Sous la « direction » de la France, l’Europe préparerait un plan d’aide du retrait israélien de Gaza

dimanche 24 octobre 2004

Michel Barnier a déclaré vendredi soir que l’Europe préparait « un plan d’accompagnement » pour aider à la réussite du retrait israélien de Gaza, plan qui aurait « forcément une dimension euro-arabe », grâce notamment aux propositions égyptiennes en matière de sécurité.


« Tout est bloqué actuellement (...), on ne peut pas accepter cette situation, donc nous allons bouger », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, après un entretien au Quai d’Orsay avec Nabil Chaath, son homologue de l’Autorité palestinienne.

« Je suis convaincu qu’une manière de bouger, c’est que les Européens soient unis, qu’ils fassent des propositions communes avec les Américains, avec les Russes, dans le cadre des Nations unies, et avec les pays arabes », a-t-il précisé.

« Le premier terrain d’action, a-t-il insisté, c’est clairement l’action européenne et nous préparons en tout cas pour cette première étape, le retrait de Gaza, qu’il faut réussir, un plan d’accompagnement et il aura forcément une dimension euro-arabe ».

Michel Barnier a précisé que l’Egypte avait fait « des propositions en matière de sécurité » mais n’a pas voulu donner plus de détails, se bornant à indiquer que Paris soutenait l’initiative du Caire.

Il a répété qu’il y a « urgence à sortir de cette spirale de violence, de désespoir, qui emporte cette région, et bien au-delà ».

« L’objectif reste le même, celui d’un Etat palestinien viable vivant à côté d’un Etat d’Israël dans la sécurité », a-t-il dit.

« Cet objectif est fixé par la feuille de route, voilà pourquoi nous sommes attachés durablement, fermement à la mise en oeuvre de cette feuille de route », a-t-il ajouté.

Michel Barnier, qui s’est rendu le week-end dernier en Israël, a dit avoir « reçu et compris la promesse de M. Sharon de se retirer de Gaza comme une étape, une première étape, celle du premier retrait d’un territoire occupé ».

« Voilà pourquoi nous considérons que c’est un engagement positif », a-t-il précisé.

Pour le chef de la diplomatie française, « l’Autorité palestinienne, le président Arafat, avec lequel nous continuerons le dialogue, doivent saisir cette opportunité ».

L’Autorité palestinienne, a-t-il poursuivi, « doit rétablir la sécurité sur son territoire, contrôler les factions violentes, mettre fin aux actions terroristes qu’elle condamne comme nous-mêmes, mener à bien les réformes inscrites dans la feuille de route ».

Nabil Chaath a lui aussi réaffirmé que « la feuille de route est aujourd’hui la seule possibilité pour parvenir à la paix ».

« Nous pensons que la France est la clé principale dans les actions que nous menons également sur la scène internationale car lorsque la France parle, elle parle en son nom propre mais également pour l’Europe. Nous pensons qu’il existe une possibilité aujourd’hui pour une action européenne, pour une action euro-américaine », a-t-il dit en faisant part d’un « sentiment d’optimisme ».


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