Déclaration du Premier ministre Ariel Sharon lors de sa rencontre avec le Premier ministre Mahmud Abbas

Lettre d’information éditée par l’Ambassade d’Israël en France

mardi 1er juillet 2003

Je souhaite la bienvenue au Premier ministre Mahmoud Abbas et à ses ministres qui sont avec nous aujourd’hui. Je suis certain que ce message adressé au peuple israélien, au peuple palestinien et au monde entier est un message d’optimisme et d’espoir.


 

J’aimerais tout d’abord saluer, au nom du Gouvernement israélien et en mon nom, le Président des Etats-Unis George Bush, pour ses efforts de promotion du processus de paix entre les Palestiniens et nous-mêmes. J’aimerais également exprimer ma gratitude au Secrétaire d’Etat Colin Powell et à son équipe, ainsi qu’au conseiller de la sécurité nationale Condoleeza Rice et à son équipe, pour leur contribution si précieuse à ce processus.

 

Monsieur le Premier ministre Abbas,

Nous faisons face aujourd’hui à une nouvelle opportunité. L’occasion d’un meilleur avenir pour nos deux nations, un avenir d’espoir et de projets, qui paraît, plus que jamais, à portée de main. Je l’ai dit et répété au moment de la formation de mon Gouvernement : je ferai tous les efforts possibles pour obtenir un règlement politique qui nous mènera au calme et, avec l’aide de Dieu, à la paix. Telle est la mission que je me suis attribuée. Tel est mon devoir. 

Israël est une nation aspirant à la paix. Israël a toujours tendu la main à la paix, aux Etats arabes et à ses voisins palestiniens. Le désir de paix des Juifs en terre d’Israël et dans le monde entier trouve son expression dans chaque aspect de nos vies : la bible, nos prières, la littérature, la poésie ; tout appelle à la paix. Des générations de Juifs ont appris à œuvrer pour et aspirer à la paix. C’est pourquoi, même si le prix à payer est cher, même si nous devons faire des compromis douloureux, je serai prêt à les faire afin d’obtenir une vraie paix, une paix pour les générations, la paix que nous attendons tous.

Toutefois, nous devons garder en mémoire qu’à côté des espoirs et des projets, il y a de nombreux risques. Nombreux sont ceux qui veulent l’échec du processus. Nombreux sont ceux qui tentent de faire échouer toute possibilité de paix et de calme. Les terroristes, leurs commanditaires, leurs passeurs, ceux qui les financent et ceux qui les encouragent, par une virulente incitation à la haine, tous n’ont qu’un objectif en tête : tuer des innocents.

En tant que Premier ministre d’Israël, ma responsabilité fondamentale est d’assurer la sécurité des citoyens de l’Etat d’Israël. Aucun compromis ne sera fait avec le terrorisme. Et Israël, avec les nations du monde libre, continuera à combattre le terrorisme jusqu’à sa défaite totale. Il ne peut y avoir de paix tant qu’il y a du terrorisme.

 

Monsieur le Premier ministre Abbas,

Nous débuterons bientôt notre rencontre dans mon bureau (la 3e en quelques semaines), au cours de laquelle nous évoquerons certainement les façons de progresser, les mesures que vous et nous prenons pour combattre le terrorisme, tout ceci afin de faire avancer le processus. Mais laissez-moi d’abord réitérer ces propos que j’ai prononcés à la Knesset le 8 avril 2003 à l’adresse des Palestiniens :

« Au nom du peuple d’Israël, je tiens à vous dire que nous ne voulons pas de conflit avec vous. Nous ne voulons pas vous contrôler ou vous dicter votre destin. Nous voulons vivre à vos côtés en paix, comme de bons voisins qui s’aident et se respectent. »

C’était notre vœu à l’époque et ça l’est toujours aujourd’hui. Nous étions et sommes toujours déterminés à le réaliser. Nous voulions la paix, et la voulons toujours.

Avec l’aide de Dieu, nous y parviendrons.


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