Les terroristes terrorisés

Alain Rajchman

mercredi 1er septembre 2004

Les faits parlent d’eux-mêmes. Quand les terroristes sont terrorisés et que la barrière de sécurité les contient, la population israélienne subit moins d’attentats.


Après le terrible attentat de Bersheva, un soupçon de conscience professionnelle obligerait les juges de la cour internationale de justice à remettre leur ouvrage sur le métier. En effet, n’importe qui peut aujourd’hui vérifier l’efficacité de la barrière de sécurité qui a été installée au centre d’Israël. L’Etat d’Israël a toujours justifié cette barrière sur le plan sécuritaire, en rappelant qu’elle n’a jamais eu d’autre vocation.

Malgré un regain de la virulence meurtrière des terroristes palestiniens, force est de constater la chute drastique des attentats au Nord de Jérusalem. A contrario, les attentats se sont déplacés vers le Sud du pays. La ville de Hébron est à une dizaine de kilomètres de la ville de Bersheva, comme Djenine de Natanya. A la différence que la ville de Bersheva n’est pas protégée par la barrière de sécurité.

Il y a une semaine, le Premier ministre Ariel Sharon a parcouru en jeep la zone et s’est inquiété de l’absence de barrière sécuritaire. Il avait malheureusement raison.

Le commentateur militaire le plus reconnu d’Israël, Zeev Schiff, souligne que la politique poursuivie par l’armée et la police israélienne explique également le coup de frein donné aux actions terroristes. En un mot, quand les terroristes sont terrorisés, ils n’ont plus le temps ni l’esprit à monter de nouvelles actions. De plus, les coups ciblés portés aux terroristes épargnent au maximum les populations civiles palestiniennes.

Pour terminer sur une note que l’on veut positive, pour la première hier soir, la radio palestinienne a organisé un débat sur le bien-fondé du terrorisme. Espérons que cette amorce de questionnement amène les changements indispensables à la réussite du plan de désengagement dont le calendrier a été présenté hier.


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