L’ambassadeur d’Israël estime que l’après-Arafat pourrait créer une « nouvelle donne très positive » 

mardi 9 novembre 2004

L’ambassadeur d’Israël en France, Nissim Zvili, a estimé lundi que « la disparition de l’arène politique de Yasser Arafat pourrait créer une nouvelle donne, peut- être très positive, pour permettre l’émergence d’une atmosphère développant à nouveau la confiance » entre les peuples palestinien et israélien. 


 Invité de l’Institut des sciences politiques de Nancy, l’ambassadeur israélien s’est dit convaincu que « des leaders pragmatiques et ouverts » existaient dans l’entourage d’Arafat, «  capables de se libérer des anciennes idéologies et de percevoir l’avenir du peuple palestinien avec plus de lucidité ». 

 Pour avancer dans le processus de paix, « nous avons besoin de leaders qui ont le courage de prendre de grandes décisions », a- t-il ajouté. 

 Selon l’ambassadeur, qui fut secrétaire général du parti travailliste en Israël, « le peuple palestinien est aujourd’hui le peuple arabe le plus proche des principes et des valeurs de la démocratie dans le monde arabe ». 

 Evoquant la perspective d’éventuelles funérailles du leader palestinien malade, l’ambassadeur israélien a répété que son pays « ferait tout ce qui est nécessaire pour permettre un enterrement très respecté et respectable. Tous les chefs d’Etat (...) seront autorisés à entrer ». « La seule objection qu’on a, est qu’Arafat ne sera pas enterré à Jérusalem », a-t-il redit. 

 M. Nissim Zvili s’est par ailleurs dit « inquiet de la fracture au sein de la société israélienne » devant une « minorité extrémiste qui n’hésitera pas à utiliser la violence pour contester le plan Sharon » de retrait de Gaza. 

 « N’oubliez pas qu’ils ont déjà assassiné un Premier ministre. Ne sous-estimez pas cela dans la société israélienne », a-t-il lancé, rappelant l’assassinat il y a neuf ans exactement du Premier ministre Yitzhak Rabin. Fin 


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