Chronique de Michael Bar-Zvi Yud Guimel Be Adar 5771

mercredi 16 février 2011, par Desinfos

Boker Tov amis auditeurs de Radio J, force est de constater que les différents soulèvements qui agitent le monde arabo-musulman n’ont jusqu’à ce jour donné naissance à aucune démocratie, mais tout au plus à l’éviction de deux dirigeants âgés. Même si la volonté existe dans les populations d’obtenir plus de droits, plus de liberté et une autre gestion économique, on ne voit pas encore se profiler à l’horizon des forces politiques capables de démocratiser ces sociétés.


Une démocratie ne se construit pas en une semaine, elle se fonde sur des traditions, des valeurs, un système éducatif, une presse indépendante, des universités de haut niveau, des partis politiques acceptant le principe d’alternance et une séparation des pouvoirs. Or à ce jour dans les pays où s’installe la contestation, c’est en fin de compte l’armée qui prend en charge les rênes de l’Etat.

Et même si apparemment il n’y a pas d’autre choix pour éviter le chaos ou l’anarchie, on peut se demander si ces armées sauront établir des régimes démocratiques à l’image de ceux que nous connaissons. Il est à craindre aussi que pendant cette période trouble et confuse, le moyen utilisé pour maintenir l’unité nationale pays soit une fois de plus la haine d’un ennemi extérieur et Israël est potentiellement le meilleur bouc émissaire.

On l’a vu ces jours derniers avec les déclarations du ministre de la justice jordanien qui s’est engagé à œuvrer pour la libération de l’assassin des 7 jeunes élèves israéliennes à Naharaïm, il y a 14 ans. Et malheureusement, il n’a pas été désavoué par le pouvoir hachémite, alors qu’on se souvient du geste du roi Hussein qui se rendit dans les familles des victimes pour leur demander.

Mais le plus grave c’est évidemment l’attitude d’Ahmadinedjad, qui non seulement accuse les américains et les sionistes d’organiser et de soutenir l’opposition, mais en profite pour envoyer en mer Méditerranée deux vaisseaux de guerre. Ces deux navires devraient arriver dans quelques jours au large des côtes du Liban et de la Syrie. Pour traverser le Golfe persique et le canal de Suez, l’Iran a obtenu l’accord de l’Arabie saoudite et de l’Egypte.

Par ailleurs, le chef terroriste du Hezbollah le cheikh Nasrallah a directement menacé Israël de conquérir la Galilée prochainement.

C’est la première fois que l’armée iranienne est présente en Méditerranée, et il s’agit d’un changement radical sur le plan stratégique et géopolitique. Alors que l’opinion publique internationale se focalise sur les manifestations dans les pays arabes en exagérant sans aucun doute leur portée réelle, une coalition militaire islamiste est en train de se former entre la Turquie, l’Iran, la Syrie, le Liban en mer Méditerranée.

Et pendant ce temps-là, le président américain Barack Obama continue à jouer les professeurs d’histoire, sans se demander si l’histoire ne se souviendra pas de lui comme celui qui a livré le Proche-Orient aux intégristes musulmans, comme Jimmy Carter en son temps avait laissé l’Iran aux Ayatollahs.


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