Chronique du 14 avril 2011 - Youd Be Nissan 5771 

Michael Bar-Zvi 

jeudi 14 avril 2011, par Desinfos

Boker Tov amis auditeurs de radio J, pour la cinquième année consécutive une famille israélienne ne fêtera pas le seder de Pessah comme toutes les autres familles, celle de Guilad Shalit, dont les parents continuent de camper devant le bureau du Premier ministre en attendant la libération de leur fils. Depuis 2007, à l’occasion de la fête de Pessah, la maison d’Israël espère qu’elle sera celle de la liberté pour Guilad, et de son côté le Hamas fait à chaque fois preuve de son cynisme en agitant des promesses.


Cette année plusieurs tentatives pour obtenir une visite d’une instance internationale, un témoignage ou un signe de vie n’ont pour l’instant pas abouti. Les représentants de la Croix-Rouge ont rencontré H’aled Machal à Damas, il y a quelques jours pour demander au Hamas de fournir un nouvel enregistrement de Shalit. Les représentants de l’organisation n’ont pas rejeté la demande, mais ont répondu qu’Israël devrait payer un lourd tribut pour l’obtenir.

Cette exigence figure dans le magazine quasi-officiel du Hamas Alarsala.

Rappelons que pour la dernière cassette de Guilad Shalit en octobre 2009, Israël avait dû « payer » en relâchant une vingtaine de terroristes. Les dirigeants du Hamas estiment que la diffusion d’une cassette de Guilad Shalit représente un moyen de pression supplémentaire sur Netanyahou, car l’émotion qu’elle risque de soulever dans l’opinion israélienne mettrait le gouvernement encore plus mal à l’aise. Ce chantage affectif est insupportable aussi bien pour la famille Shalit que pour ceux qui exercent la responsabilité des négociations pour la libération de l’otage israélien.

Le Hamas observe les moindres détails de l’évolution des positions dans cette affaire au sein de l’opinion publique. Ces dernières semaines plusieurs personnalités connues, et notamment d’anciens dirigeants des services de sécurité comme Ami Ayalon, Yaacov Peri et Dani Yatom ont lancé un appel public au Premier ministre pour précipiter les choses. Dans leur appel, signé par d’autres anciens officiers supérieurs, ils déclarent que nous ne devons pas nous habituer à fêter le seder de Pessah avec une chaise libre pour Guilad Shalit. Il n’est pas le prophète Elie et il ne faudrait surtout pas qu’il le devienne !

Ne recommençons pas les erreurs commises avec le navigateur Ron Arad, affirment-ils.

Pourtant l’expérience du passé nous montre que la libération de centaines de terroristes dangereux a coûté la vie à des dizaines d’israéliens et c’est là bien sûr tout le dilemme de cette douloureuse affaire, car de trop importantes concessions auraient aussi pour conséquence d’encourager le Hamas à commettre d’autres enlèvements pour renforcer ses rangs. Toutefois, après cinq ans de détention, l’heure n’est plus à la réflexion mais à celle du choix, car le temps presse et ne joue pas en faveur de Guilad Shalit. Ramenons-le dans la maison d’Israël, sain et sauf !

Hag Herout Sameakh


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