France 2 doit réparer la plus grave imposture de l’histoire de l’audiovisuel

Alain Rajchman

mardi 26 octobre 2004

La détermination de la Mena à faire la lumière sur le soi-disant assassinat de Mohammed Jamal al-Durrah aux premiers jours de la seconde intifada a enfin permis de dénoncer une tromperie médiatique sans précédent.


Le faux du « Protocole des sages de Sion » a désormais un équivalent médiatique avec celui produit par les journalistes de France 2, Charles Enderlin et Talal Abou-Rahma. Le sang prétendu versé du petit Mohamed a alimenté un mouvement de haine farouche contre Israël. Pour l’opinion mondiale, le faux de France 2 établissait enfin le lien entre l’image ancienne des juifs coupables de meurtre rituel et l’image récente de soldats israéliens à la férocité comparable à celle de leurs anciens bourreaux nazis.

Le détail des conditions qui ont permis de dévoiler la supercherie avec la visualisation des images, que l’on disait cachées car trop violentes d’Abou-Rahma, est disponible sur ce site :

http://www.desinfos.com/article.php?id_article=2506

La question qui se pose et que nous posons aux responsables de France 2 est celle de savoir ce qui sera entrepris dans les meilleurs délais pour REPARER l’énorme préjudice d’image subi par Israël et le peuple juif.

Faisant fi de toute déontologie journalistique, les journalistes ont participé activement à fabriquer une image salie d’Israël. Elle marque encore profondément les esprits. Le préjudice est énorme : il a conduit à la perte de nombreuses vies humaines ; il a attisé la haine ; il a fait reculer toute chance de dialogue en enfonçant la région dans la guerre entre juifs et palestiniens. Ce crime médiatique appelle donc un travail d’explication à la hauteur de l’imposture et de ses conséquences dramatiques.

Au nom de notre engagement à dénoncer la désinformation à l’encontre d’Israël, nous appelons chacun à exiger rapidement de France 2 un plan et un calendrier d’émissions sur ce travail d’explication.

De plus, aux Etats-Unis, des journalistes ayant reçu des prix, tel que le fameux prix Pulitzer, ont été dépossédés de leur prix quand ils ont manqué à la déontologie de leur métier. Le public attend des journalistes primés un comportement exemplaire. Charles Enderlin ne mérite pas les distinctions qu’il a reçues. A l’instar d’Alain Ménargues de RFI, il serait juste qu’il soit démis de ses fonctions en raison d’une faute professionnelle gravissime. Sur ces points aussi, nous attendons des décisions claires de France 2 et du monde journalistique dont le silence serait compris comme un aveu de complicité.


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