66 millions supplémentaires et un total de 133 millions . Par ailleurs, l’Agence d’Aide du Développement, justement, débourse également de larges sommes en soutenant divers projets. « En un peu plus de 10 ans, nous y avons engagé 180 M€ de subventions, » rappelait Dov Zerah
Pour en savoir plus il faut
lire cette lettre rapport. On y voit qu’à coups de millions la France donne du travail aux entreprises locales et améliore le quotidien des Palestiniens sans que cela coûte un kopeck au contribuable palestinien. On y voit aussi qu’il y a à Ramallah un « premier hôtel palestinien aux standards internationaux (Mövenpick Ramallah). » Un 5 étoiles dans « la ville la plus animée de la Rive Occidentale...avec vue sur les faubourgs de Jérusalem... »

Alors que l’on voit des « dirigeants palestiniens » de toute évidence affluents, on comprend mal, dès lors que « 45.7% des Palestiniens de Cisjordanie et 79.4% dans la Bande de Gaza vivent au-dessous du seuil de pauvreté... »->http://www.palestinemonitor.org/spi...]

Chiffres dont il convient d’ôter les tricheurs, des nantis qui se nourrissent aux frais de la communauté internationale comme vient de l’avouer l’UNRWA qui s’est fait – plutôt laissé - berner pendant des lustres On nous rabâche sans arrêt que la Bande de Gaza est un petit territoire fermé. « Prison à ciel ouvert, » clame d’ailleurs Soir 3 Impossible, donc, pour une Agence onusienne si bien implantée de ne pas savoir qui n’a nul besoin d’aide humanitaire...surtout lorsque la fraude concerne 100.000 personnes !

Évidemment, l’Autorité palestinienne verse, bon an, mal an, des «  salaires  » supérieurs à ceux du fonctionnaire de base, aux terroristes jugés et emprisonnés en Israël. Coût : plus de 5 millions de dollars mensuels. Et, de surcroît, elle soutient financièrement les familles de ces terroristes ce qui constitue une incitation à la violence, compte tenu des niveaux du chômage et de pauvreté palestiniens

Et puis, contrainte à ne plus faire mine de ne pas voir par sa crise budgétaire, l’Autorité palestinienne s’aperçoit que des millions ont été détournés sous son nez par des «  ministres  » et ministères....et promet des poursuites...ce qui risque fort de n’être qu’un effet d’annonce car dans ce système le principe du « je te tiens, tu me tiens par la barbichette » fonctionne à plein.

Et il ne faut pas oublier qu’une partie des subventions si généreuses est détournée à des fins de propagande et d’incitation à la haine et la violence anti-israélienne. Il suffit de voir ce que relève Palestinian Media Watch au quotidien.. Ainsi la télévision officielle palestinienne, qui dépend directement de Mahmoud Abbas, incite à la haine et la diabolisation d’Israël quand elle ne nie pas son existence.... Un autre organisme, une association de contribuables, dénonce, par ailleurs, la manière dont sont détournés ces fonds

Le lâchage des « frères » arabes qui ne respectent pas leurs engagements

Apparemment acculé, en dépit de sa réputation de brillant économiste, chouchou de l’Occisent, Salam Fayyad finit par payer « ses quelque 170.000 employés leur salaire plein, uniquement après qu’ils aient menacé de se mettre en grève car ils n’ont reçu qu’un demi salaire le mois dernier [ juin ] » rapporte l’Agence de presse palestinienne Maan News. Ce qui, dit le Premier ministre « réduira la capacité qu’aura l’Autorité palestinienne à faire face à ses autres besoins le mois prochain. » Nouvel orage annoncé...

Le 26 juillet Salam Fayyad a d’ailleurs participé à « une session spéciale de la Ligue Arabe, à la demande de Mahmoud Abbas pour tenter de convaincre les pays membres d’honorer leurs engagements.  » Soit «  330 millions de dollars sur six mois. » Or « ils n’ont versé que 79 millions de dollars pour 2011. » Geste modeste de l’Arabie Saoudite qui a donné 30 millions de dollars. La bonne vielle UE, elle, pourtant confrontée à une crise économique, a versé «  22 millions et demie d’Euros pour que puissent être payés en juillet les salaires et pensions d’environ 83.000 personnes. »

Or, au Caire, lors de cette réunion de la Ligue Arabe, Salam Fayyad réclamait en urgence 300 millions de dollars Un gouffre sans fond...

Un ministre de l’Economie palestinien qui a « servi » pendant 40 années marquées par corruption, incurie et gabegie

Le ministre de l’Economie, Hassan Abu Libdeh, sans doute par crainte de troubles et manifestations contre son gouvernement, a gelé le prix du pain, du riz et du sucre...Et, on vous le donne en mille, il a rendu Israël responsable de la crise actuelle... « à cause des restrictions imposées, » Etant donné que ces soi-disant restrictions n’ont rien de nouveau, puisque cela fait des lustres que les anti-israéliens les dénoncent, on comprend mal, dès lors, qu’elles n’aient pas eu cet effet bien avant...Il en profite cependant pour se dire convaincu – sans rire- que « un État [palestinien ] débarrassé su fardeau de l’occupation sera viable économiquement et stable. » On parie ?

A noter que le nom de ce ministre, ou tout au moins d’employés de son ministère et dont il est donc responsable a été mentionné par le comité anti-corruption récemment mis en place... Il a protesté avec véhémence le 14 juillet et depuis il semble que l’on n’en ait plus entendu parler... sans doute en vertu de ce principe du « je te tiens, tu me tiens... » D’ailleurs il se prévaut de « 40 années passées dans le service public » palestinien. Dans de hautes fonctions. Y compris au service de Yasser Arafat dont la nature corrompue est bien connue...D’ailleurs, lors d’une rencontre avec des parlementaires emmenés par Medbridge pour une mission exceptionnelle dans la région en février 2008 Salam Fayyad avait dressé un tableau affligeant de l’état dans lequel il avait trouvé l’Autorité palestinienne sur le plan financier et de sa gestion, décrivant une situation évoquant les écuries d’Augias. Il lui avait été difficile de savoir par où commencer avait-il confié...Et ce fameux Hassan Abu Libdeh, entre autres ministres etc. à vie, ont participé de cette corruption, gabegie, incurie et tissé un réseau les rendant inamovibles...pour le plus grand malheur de leurs administrés.

Et, dans ce cas, accuser Israël et « l’occupation », quoi de plus naturel...


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