Un seul peuple, une seule terre, une seule démocratie, une seule armée

Alain Rajchman

vendredi 22 octobre 2004

Le courage politique d’Ariel Sharon dérange. Les menaces dont il est l’objet indiquent que les tensions deviennent extrêmes. L’unité du pays est en danger.


Quand on œuvre pour lutter contre la désinformation, le premier souci est d’abord de ne pas se raconter d’histoire à soi-même. Israël est une nouvelle fois en danger d’éclatement avec la mise en place du plan de désengagement de Gaza et de Cisjordanie. Les ennemis d’Israël ont toujours su jouer des divisions d’Israël. Qu’ils ne se réjouissent pas trop vite, des voix s’élèvent, comme celle de Marek Halter dans Le Figaro, pour dire qu’il faut soutenir le premier Ministre israélien.

Il est inutile de se cacher les yeux. Les tensions extrêmes qui accompagnent l’amorce du plan de désengagement du Premier Ministre Ariel Sharon ont chauffé à blanc les esprits. On entend parler d’épuration ethnique des territoires et les dernières déclarations d’un ancien grand Rabbin d’Israël appelant à la désobéissance les soldats sont plus qu’inquiétantes.

L’inconséquence de telles déclarations est édifiante. Face à un monde hostile, notre force est notre unité. Nous savons combien il est difficile de ne former qu’un seul peuple, parlant d’une seule voix. Un peuple fragile qui ne dispose que d’un seul pays, d’une seule démocratie et d’une seule armée pour le défendre.

Ceux qui poussent à la division portent une responsabilité majeure. Ils mettent en péril le travail d’un Premier Ministre démocratiquement élu qui conduit son peuple et son pays selon le mandat qu’il a reçu. Les oppositions qui s’expriment doivent le faire dans le respect de ce cadre démocratique. Ne pas le faire revient à faire le jeu des plus virulents ennemis d’Israël.

Que font les démocraties ? Ne devraient-elles pas aussi soutenir la démocratie d’Israël menacée par les choix douloureux qu’elle doit effectuer ? Ces choix, rappelons-le, sont des choix en faveur de la paix et de l’autonomie palestinienne que ces démocraties exigent de l’Etat juif. Laissez faire les divisions d’Israël, pour en saper les bases démocratiques, revient à œuvrer pour sa perte. Voilà une grave responsabilité de plus que porteront les nations qui tardent à soutenir le Premier Ministre israélien dans son difficile combat pour le désengagement de Gaza et de Cisjordanie.


La revue des infos

Mots-clés

Accueil